Coupe de France de football 1917-1918

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Coupe Charles-Simon
1917-1918
Généralités
Sport Football
Organisateur(s) Comité français interfédéral
Édition 1re
Lieu(x) Drapeau de la France France
Date Du 7 octobre 1917 au 5 mai 1918
Participants 48 équipes
Épreuves 6 tours
Statut des participants Amateur
Site(s) Finale au stade de la rue Olivier-de-Serres à Paris
Palmarès
Vainqueur Olympique
Finaliste FC Lyon

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La Coupe de France de football 1917-1918, officiellement Coupe Charles-Simon 1917-1918, est la 1re édition de la Coupe de France, compétition à élimination directe ouverte à tous les clubs affiliés au Comité français interfédéral.

Quarante-huit clubs s'inscrivent. Ils proviennent des quatre fédérations adhérant au CFI, l'USFSA, la FGSPF, la LFA et la FCAF. Environ la moitié des participants sont des clubs de région parisienne. La plupart des autres clubs sont issus du Lyonnais, de Bourgogne, de l'Ouest et du Sud de la France. La Première Guerre mondiale empêche l'inscription des clubs du quart Nord-est.

La coupe est remportée par l'Olympique qui s'impose en finale 3-0 face au FC Lyon.

Préparation de l'événement[modifier | modifier le code]

Contexte[modifier | modifier le code]

Calendrier[modifier | modifier le code]

Calendrier de la Coupe de France 1917-1918
Tour Nom Date Part. Qual.
1 Premier tour Dimanche 7 octobre 1917 32 16
2 Seizièmes de finale Dimanche 9 novembre 1917 32 16
3 Huitièmes de finale Dimanche 2 décembre 1917 16 8
4 Quarts de finale Dimanche 3 février 1918 8 4
5 Demi-finale Dimanche 3 mars 1918 4 2
6 Finale Dimanche 5 mai 1918 2 1

Participants[modifier | modifier le code]

Participants à la Coupe de France 1917-1918
Club Ville Fédération
Alliance Vélo sportive auxerroise Auxerre
Association de la jeunesse auxerroise Auxerre Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF)
Racing Club de France Paris Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA)
Margarita Club du Vésinet Le Vésinet
Association sportive lyonnaise Lyon
Olympique saint-chamonais[note 1] Saint-Chamond
Raincy Sports Le Raincy Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA)
CA boulonnais Boulogne-Billancourt Ligue de football association (LFA)
Union amicale de Cognac Cognac
Vie au Grand Air du Médoc Bordeaux Ligue du Midi de Football Association (LMFA)
Union sportive et amicale de Clichy Clichy Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA)
Avenir de Gentilly Gentilly Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF)
Club athlétique de Vitry Vitry-sur-Seine Ligue de football association (LFA)
British Aviation Football Club Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Section Jean Macé[note 2] Troyes
Jeunes de Chaumont Chaumont
Tour d'Auvergne Rennes Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF)
Entente rennaise Rennes
Standard Athletic Club Paris Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA)
Championnet Sports Paris Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF)
Paris Star Paris Ligue de football association (LFA)
London County SC Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Légion Saint-Michel Paris Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA)
Union sportive Voltaire Paris Ligue de football association (LFA)
Étoile sportive de Mont-de-Marsan[note 3] Mont-de-Marsan
International Sporting Club Toulouse
Lyon olympique universitaire Lyon
Éveil sportif de Dijon Dijon
Cadets de Bretagne Rennes Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF)
Union sportive du Mans Le Mans Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA)
Olympique de Marseille Marseille Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA)
Herculis de Monaco Monaco
Association sportive brestoise Brest Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA)
Stade rennais Université Club Rennes Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA)
Union sportive suisse Paris Ligue de football association (LFA)
Le Havre Athletic Club Le Havre Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA)
Patronage Olier Paris Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF)
Étoile des Deux Lacs Paris Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF)
Gallia Club Paris Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA)
Club français Paris Ligue de football association (LFA)
Club athlétique de la Société générale Paris Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA)
Stade français Paris Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA)
Cercle athlétique de Paris Paris Ligue de football association (LFA)
Club athlétique du XIVe Paris Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA)
Association sportive française Paris Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA)
Olympique Pantin Ligue de football association (LFA)
Club sportif des Terreaux Lyon Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA)
Football Club de Lyon Lyon Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA)

Compétition[modifier | modifier le code]

Premier Tour[modifier | modifier le code]

Le premier tour a lieu le 7 octobre 1917. Seize clubs en sont exemptés. Il oppose donc trente-deux équipes. Les rencontres sont réparties géographiquement. L'Auto annonce la tenue de la plupart des matchs dans ses éditions du 3 au 7 octobre, assortie généralement d'un commentaire pour les rencontres entre clubs parisiens[1],[2],[3],[4],[note 4]. Le journal donne la liste des joueurs convoqués pour les matchs parisiens, mais ne donne pas de compositions d'équipe dans ses comptes-rendu[4],[note 5]. La presse provinciale se plein que le premier tour ait lieu si tôt dans la saison, car contrairement aux équipes parisiennes, les équipes provinciales ont à peine repris l'entrainement et ont plus de difficulté à trouver des joueurs[5],[6].

Le CA boulonnais est opposé à Raincy Sports. Le match « promet d'être disputé » selon L'Auto. La ligne d'avant des Boulonnais est réputée être l'une des meilleures de la Ligue de football association, tandis que la défense du Raincy, emmenée par le futur gardien international Maurice Cottenet est jugée « excellente »[1],[2]. Raincy Sports s'impose par quatre buts à trois[7],[8]. La Légion Saint-Michel reçoit l'US Voltaire sur son terrain de la rue Olivier-de-Serres. La Légion reste sur plusieurs succès importants en matchs d'entrainement, mais l'US Voltaire a mobilisé de nombreux joueurs étrangers « dont on dit grand bien » et est en forme. Selon L'Auto, « il est certain que la partie sera chaudement disputée »[2],[4]. La Légion s'impose néanmoins facilement par huit buts à zéro dans une « partie sans histoire ». Le journal donne le nom de quelques buteurs de la Légion[9],[8],[10].

Le Racing Club de France accueil le Margarita Club du Vésinet, pour ce qui est selon L'Auto le premier match officiel au stade de Colombes. Le Racing, favori, se qualifie par sept buts à zéro dans une partie « intéressante à suivre »[2],[4],[9],[10]. Le Matin donne par erreur le score de six buts à zéro[8]. Le Club athlétique de Vitry est battue par le British Aviation FC par trois buts à deux. Avant le match, L'Auto indique ne pas avoir d'indication précise sur l'équipe britannique et juge que le CA Vitry « s'est affirmé depuis un mois comme l'une des bonnes équipes de la capitale »[4],[9],[10]. Le British Aviation FC sera néanmoins disqualifié à la demande de l'USFSA.

L'Union sportive et amicale de Clichy est opposée à l'Avenir de Gentilly, dont l'équipe est annoncée renforcée de trois poilus. L'Auto ne donne pas le score du match[4]. Le site de la Fédération française de football indique une victoire de l'USA Clichy par quatre buts à un[11], tandis que Le Petit Parisien indique quatre buts à zéro[10]. De même, le résultat du match entre le London County SC et Paris Star, pourtant annoncé[4], n'est pas indiqué dans L'Auto. Le site de la FFF indique une victoire de Paris Star par trois buts à un[11], mais Le Petit Parisien donne le score très différent de dix-neuf buts à un[10]. Le dernier match entre équipes parisiennes oppose le Standard Athletic Club au Championnet Sports, ce dernier étant battu par cinq buts à un. L'Auto ne donne aucune information particulière sur cette rencontre[4],[7].

Quatre matchs opposent des clubs du Lyonnais et de Bourgogne-France-Comté. Leur tenue est annoncée dans L'Auto du 6 octobre, avec une composition d'équipe possible pour l'Association sportive lyonnaise[3]. Le journal cite le nom de quelques joueurs et buteurs des victoires du Lyon olympique universitaire sur l’Éveil sportif de Dijon par quatre buts à un[7], et de celle « aisée » de l'Alliance Vélo sportive auxerroise sur l'Association de la jeunesse auxerroise par six buts à un[12]. Le deux autres matchs ne sont pas commentés. L'AS lyonnaise l'emporte par quatre buts à deux face à l'Olympique saint-chamonais[7] et le site de la FFF indique une qualification du SS Stade Jean Macé sur le terrain des Jeunes de Chaumont par trois buts à un[11].

L'Ouest-Éclair publie une présentation et un résumé du derby rennais entre la Tour d'Auvergne et l'Entente rennaise. Le journal donne les compositions probables des équipes mais ne les confirment pas dans l'article sur le résumé[13],[5]. La Tour d'Auvergne est présentée comme favori, le journaliste s'attendant à « un écart de but assez sensible », surtout à cause de l'absence de Verlet pour l'Entente[5]. La Tour d'Auvergne l'emporte par huit buts à zéro, l'équipe ayant eu « de bout en bout le commandement et le contrôle du ballon »[14],[3],[7]. Le match entre l'Union sportive du Mans et les Cadets de Bretagne n'a jamais eu lieu. Il devait se jouer au Mans le 7 octobre mais le club avait projeté d'organiser une journée cycliste ce jour-là. Les Cadets obtiennent auprès du CFI le report de la rencontre au 14 octobre sur leur terrain à Rennes, mais l'US Mans organise tout de même le match le 7 octobre, les Cadets ne se déplaçant pas[13],[15]. L'Auto du 9 octobre indique une qualification des Manceaux par forfait des Cadets[7]. Le match du 14 octobre aurait dû néanmoins se jouer[15], mais le CFI donne finalement match gagné aux Cadets[16].

Les deux matchs entre clubs du Sud-Ouest sont annoncés dans L'Auto mais le journal ne donne pas les résultats[3]. L'hebdomadaire toulousain Rugby donne une présentation des deux matchs dans laquelle il estime que la Vie au Grand Air du Médoc et l’Étoile sportive Saint-Joseph devraient se qualifier[17]. Le club bordelais est cependant battu par l'Union amicale de Cognac bat un but à zéro[11], le résultat n'étant pas communiquer dans Rugby. L’Étoile sportive Saint-Joseph bat les Toulousains de l'International Sporting Club par trois buts à un. L'équipe toulousaine se déplace avec seulement dix joueurs et sans cinq de ceux annoncés par la presse avant le match[17],[18]. Le dernier match, entre l'Olympique de Marseille et l'Herculis de Monaco, n'est pas évoqué par L'Auto. Rugby annonce la tenue du match pour le 7 octobre[17]. Le match est en fait repoussé au 21 octobre à la demande des Monégasques, qui déclarent finalement forfait la veille de la rencontre, cinq de ses joueurs, militaires, ne pouvant faire le déplacement[19]. Curieusement, le site de la FFF donne le résultat de sept buts à zéro pour les Marseillais alors que le match ne s'est pas joué[11],[note 6].

Détails des matchs















Seizièmes de finale[modifier | modifier le code]

Les seizièmes de finale ont lieu le 4 novembre 1917. L'Auto annonce la tenue des matchs dans ses éditions du 2 au 4 novembre. Douze rencontres ont un compte-rendu. Les compositions attendues de vingt-et-une des trente-deux sont données par le journal, mais aucune n'est confirmée dans les comptes-rendu[20],[21],[22],[note 7].

Le Club athlétique de la Société générale est opposé au Stade français, composé de plusieurs Britanniques. Il est attendu que le vainqueur aille loin dans la compétition. Le CASG l'emporte par cinq buts à zéro, grâce à « un jeu pratiqué de très bonne facture ». L'Auto donne le nom des buteurs (doublé de Lorilleux, doublé de Deydier, Vandendey)[20],[22],[23].

Le Patronage Olier, l'une des meilleures équipes de patronages, accueil Paris Star. Ce dernier s'impose grâce à un doublé de Dartoux, qui marque sur penalty et sur un tir « qui ne laisse aucune chance au gardien », contre un but de Giboulet, qui avait égalisé[20],[22],[23].

L'Olympique est présenté comme possédant l'une des meilleures équipes, qui de surcroit joue de manière plus tactique que les saisons précédentes. Son adversaire, la Légion Saint-Michel, reste cependant sur plusieurs succès en match d'entrainement et s'est « imposée à l'attention du public ». Il est attendu que ce match soit « l'un des plus disputés ». Malgré l'ouverture du score de la Légion, l'Olympique domine tout le match mais ne s'impose que par quatre buts à un, à cause des nombreux arrêts de Niel, le gardien de la Légion, « dans une forme éblouissante »[20],[22],[23].

L'Union sportive suisse accueil la Section Jean Macé, présentée comme « l'une des meilleures équipes de province »[20], l'équipe restant sur quatre victoires en quatre matchs[22]. Les Troyens ne se déplacent qu'à dix joueurs et reçoivent le renfort de Herckelbout, joueur du Club français. Les Suisses l'emportent par quinze buts à zéro dans une partie « assez intéressante malgré le score élevé »[23].

Les deux anciens du football français, le Club français et le Standard Athletic Club, sont opposés pour un « très beau match en perspective ». Le Club est pour l'instant invaincu cette saison[20]. Le Standard mène par deux fois au score mais le Club égalise par Lenoir puis Mentha. Une prolongation est jouée mais arrêtée par l'obscurité sans qu'aucune équipe n'ait marquée[23]. Le match est rejoué le 25 novembre. Le Club français reste alors sur une victoire de prestige en Challenge de la Renommée sur l'Olympique. L'équipe débute à dix, Richer arrivant en retard. Le Club l'emporte par cinq buts à un, notamment « grâce aux combinaisons de Juif et Aubrun, qui se conjuguent parfaitement »[24].

Raincy Sports domine le Club athlétique de Vitry pendant tout le match et l'emporte par sept buts à zéro. Seul Chehère, le gardien du CA Vitry, « sauve son club d'une plus sévère défaite »[22],[23].

L'Association sportive française, récente vainqueur de la Coupe interfédérale organisée par la Ligue de Football Association, part favorite face à l'Union sportive et amicale de Clichy. L'AS française s'impose par treize buts à zéro, dont six buts de Soïka. Malgré l'ampleur du score, L'Auto souligne « l'excellente défense » du gardien de l'USA Clichy[22],[23].

Le Cercle athlétique de Paris reçoit le Cercle athlétique du XIVe dans son stade de Charentonneau. « Victoire relativement aisée des capistes », qui l'emportent par six buts à un grâce à une « magnifique première mi-temps » ponctuée de quatre buts[22],[23].

Partie serrée entre le Gallia Club et l'Étoile des Deux Lacs dans une « partie intéressante et menée de bout en bout avec entrain ». L'Étoile mène deux buts à zéro à la mi-temps. Le Gallia Club change ses lignes, marque une fois, mais ne parvient pas à égaliser. L'Étoile des Deux Lacs l'emporte par deux buts à un[22],[23].

Le Racing Club de France va battre Le Havre Athletic Club sur son terrain par cinq buts à zéro, score acquis à la mi-temps. Les Parisiens « imposent leur jeu du commencement à la fin » et « jouent avec une vitesse inouïe »[23].

Deux matchs ont lieu en Bretagne, dont un nouveau derby rennais entre le Stade rennais UC et les Cadets de Bretagne. L'Ouest-Éclair présente le match les jours précédant la rencontre. Selon le journal, le Stade rennais devrait l'emporter par trois buts d'écart. Les compositions des équipes sont données à trois reprises[25],[26],[27]. Dans le compte-rendu du match, le journal affirme que « les équipes se présentèrent comme annoncées », ce qui est pourtant inexacte car il cite deux joueurs qui n'étaient pas annoncés[28],[note 8]. Le journaliste rappel dans son compte-rendu qu'une main involontaire dans la surface de réparation ne doit pas donner lieu à de penalty, l'arbitre ayant été conspué à plusieurs reprises pour ne pas avoir sifflé sur de telles actions. Le Stade rennais s'impose pas trois buts à un. Deux buteurs sont donnés par le journal[28]. L'Ouest-Éclair commente beaucoup moins le match entre l'Association sportive brestoise et la Tour d'Auvergne. Une composition d'équipe est donnée pour la Tour d'Auvergne mais n'est pas confirmée dans le compte-rendu du match. Les Brestois l'emportent quatre buts à un dans un match émaillé par des incidents en tribune, avec des lancers de fruits et des insultes proférées à l'encontre des Rennais, l'arbitre menaçant même de donner match gagné à la Tour d'Auvergne[27],[29],[30].

Détails des matchs















Huitièmes de finale[modifier | modifier le code]

Les matchs sont prévus le 2 décembre 1917.








Quarts de finale[modifier | modifier le code]

Les matchs sont prévus le 3 février 1918.




Demi-finales[modifier | modifier le code]

L'Olympique et le Club athlétique de la Société générale s'affrontent le dimanche 3 mars 1916 à 14 h 30 sur le terrain du Red Star Amical Club. La composition des équipes est incertaine deux jours avant la rencontre, des permissions pouvant être accordées aux joueurs au dernier moment. L'Auto publie le 1er mars son opinion sur les joueurs du CA Société générale[31]. Le journal annonce le 3 mars que les équipes seront formées seulement sur le terrain[32] et ne donne pas de compositions d'équipe lors de son compte-rendu du match[33]. Le site de la Fédération française de football donne une composition d'équipe, qui est reprise dans la feuille de match ci-dessous[34]. L'Olympique est annoncé en bleu et le CASG en bleu et blanc. Le match, arbitré par M. Thibaudeau de la FGSPF, est vue comme d'un grand intérêt, se disputant entre deux équipes parmi les meilleures de l'USFSA et de la LFA[32]. L'Auto estime l'affluence à 700 spectateurs. En première mi-temps, le CA Société générale marque par Hatzfeld puis l'Olympique égalise sur un tir excentré de Delouys détourné de la tête par Barillet dans son propre but[note 9]. L'Olympique joue une partie de la deuxième mi-temps à dix à cause d'une blessure de Landauer. Le club remporte la victoire grâce à un « superbe botté » de Darques à cinq minutes de la fin du match[33].

Le Football Club de Lyon et l'Association sportive française s'affrontent le dimanche 3 mars 1916 à 15 h au parc de la Tête d'Or à Lyon[35]. Henri Delaunay arbitre le match[36]. L'Auto publie le 2 mars son opinion sur les joueurs du FC Lyon, tandis que l'AS française, qualifiée de « meilleure équipe française », est jugée largement favorite[35]. Elle est néanmoins contrainte de se présenter sans plusieurs titulaires, et s'incline à la surprise générale à la suite d'un « but imparable » d'Henri Bard pour les Lyonnais en première mi-temps. Les Parisiens manquent un penalty au cours du match. Un millier de spectateur assiste à la rencontre[33],[37]. Le site de la Fédération française de football et L'Auto du 5 mars donnent les mêmes compositions d'équipe[37],[34].


Finale[modifier | modifier le code]

Action de jeu lors de la finale.

La finale oppose l'Olympique au Football Club de Lyon, le principal club de l'agglomération lyonnaise. Le match a lieu le 5 mai 1918 au stade de la Rue Olivier-de-Serres à Paris. Le poids de l'Histoire rattrape le FC Lyon. Son gardien, l'Uruguayen Carlos Mutti, engagé volontaire dans la Légion étrangère, reçoit son ordre de départ au front un mois avant la finale[note 14]. Les Lyonnais sont contraints de jouer avec leur avant Paul Weber dans les buts. De son côté, l'Olympique aligne quatre Belges, dont des soldats provisoirement affectés dans des régiments basés à Paris. Le gardien belge de l'Olympique, René Decoux, se fait expulser par l'arbitre après avoir asséné un crochet du droit au Lyonnais André Weber à la suite d'une charge jugée trop violente. Mais alors que le score est de 0-0, le capitaine du FC Lyon, Roger Ébrard, ne voulant pas d'une finale au rabais, demande la réintégration de son adversaire. Ce sera le tournant du match. L'Olympique marque trois fois, un doublet d'Émile Fiévet, à la réception de deux centres de Jules Devaquez, et un but sur contre-attaque de Louis Darques. À la fin du match, le trophée est solennellement remis à Gabriel Balestra, le président de l'Olympique[39],[40],[41],[42].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il y a un doute sur le nom du club. L'Auto indique Olympique saint-chamonais et le site de FFF CO saint-chamonais
  2. Il y a un doute sur le nom du club. L'Auto indique Section Jean Macé de Troyes ou SS Jean Macé de Troyes et le site de FFF SS Stade Jean Macé
  3. Il y a un doute sur le nom du club. L'hebdomadaire toulousain Rugby indique ES Saint-Joseph, L'Autoéé et le site de FFF ES Mont-de-Marsan.
  4. Seules les rencontres Olympique de Marseille - Herculis de Monaco et Cadets de Bretagne - US du Mans ne sont pas annoncées.
  5. À l'exception des joueurs du British Aviation FC et de ceux du match Standard AC - Championnet Sports.
  6. Il est certain que les deux équipes ne se sont pas rencontrées, l'Olympique de Marseille ayant joué un match amical le 21 octobre contre Camp Musso en remplacement du match prévu contre l'Herculis de Monaco.
  7. Dans de nombreux cas, plus de onze sont cités. Il s'agit sans doute de la liste des joueurs convoqués.
  8. L'ensemble des joueurs du Stade rennais étant cité dans l'article, il est possible d'affirmer que Nick a en réalité remplacé Saucet dans la ligne de demi par rapport à la composition annoncée. Chez les Cadets, Le Cornec a remplacé un joueur annoncé, qu'il n'est pas possible de déterminer.
  9. a et b Le site de la Fédération française de football indique un but de Delouys alors que le compte-rendu de L'Auto suggère plutôt un but contre son camp de Barillet.
  10. Il s'agit de la composition d'équipe donnée par la Fédération française de football. Les onze joueurs sont cités dans le compte-rendu de L'Auto. Devaquez y est incorrectement orthographié Dewaquez. Dans L'Auto, Van Roey est orthographié Van Rouey, Lina est appelé par son prénom Julien, Olivan est appelé par son prénom Charles, Delouys est orthographié Delouis ou Delouy, Devaquez est incorrectement orthographié Dewaquez.
  11. Il s'agit de la composition d'équipe donnée par la Fédération française de football. Dans L'Auto, Vandendriessche est appelé Van den Dey ou Vandendey, Allen est orthographié Alleyn ou Allen.
  12. Dans L'Auto, Mortier et Bellon sont inversés.
  13. Dans L'Auto, Cavanagh est orthographié Cavanaghi, Verbeek est orthographié Verbek, Rujic est orthographié Roujitch.
  14. Selon les sources, son nom est orthographié Mutty, sa nationalité est brésilienne ou uruguayenne et il serait mort au front le jour même du match. Sa fiche militaire permet de donner des informations véridiques : son nom s'écrit Mutti, il est Uruguayen et meurt pour la France tué à l'ennemi le 26 août 1918[38].

Références[modifier | modifier le code]

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  2. a, b, c et d « Football association - La Coupe Charles Simon », L'Auto, no 6101,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  3. a, b, c et d « Football association - Coupe Charles Simon », L'Auto, no 6102,‎ , p. 3 (lire en ligne)
  4. a, b, c, d, e, f, g et h « Football association - La Coupe Charles Simon », L'Auto, no 6103,‎ , p. 1-2 (lire en ligne)
  5. a, b et c « La Vie sportive - La Coupe de France », L'Ouest-Éclair, no 6543,‎ , p. 5 (lire en ligne)
  6. « Association - Coupe Charles Simon », Rugby, no 52,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  7. a, b, c, d, e et f « Football association », L'Auto, no 6105,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  8. a, b et c « La Vie sportive », Le Matin, no 12277,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  9. a, b, c et d « Football association - La Coupe Charles-Simon (C.F.I.) », L'Auto, no 6104,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  10. a, b, c, d et e « La Vie sportive », Le Petit Parisien, no 14853,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  11. a, b, c, d et e « Coupe de France 1917-1918 - 1/32 de finale », sur fff.fr, Fédération française de football
  12. « Football association - Coupe Charles Simon », L'Auto, no 6106,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  13. a et b « La Vie sportive - La Coupe de France », L'Ouest-Éclair, no 6542,‎ , p. 3 (lire en ligne)
  14. « La Vie sportive - La Coupe de France », L'Ouest-Éclair, no 6544,‎ , p. 3 (lire en ligne)
  15. a et b « La Vie sportive - Coupe Charles Simon », L'Ouest-Éclair, no 6542,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  16. « La Vie sportive - La Coupe Charles Simon », L'Ouest-Éclair, no 6545,‎ , p. 3 (lire en ligne)
  17. a, b et c « Association - Coupe Charles Simon », Rugby, no 53,‎ , p. 3 (lire en ligne)
  18. « Association - Coupe Charles Simon », Rugby, no 54,‎ , p. 3 (lire en ligne)
  19. Gilles Castagno, Olympique de Marseille : Histoire encyclopédique, t. 1 – 1900-1939, Etelec, , 706 p. (ISBN 978-2-9540023-0-9), « Saison 1917-1918 », p. 113-115
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  23. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s et t « Football association - Coupe Charles-Simon (C.F.I.) », L'Auto, no 6632,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  24. a et b « Football association - La Coupe Charles Simon (C.F.I.) », L'Auto, no 6153,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  25. « La Vie sportive - La Coupe de France », L'Ouest-Éclair, no 5568,‎ , p. 3 (lire en ligne)
  26. « La Vie sportive - La Coupe de France », L'Ouest-Éclair, no 5570,‎ , p. 3 (lire en ligne)
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  31. « Coupe Charles Simon (C.F.I.) », L'Auto, no 6248,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  32. a et b « Coupe Ch. Simon (CFI) », L'Auto, no 6250,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  33. a, b et c « Coupe Charles Simon (C.F.I.) », L'Auto, no 6251,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  34. a, b, c, d, e et f « Coupe de France 1917-1918 - 1/2 finale », sur fff.fr, Fédération française de football
  35. a et b « La Coupe Charles Simon à Lyon », L'Auto, no 6249,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  36. « Football association - La Coupe Charles Simon (C.F.I.) », L'Auto, no 6250,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  37. a, b, c et d « Football association - La Coupe Charles Simon (C.F.I.) », L'Auto, no 6252,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  38. « Mutti Carlos », sur memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr, Ministère de la Défense
  39. Jean-Philippe Bouchard et Alain Constant, Un siècle de football, Calmann-Lévy, (ISBN 2-7021-3616-8), « La première finale de la Coupe de France », p. 30
  40.  Mémoire de la Coupe de France 1918France Télévisions.
  41. « On n'oublie jamais la première », sur lequipe.fr, L'Équipe,
  42. « Saison 1917-1918, Première édition de la Coupe de France », sur om4ever.com

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collection, La Coupe a 50 ans, Paris, L'Équipe, 1967, p.7
  • Collection, La Coupe de France de football, Paris, FFF, 1993, p.5-8
  • Hubert Beaudet, L'aventure fantastique de la Coupe de France de football, Paris, Carrère, 1989, p. 10-13
  • Daniel Guy Gardian, Cent ans au Football Club de Lyon : heures brèves, Lyon, imprimerie Rivet, 1993, p. 47

Liens externes[modifier | modifier le code]