Culture de la Guinée équatoriale

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Enfants Bubi

La culture de la Guinée équatoriale, petit pays d'Afrique centrale, désigne d'abord les pratiques culturelles observables de ses 800 000 habitants.

Langues et peuples[modifier | modifier le code]

Sortie de messe à Corisco en 1910 (Bengas)

La Guinée équatoriale est principalement peuplée de Bantous :

Dans cette ancienne colonie espagnole – la Guinée espagnole – indépendante depuis 1968, l'espagnol est la langue officielle[1]. Quoique peu parlé, le français a été promu au rang de seconde langue officielle en 1998, au moment où le pays a rejoint la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), adoptant le franc CFA comme monnaie nationale. Ce statut permet au pays de bénéficier de son rattachement à la Francophonie. Des langues créoles à base lexicale portugaise, telles que le fá d’Ambô sur l'île d'Annobón, sont également pratiquées. C'est pourquoi la Guinée équatoriale a depuis 2007 le statut d'« observateur associé » de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP)[3].

Traditions[modifier | modifier le code]

Religions[modifier | modifier le code]

Les chrétiens, surtout les catholiques (80-87%), et les protestants (5%) sont largement majoritaires (>90 %)[1]. Les religions minoritaires sont l'islam (2%), le baha'isme... L'animisme concernerait 5 à 10 % de la population.

Mythologies[modifier | modifier le code]

  • Mythologie traditionnelle fang
  • Mvett[4],[5], Mvet Ekang (La Geste des Immortels d’Engong)

Fêtes[modifier | modifier le code]

Société[modifier | modifier le code]

Droit[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

  • Éducation en Guinée équatoriale (en)
  • Colegio Nacional Enrique Nvó Okenve, à Malabo et Bata
  • Université nationale de Guinée équatoriale, Universidad Nacional de Guinea Ecuatorial (UNGE), à Malabo

État[modifier | modifier le code]

Arts de la table[modifier | modifier le code]

Santé et sport[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

En 2016, le classement mondial sur la liberté de la presse établi chaque année par Reporters sans frontières situe la Guinée-équatoriale au 168e rang sur 180 pays[6]. Un contrôle des médias et des lois autorisant la censure préalable caractérisent ce régime autoritaire. L'information cède le pas à l'autocensure[7].

  • Journalistes de Guinée équatoriale

Presse écrite[modifier | modifier le code]

  • Presse écrite en espagnol : El Tiempo, La Opinión, La Gaceta, El Ebano, La Verdad, La voz del pueblo,

Radio[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Il existe deux stations de télévision étatiques (Malabo, Bata), et une privée, Television Asonga (Malabo).

Internet[modifier | modifier le code]

  • Internet, évidemment présent[8]
  • Sites d'information[9],[10],[11],[12], intérieurs ou extérieurs

Littérature[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Artisanats[modifier | modifier le code]

Arts visuels[modifier | modifier le code]

Dessin[modifier | modifier le code]

Peinture[modifier | modifier le code]

Sculpture[modifier | modifier le code]

Architecture[modifier | modifier le code]

  • Architecture traditionnelle[20]
  • Architecture coloniale
  • Architecture contemporaine

Photographie[modifier | modifier le code]

  • Arturo Bibang[21],[22]
  • J. Quazi King, Quazimotto.on.wax[23]

Graphisme[modifier | modifier le code]

Arts du spectacle[modifier | modifier le code]

Musique(s)[modifier | modifier le code]

Danse(s)[modifier | modifier le code]

  • Danses traditionnelles[29],[30],, balélé, mokom, ndong, biben, mbaa, akoma mbaa (fang), cachá (bubi), ivanga (ndowe)...
  • Festival national des danses traditionnelles de la Guinée équatoriale (FESNADATRAGE)
  • Danses modernes

Théâtre[modifier | modifier le code]

Autres : marionnettes, mime, pantomime, prestidigitation[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Au début des années 2000, l'industrie du cinéma était encore presque inexistante en Guinée équatoriale, la brutalité des régimes dictatoriaux successifs et la censure compliquant beaucoup l'émergence d'une production cinématographique[32]. Cependant, les premiers courts et moyens métrages guinéo-équatoriens commencent à être réalisés, notamment par Juan Pablo Ebang Esono, avec le court métrage No Está Desnuda puis le moyen métrage Teresa[33].

Par ailleurs, plusieurs documentaires étrangers, principalement espagnols, ont été consacrés au pays, comme Subvaloradas, sin ser vistas. Voces literarias de Guinea Ecuatorial (Mischa G Hendel, 2009), qui détaille les difficiles conditions de vie des acteurs culturels du pays, ou Malabo Barrio X (Marc Tardiu et Oriol Rivero, 2009), sur la vie à Malabo, capitale du pays.

Autres[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Le programme Patrimoine mondial (UNESCO, 1971) n'a pour ce pays rien inscrit dans sa liste du Patrimoine mondial (au 15/01/2016).

Le programme Patrimoine culturel immatériel (UNESCO, 2003) n'a rien inscrit pour ce pays dans sa liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité (au 15/01/2016).

Le programme Mémoire du monde (UNESCO, 1992) n'a rien inscrit pour ce pays dans son registre international Mémoire du monde (au 15/01/2016).

Musées et autres institutions[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Marvin Lewis, An Introduction to the Literature of Equatorial Guinea: between colonialism and dictatorship, University of Missouri Press, 2007, 212 p. (ISBN 978-0-8262-1713-4)
  • Jean de Dieu Biboumi, Le roman de dictature : de la colonie au « macisme » à travers "Las tinieblas de tu memoria negra" et "Los poderes de la tempestad" de Donato Ndongo Bidyogo, journaliste et écrivain équato-guinéen, Université de Perpignan, 2009, 489 p. (thèse de doctorat d'Études ibériques et latino-américaines)
  • René Ebanda, Deux siècles de présence espagnole en Guinée équatoriale : 1778-1968, Université Paris 3, 1983, 452 p. (thèse de 3e cycle d'Études ibériques)
  • Jean-Claude Klotchkoff, La Guinée équatoriale, Éd. du Jaguar, Paris, 2009 (2e éd.), 253 p. (ISBN 978-2-86950-440-0)
  • Juan Bautista Osubita Asam, Les Fang et les Bubi devant la mort : rituels funéraires de deux ethnies de la Guinée équatoriale, Université Paris 7, 1996, 2 vol. (thèse de doctorat d'Anthropologie et ethnologie)
  • Louis Perrois et Marta Sierra Delage, L'art Fang : Guinée équatoriale, Fundación Folch, Aurore éd, Paris, 1991, 177 p. (ISBN 2-7022-0290-X)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Jean Sellier (et al.), Atlas des peuples d'Afrique, La Découverte, Paris, 2003, p. 162 (ISBN 9782707141293)
  2. (en) « Benga. A language of Equatorial Guinea » [1]
  3. (pt) Comunidade dos Paises de Língua Portuguesa [2]
  4. a et b http://www.afrisson.com/Mvet-1795.html
  5. a et b https://africanistes.revues.org/2991
  6. Reporters sans frontières : Les données du classement de la liberté de la presse 2016 [3]
  7. Reporters sans frontières : Guinée-équatoriale [4]
  8. http://www.journaldunet.com/web-tech/chiffres-internet/guinee-equatoriale/pays-gnq
  9. http://www.guineaecuatorialpress.com/?lang=fr
  10. http://www.guineequatoriale-info.net/fr/menu_fr.htm
  11. http://www.africain.info/-Guinee-Equatoriale-
  12. http://fr.africatime.com/guinee_equatoriale/guinee_equatoriale
  13. http://www.guineequatoriale-info.net/fr/mongom_fr.htm
  14. http://www.institutfrancais-malabo.org/malabo/expositions-fr/gaspard-goman-un-artiste-connu-mais-oublie/
  15. http://www.guineaecuatorialpress.com/noticia.php?id=2050&lang=fr
  16. http://www.guineaecuatorialpress.com/noticia.php?id=8555
  17. http://www.guineaecuatorialpress.com/noticia.php?id=8340
  18. http://www.france-guineeequatoriale.org/News/1050.html
  19. http://www.france-guineeequatoriale.org/News/1094.html
  20. http://maison-monde.com/maisons-guinee-equatoriale/
  21. http://www.lumieresdafriques.com/fr/artist/arturo-bibang-2/
  22. http://djolo.net/arturo-bibang-un-photographe-equato-guineen/
  23. Quazimotto.on.wax
  24. http://archics.com/guinee-equatoriale-le-theatre-national-oyala/
  25. http://www.institutfrancais-malabo.org/
  26. http://www.guineaecuatorialpress.com/noticia.php?id=136&lang=fr
  27. http://www.france-guineeequatoriale.org/buklando-nouvel-album-de-baron-ya-buk-lu-un-hommage-a-la-musique-de-guinee-equatoriale/
  28. http://www.france-guineeequatoriale.org/patrima-dans-mes-chansons-je-defends-la-cause-des-femmes-africaines/
  29. http://www.laotravoz.info/Danses-et-Musiques-traditionnelles-de-la-Guinee-Equatoriale-Tout-un-art-_a573.html
  30. http://www.france-guineeequatoriale.org/News/1155.html
  31. http://www.france-guineeequatoriale.org/News/448.html
  32. Africa in "Enciclopedia del cinema" (2003), article de Giuseppe Gariazzo sur Treccani. Page consultée le 17 juillet 2013.
  33. “Teresa”, the first medium-length film produced by the National Library: a story based on actual events, article de Mansueto Loeri sur le site du gouvernement de Guinée équatoriale le 8 août 2010. Page consultée le 17 juillet 2013.
  34. http://www.africine.org/?menu=art&no=13662
  35. http://www.casafrica.es/fr/agenda_europa_africa.jsp%3FPROID=57049&CATID=70.html