Littérature préislamique

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La littérature préislamique désigne l'ensemble de la production littéraire en langue arabe dans l'Arabie du VIe siècle jusqu'à l'avènement de l'islam en 622.

En abordant cette période de l'histoire littéraire arabe, il faut être conscient qu'elle ne nous est connue qu'à travers le regard des littérateurs des siècles suivant, qui participèrent à l'idéaliser. Si la Jâhiliyya fut d'abord pour les théologiens la période de l'ignorance et des ténèbres précédant la révélation de l'islam, les érudits commencèrent à l'identifier, dès la fin du VIIe siècle, à un âge d'or de la langue arabe, berceau de sa forme la plus pure et originelle[1]. Toutes les œuvres de cette période nous sont parvenues par l'intermédiaire d'érudits et de poètes qui collectèrent systématiquement à partir du VIIIe siècle des traditions, des récits et des vers transmis principalement oralement. Il est avéré que plusieurs de ces collecteurs, le plus célèbre étant Hammâd le Transmetteur, inventèrent, « améliorèrent » ou « corrigèrent » des vers et des akhbâr. En conséquence, une partie de cette littérature est considérée comme apocryphe, même s'il est souvent impossible aujourd'hui de démêler les œuvres authentiques des fausses. De même, il n'y a guère de poète préislamique dont la biographie ne soit pas teintée de légende.

Dans toute la littérature préislamique qui nous est parvenue, le genre le mieux représenté et le plus emblématique est, de très loin, la poésie, avec pour modèle la qasida monomètre et monorime, et pour fleurons les Mu'allaqât[2]. Les grammairiens, philologues et lexicographes des siècles suivants regardèrent en effet la poésie comme l'art littéraire par excellence, et la poésie jâhilite comme l'expression la plus authentique du génie linguistique arabe[3]. Néanmoins la prose ne fut pas en reste, avec différents genres qui nous ramènent à une histoire en grande partie perdue, en témoignent la prose rimée des kahana (oracles païens) ou encore les Jours des Arabes, les récits des batailles et des guerres.

La langue arabe au VIe siècle[modifier | modifier le code]

Dans l'antiquité, la péninsule arabe présente une grande variété linguistique, qui a évolué au fil du temps. Sur ses marges septentrionales sont présentes l'araméen, l'ougaritique, l'hébreu et le phénicien ; sur ses marges méridionales, on trouve les langues sémitiques éthiopiennes. Dans la péninsule-même, on trouve les langues sud-arabiques (sabéen, madhâbien ou minéen, qatabânique et hadramawtique) et nord-arabiques[4]. Les langues nord-arabiques désignent des variétés à la fois très proches entre elles et manifestant une proximité avec l'arabe coranique qui autorise les chercheurs à parler d'arabe[5].

Les plus anciens témoignages de la langue arabe datent du IIe siècle av. J.-C.[6], mais la langue va évoluer encore longtemps. Du IIIe au VIe siècle, l'arabe ancien se développe et se dote d'un alphabet propre, dérivé du phénicien via la variante nabatéenne (ou, moins probablement, syriaque) de l'alphabet araméen. Dans la tradition classique, les premiers arabes alphabétisés furent le poète Adî Ibn Zayd et son père (seconde moitié du VIe siècle). La langue intègre pendant cette période des centaines de mots araméens, sudarabiques et, dans une moindre mesure, persans, grecs et latins - ceux-ci surtout à travers l'araméen[7].

La koinè poétique[modifier | modifier le code]

Certains critiques contemporains ont prétendu que les Arabes du VIe siècle s'exprimaient couramment dans la langue poétique et qu'il était dès lors facile pour eux de produire des poèmes : il suffisait d'apprendre à rythmer et rimer sa langue quotidienne[8]. Cette idée a été complètement écartée aujourd'hui, et la grande majorité des chercheurs occidentaux et orientaux s'accordent pour dire qu'au VIe siècle, la langue poétique était un dialecte exclusivement littéraire, archaïsant du point de vue de son lexique comme de sa syntaxe. On appelle couramment cette langue littéraire "koinè poétique arabe"[7].

En revanche, la genèse de la formation de cette koinè reste obscure.

Aperçu historique de la période[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Arabie préislamique.

La question de l'authenticité des sources[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Critique arabe classique.

La poésie[modifier | modifier le code]

Nous ne savons rien des étapes empruntées par la poésie arabe avant qu'elle atteigne le niveau d'élaboration qui était le sien au VIe siècle. Nous ne disposons d'aucun poème illustrant les premières étapes de son développement. Les spécimens les plus anciens dont nous disposons (censés remonter aux années 500) présentent déjà cette poésie mûrie et développée, avec ses techniques élaborées des mètres et de la rime, avec ses motifs conventionnels et ses sujets de prédilection, ses styles et ses modèles[9]. Cette maturité technique et artistique dérobe à notre examen "l'enfance et la croissance de cette poésie", pour reprendre l'expression de Chaouki Dayf[9].

Les poètes anciens cités dans les sources classiques sont un peu plus de cent.

Les premiers poètes[modifier | modifier le code]

Dès le début du développement d'une critique littéraire (au VIIIe siècle), les littérateurs s'intéressèrent à ceux qu'ils appellent "les premiers poètes arabes". Dans ses Tabaqât, Ibn Sallâm évoque les "premiers poètes", tout comme Ibn Qutayba, dans l'introduction de La Poésie et les poètes. Ils cherchaient notamment à savoir à qui ils pourraient attribuer l'invention de la qasida et des genres classiques.

Le poète semi-légendaire Muhalhil (m. vers 530), oncle maternel d'Imrou'l Qays, est traditionnellement considéré comme l'inventeur de la qasida[10]. Son neveu, Imrou'l Qays, évoque dans un de ses vers un certain Ibn Khidhâm (dont nous ne savons rien par ailleurs), qui passe pour le premier à avoir chanté les vestiges du campement abandonné, le thème d'ouverture par excellence de la qasida préislamique[11]. Dans les Mufaddaliyyât, le poète le plus reculé est Murakkish l'Ancien, dont la qasida pourrait avoir été composée dans la première décennie du VIe siècle[12].

Les thèmes de la poésie jâhilite[modifier | modifier le code]

Les poètes des tribus[modifier | modifier le code]

Les poètes auliques d'al-Hîra et Jâbiya[modifier | modifier le code]

Adî Ibn Zayd, Abû Du'âd al-Iyâdî, al-Nâbigha al-Dhubyânî, Al-A'châ Maymûn.

Les poètes-brigands[modifier | modifier le code]

Vue des monts Sarawat depuis la vallée de Habala.

Les sa'âlîk (sing. su'lûk) (arabe : صعلوك ج صعاليك) sont les poètes-brigands célèbres de la Jâhiliyya. Le terme su'lûk, qui voulait dire "pauvre", a été utilisé pour désigner les coupeurs de route et les pillards du désert[13]. Ils sévissaient au nord du Yémen, et dans les monts Sarawat entre Yathrib et la Mecque, et s'attaquaient aux caravanes de marchands et de pèlerins.

On distingue trois types de sa'âlîk : les bannis, rejetés par leur tribu à cause des nombreux crimes dont ils se sont rendus coupables (tels Hâjiz al-Azdâ, ou Qays Ibn al-Haddâdiyya) ; les enfants d'esclaves éthiopiennes, surnommés les "Corbeaux des Arabes" (arabe : أرغبة العرب[14]) , reniés par leurs pères pour l'infamie de leur naissance, (tels Sulayk Ibn al-Sulaka, Ta'abbata Sharran, ou Chanfara) ; enfin, des individus qui n'étaient ni des bannis ni des bâtards d'esclaves, mais qui avaient fait du brigandage leur métier - parfois des tribus entières, comme Hudhayl et Fahm (qui nomadisaient dans les environs de la Mecque et de Yathrib)[15].

Leur poésie, sans doute apocryphe, se distingue par un style caractérisé par l'emploi très rare de la première personne du pluriel ("nous"), - fait exceptionnel dans une Jâhiliyya où le poète est avant tout la voix de sa tribu -, et par la récurrence des thèmes de la faim, de la pauvreté et de la révolte contre les nantis et les pingres. Dans des pièces de fakhr (jactance[16]), les poètes-brigands chantent leurs exploits, narguent la mort et se dépeignent eux-mêmes comme des braves, courageux dans la bataille, d'une endurance exceptionnelle, capables de marcher pendant des jours ou encore de dépasser un cheval à la course. On les surnomme souvent "les Coureurs" (arabe : العدّاؤون), et leur vitesse à la course est devenue proverbiale : on dit par exemple "Untel est plus rapide que Chanfara"[17] . De même, Ta'abbata Sharran était surnommé "Le plus rapide des bipèdes"[18]. Ils passent aussi pour d'excellents cavaliers, au point que leurs chevaux sont connus par leurs noms : Sulayk montait Nahhâm, Chanfara avait un cheval nommé Yahmûm et Urwa Ibn al-Ward avait Qarmal[19].

Le poème le plus connu des sa'âlîk est la Lâmiyyat al-'arab (arabe : لامية العرب), "Le poème en lâm des Arabes", de Chanfara. Collectée au VIIIe siècle par les grands transmetteurs de Kûfa, la Lâmiyya fit l'objet de très nombreux commentaires au fil des siècles. Les philologues de Basra mirent en doute son authenticité, mais les études modernes penchent plutôt en sa faveur[20].

La prose préislamique[modifier | modifier le code]

La prose rimée (Sajʿ)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saj'.

Le sajʿ (prose rimée) est le style d'un discours en prose rimant par segments. Contrairement à la poésie, les phrases ou les segments de phrases rimant entre elles ne sont pas constituées sur la base de mètres, mais constituent des unités rythmiques de quatre à huit syllabes terminées par une clausule rimée[21]. Les rimes sont variées et peuvent alterner, contrairement au modèle monorime de la qasida. On ignore encore largement les mécanismes, les pratiques et les règles présidant à l'utilisation du sajʿ. À l'origine, la prose rimée est caractéristique des discours du devin (kâhin). Chaque tribu avait un devin, qui occupait des fonctions religieuses et était consulté sur l'opportunité d'un raid, l'issue d'une bataille, etc. Il livrait ses avis en sajʿ.

D'autre part, le sajʿ se retrouve dans des proverbes, des contes et des fables courtes, des discours, oraisons et missives attribués à des jâhilites ou des mukhadramîn (ceux qui ont vécu à la fois dans la jâhiliyya et l'islam). L'exemple le plus connu est le discours de Qoss Ibn Saeda à Souk Ukaz, qui commence ainsi :

Illustration du principe de la prose rimée (saj') en littérature arabe

Nous avons souligné les différentes rimes en leur associant une couleur et nous avons mis en évidence les unités rythmiques en les séparant par des barres verticales ; nous sommes donc ici en présence de quatre unités rythmiques. À la fin de chaque unité rythmique, l'orateur fait une courte pause (comme s'il y avait une virgule), ce qui lui permet de ne pas prononcer toutes les désinences grammaticales, en vertu de la règle selon laquelle, en arabe classique, on ne prononce pas la désinence grammaticale à la pause. Ainsi, au lieu de dire : "man 'âcha mâta | wa man mâta fâta", l'orateur réalise une pause à la fin de chaque unité rythmique, ce qui lui permet de faire rimer mât et fât (qui devraient sinon se dire mâta et fâta). Dans d'autres cas, l'orateur peut décider de contrevenir à cette règle en prononçant les désinences grammaticales alors même qu'il réalise une pause à la fin de chaque unité rythmique. En l'état actuel de la recherche, on ignore encore les motifs ou les règles qui président à ces choix esthétiques[21].

Ayyâm al-ʿArab[modifier | modifier le code]

Les Ayyâm al-ʿArab, les "Jours des Arabes", sont les récits des guerres et des batailles à l'époque préislamique et au tout début de l'Islam, dont le souvenir est conservé par la transmission orale[22]. Chaque "jour" (yawm pluriel ayyâm) correspond, dans ces récits, à une bataille. Dans la Jâhiliyya, la grande majorité de ces combats sont des accrochages entre tribus, seuls quelques-uns de ces affrontements constituent des batailles de grande ampleur. Des cycles de "jours" constituent le récit des guerres qui secouèrent la péninsule au VIe siècle, telles la guerre de Basous ou encore la guerre de Dahis et Ghabra.

Les "Jours des Arabes" furent recueillis par les savants de Basra et Kufa au VIIIe siècle, lors de la recension de la littérature préislamique, au même titre que la poésie ancienne. La connaissance des "Jours" faisait l'objet d'une science particulière.

Néanmoins, aucun recueil de Ayyâm al-ʿArab ne nous est parvenu au complet. Ceux qu'on trouve aujourd'hui en circulation sont recomposés par les chercheurs à partir des fragments dont nous disposons et d'extraits cités dans les ouvrages classiques et la poésie ancienne. Il y aurait eu plus de mille deux cents "jours", dont soixante-quinze importants[22].

Les proverbes[modifier | modifier le code]

Les proverbes (amthâl), sentences (ḥikam) et maximes (waṣâyâ) en usage à l'époque préislamique et au début de l'Islam furent compilés au VIIIe siècle au même titre que les "Jours des Arabes", et la poésie ancienne. Ces proverbes ont circulé notamment à travers les khabars et les poèmes, qui les reprennent, les paraphrasent ou y font allusion. Ainsi "A toute situation un propos convient"[23], pour dire "Chaque chose en son temps" ou "Selon le temps, la manière" est un proverbe qu'on trouve tel quel dans les vers du poète Hutay'a (mort vers 660) et qui a encore cours aujourd'hui.

Ces proverbes et maximes sont souvent tirés de vers inspirés par des historiettes et des contes populaires. Ainsi, on dit à quelqu'un de maladroit : "Ô Saad, ce n'est pas ainsi qu'on mène les chameaux à l'abreuvoir !"[24]. L'anecdote se trouve dans l'introduction aux Classes d'Ibn Sallâm al-Jumahî : la belle-sœur de Saad, un excellent pasteur de chameaux, pour se venger d'une épigramme qu'il a adressée à son frère le jour de son mariage, compose un vers de raillerie (hijâ') où elle se moque du long manteau qu'il porte à cause du froid et qui l'embarrasse.

La transition : vers une littérature islamique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Critique arabe classique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ZHAKARIA Katia et TOELLE Heidi, A la découverte de la littérature arabe, du VIe siècle à nos jours, éd. Flammarion coll. Champs essais, Paris, 2009, p. 26
  2. ZAKHARIA Katia et TOELLE Heidi, op. cit. p. 26
  3. (ar) AL-JUMAHÎ, Ibn Sallâm, Tabaqât fuhûl al-shu'arâ' , éd. Dâr al-Madanî bi-Jadda, 1974 (2e édition), p. 3-55
  4. Robin Christian. Les langues de la péninsule Arabique. In: Revue du monde musulman et de la Méditerranée, no 61, 1991. p. 89-111.
  5. Robin Christian. Les plus anciens monuments de la langue arabe. In: Revue du monde musulman et de la Méditerranée, no 61, 1991. p. 113-125.
  6. Il s'agit des inscriptions de Qaryat al-Fâw, cf. ROBIN, Christian. Les plus anciens monuments de la langue arabe. In: Revue du monde musulman et de la Méditerranée, no 61, 1991. p. 113-125.
  7. a et b "ʿArabiyya." Encyclopédie de l’Islam. Brill Online, 2014. Reference. BULAC (Bibliothèque univ ersitairedes langues et civ ilisations). 01 March 2 01 4 < http://referenceworks.brillonline.com .prext.num .bulac.fr/entries/ency clopedie-de-l-islam /arabiy y a-COM_0061>
  8. (ar) DAYF, Chawqî, Târîkh al-adab al-'arabî, (T1) al-'asr al-jâhilî, éd. Dâr al-Ma'ârif, al-Qâhira, 2013 (33e édition), p. 103-137
  9. a et b (ar) DAYF, Chawqî, Târîkh al-adab al-'arabî, al-'Asr al-jâhilî (T.1), éd. Dâr al-Ma'ârif, al-Qâhira, 2013 (33e édition), p. 183
  10. (ar) AL-JUMAHÎ, Ibn Sallâm, op. cit., p. 44
  11. (ar) DAYF, Chawî, op. cit., p. 183
  12. Lichtenstädter, Ilse. "al-Mufaḍḍal b. Muḥam m ad b. Yaʿlā b. ʿĀm ir b. Sālim b. al-Ram m āl al-Ḍabbī." Encyclopédie de l’I slam. Brill Online, 2 01 4. Reference. BULAC (Bibliothèque univ ersitairedes langues et civ ilisations). 1 3 March 2 01 4 < http://referenceworks.brillonline.com [archive] .prext.num .bulac.fr/entries/ency clopedie-de-l-islam /al-m ufaddal-b-m uham m ad-b-y ala-b-am ir-b-salim -b-alram m al-al-dabbi-SIM_53 1 4>
  13. ZHAKARIA Katia et TOELLE Heidi, A la découverte de la littérature arabe, du VIe siècle à nos jours, éd. Flammarion coll. Champs essais, Paris, 2009, p. 92
  14. KAZIMIRSKI, Dictionnaire arabe-français, éd. Maisonneuve et compagnie, Paris, 1860, T.2, p. 451
  15. (ar) DAYF, Chawqî, Târîkh al-adab al-'arabî, al-'asr al-jâhilî, éd. Dâr al-ma'ârif, Le Caire, 2013 (33e édition), p. 375
  16. sur le fakhr, cf. Poésie arabe, "Les genres classiques"
  17. arabe : أعدى من الشنفرى cf. DAYF, Chawqî, op. cit. p. 375
  18. (ar) AL-ISFAHÂNÎ, Abu l-Faraj, Kitâb al-Aghânî, éd. Dâr al-kutub, al-Qâhira, 1928, 18/210
  19. (ar) DAYF, Chawqî, op. cit. p. 92
  20. "al-S̲h̲anfarā." Encyclopédie de l’I slam. Brill Online, 2 01 4. Reference. BULAC (Bibliothèque univ ersitairedes langues et civ ilisations). 1 3 March 2 01 4 < http://referenceworks.brillonline.com .prext.num .bulac.fr/entries/ency clopedie-de-l-islam /al-shanfara-COM_1 03 5>
  21. a et b ZAKHARIA Katia et TOELLE Heidi, A la découverte de la littérature arabe, du VIe siècle, éd. Flammarion, coll. Champs essais, Paris, 2009, p. 119-121
  22. a et b ZAKHARIA Katia et TOELLE Heidi, A la découverte de la littérature arabe, du VIe siècle à nos jours, éd. Flammarion, coll. Champs essais, Paris, 2009, p. 360
  23. لكل مقام مقال - REIG, Daniel, Dictionnaire Arabe-Français Français-Arabe, éd. Larousse-Bordas, coll. Saturne, racine 4422
  24. ما هكذا يا سعد تورد الإبل ؟

Articles connexes[modifier | modifier le code]