Étrelles

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Étrelles
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul d'Étrelles.
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul d'Étrelles.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Canton La Guerche-de-Bretagne
Intercommunalité Vitré Communauté
Maire
Mandat
Marie-Christine Morice
2014-2020
Code postal 35370
Code commune 35109
Démographie
Gentilé Étrellais
Population
municipale
2 557 hab. (2014)
Densité 94 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 03′ 37″ nord, 1° 11′ 37″ ouest
Altitude Min. 52 m – Max. 108 m
Superficie 27,17 km2
Localisation

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Étrelles
Liens
Site web www.ville-etrelles.com

Étrelles est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 2 557 habitants[Note 1] (les Étrellais).

Géographie[modifier | modifier le code]

Étrelles est située à l'est de l'Ille-et-Vilaine, au sud de Vitré. En limite est de la commune, on trouve l'étang de Beuvron, qui figure à la liste des sites classés d'Ille-et-Vilaine depuis 1943.

Le fond de l'étang de Beuvron.

Le territoire communal d'Étrelles est traversé par deux importantes infrastructures :

À noter aussi en 2013 la création d'un nouveau tronçon routier sur la route départementale 777, permettant de sécuriser l'accès à Vitré[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attestée sous les formes Straellae au XIe siècle[2], Estrailles au XIIe siècle[2].

La racine d'Étrelles est issu du latin strata[3] (« voie pavée »)[4], avec adjonction d'une fausse initiale (phénomène appelé prosthèse), et chute du -t intervocalique ; le mot a été en outre doté d'un suffixe familier diminutif -ella[réf. nécessaire]. À 200 mètres du bourg d’Etrelles passait la voie romaine de Rennes au Mans appelée plus tard le Chemin des Sauniers aujourd’hui la N157.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Une ancienne voie romaine de Rennes au Mans, appelée ensuite chemin des Saulniers passait à 200 m au sud de la commune.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le fait le plus marquant de l'histoire est sans doute l'incendie du bourg en 1589 par 2 500 Huguenots sous les ordres de La Courtdavon, gouverneur de Vitré. 101 habitants du bourg ainsi que Julien Caillel, curé de la paroisse, y trouvèrent la mort. Un vitrail de l'église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul commémore cet événement.

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En 1591, pendant les Guerres de la Ligue, « Champeaux, Châtillon, Izé, Étrelles, La Guerche, Domagné, Châteaugiron furent dévastés par les marches et collision [combats] des deux partis »[5].

Selon une tenue rendue le par la baronnie de Vitré, les fiefs de la Masure-Macé et de la Masure Gouverneur, tous deux en Étrelles, devaient obéissance et payer chaque année une « rente amandable » à la seigneurie de Troussanaye, située en Pocé[6].

Un chemin des saulniers (emprunté par les faux-sauniers pratiquant la contrebande du sel entre la Bretagne et le Maine, pays de gabelle, passe à la limite des communes de Veneffles (désormais annexée par la commune de Châteaugiron) et d'Ossé avec celles de Chaumeré (désormais annexée par la commune de Domagné) et Saint-Aubin-du-Pavail, puis, après avoir traversé Domagné, passe à la limite de celle de Cornillé avec celles de Torcé et Louvigné-de-Bais avant de rejoindre, via Étrelles et Argentré-du-Plessis, Le Pertre. Ce chemin des saulniers est d'origine ancienne, c'est probablement une ancienne voie romaine ; son tracé se lit encore très bien sur une carte, empruntant successivement de l'ouest vers l'est des tronçons des routes départementales D 93, D 104, D 35, à nouveau D 104 et enfin D 33[7].

Révolution française[modifier | modifier le code]

La colonne ou canton d'Argentré, des chouans membres de la division de Vitré de l'Armée catholique et royale de Rennes et de Fougères, eut pour chef Toussaint du Breil de Pontbriand, secondé par Louis Hubert. Elle était divisée en plusieurs compagnies : compagnie d'Étrelles (capitaine : Pierre (ou Louis) Judget, dit L'Intrépide, lieutenants : Louis (ou René) Rétif, dit La Douceur et François Berhaut), compagnie d'Argentré-du-Plessis, compagnie de Saint-M'Hervé, compagnie de La Chapelle-Erbrée, compagnie du Pertre, compagnie de Vitré.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1866, des cas de choléra sont observés à Étrelles où, du 18 août au 3 novembre, 60 personnes, dont 40 femmes, ont été atteintes. 3 personnes ont succombé à cette épidémie. Des cas moins nombreux sont signalés dans plusieurs communes voisines[8].

Dans la nuit du 26 au , l'ancienne église paroissiale disparaît dans un incendie. L'antique édifice figure également sur un second vitrail de l'église actuelle.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

En 1904, une épidémie de typhoïde sévit à Saint-Aubin-des-Landes et Étrelles[9].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts d'Étrelles porte les noms de 68 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Un autre (P. Fadier) est mort en 1920, dans des circonstances qui restent à préciser[10].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts d'Étrelles porte les noms de six personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[10].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Deux soldats originaires d'Étrelles (Roger Jeusselin et Pierre Monnerie) sont morts pour la France pendant la Guerre d'Algérie[10].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Étrelles Blason De gueules à l’épée haute d’argent, à deux clefs du même passées en sautoir et brochant sur l’épée ; au chef d’hermine.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
(avant 2001) mars 2008 Bernard Rubin    
mars 2008 en cours Marie-Christine Morice[11] UDI Accueillante familiale
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 2 557 habitants, en augmentation de 0,43 % par rapport à 2009 (Ille-et-Vilaine : 5,31 % , France hors Mayotte : 2,49 %) La population d'Étrelles est restée stable tout au long du XIXe siècle oscillant autour de 1 600 habitants. Elle diminue au tournant du XXe siècle pour s'abaisser à 1 303 habitants en 1921.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 575 1 145 1 592 1 722 1 903 1 601 1 603 1 594 1 685
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 616 1 538 1 574 1 455 1 488 1 536 1 564 1 590 1 570
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 530 1 484 1 426 1 303 1 390 1 319 1 313 1 271 1 332
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 232 1 251 1 327 1 486 1 809 2 130 2 479 2 573 2 557
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006 [15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Il semble qu'une ancienne voie romaine reliant Rennes au Mans, traverse le village. Appelée ensuite Chemin des Saulniers puis Route du Maine, elle passait à 200 mètres au sud du bourg. Elle est recouverte aujourd’hui par la rue et la route des Saulniers et par la route départementale 33[16].
  • En 1700, François Vignier traite pour la construction du maître-autel de l'église d'Étrelles[Note 3]. Cet autel a disparu lors de la reconstruction de l'église.
  • L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, œuvre de l'architecte Arthur Regnault, a été érigée après que l'ancienne fut incendiée en 1891. La nef et le chœur de l'édifice datent de 1892-1901. Le sculpteur rennais Cotard est l'auteur du maître-autel et son retable. La stalle de la présidence, œuvre de l'atelier Augerie de Vitré, date de 1895. L'ensemble de sa vitrerie figurative a été inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 25 mars 1981[17].

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

La voie verte Vitré-Moutiers.

L'ancienne voie ferrée qui reliait Vitré à La Guerche de Bretagne est transformée en voie verte. Le parcours de 20 km, utilisé par randonneurs, cyclistes et chevaux, part de Vitré, passe au nord du bourg d'Étrelles et se termine à Moutiers[18].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. Le 1er avril, les marbriers Jacques Besron et Julien Lorier s'étaient engagés à lui livrer à Étrelles tout le marbre nécessaire comprenant quatre grandes colonnes et deux petites, six pilastres et tout le marbre plat. Le registre des actes d'Étrelles porte cette mention « 24 janvier 1702, le maistre grand autel a esté parachevé par Mr Vigne de Laval, maistre architecte. Le dimanche 29 janvier 1702, le grand autel neuf d'Etrelles aiant esté visité par Mr Chevalier et les paroissiens a esté trouvé assez uniforme au dessein, et l'architecte a eu d'argent de la paroisse, luy seul, 2.400 livres. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nouveau tronçon routier entre la voie express et Vitré
  2. a et b Jean-Yves Le Moing : Les noms de lieux bretons de Haute Bretagne. Coop Breizh. 1990.
  3. Dauzat et Rostaig : Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France. Librairie Guénégaud. 1978.[réf. incomplète]
  4. « Etymologie et Histoire de Étrelles », infobretagne
  5. Édouard Frain, "Une terre, ses possesseurs catholiques et protestants, de 1200 à 1600 : pour faire suite aux «Familles de Vitré»", 1879, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54086453/f100.image.r=Domagn%C3%A9
  6. M. Etasse, Documents inédits concernant la baronnie de Vitré, "Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine", 1910, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207795g/f121.image.r=Domagn%C3%A9
  7. Paul Banéat, Étude sur les voies romaines du département d'Ille-et-Vilaine, "Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine", 1927, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k122073r/f98.image.r=Domagn%C3%A9
  8. "Rapports et délibérations / Conseil général d'Ille-et-Vilaine", 1867, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5564631q/f192.image.r=Cornill%C3%A9?rk=987129;2
  9. Journal Ouest-Éclair no 1650 du 25 février 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k640259x/f2.image.r=Saint-Aubin-des-Landes?rk=2060096;0
  10. a, b et c http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=34475
  11. « Ils ont été élus maires », Dimanche Ouest-France (éd. Ille-et-Vilaine), no 535,‎ , p. 10-13 (ISSN 1285-7688)
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  16. L'ancienne route du Maine ou Chemin des Saulniers, canton de Vitré par Philippe Saint-Marc
  17. « Notice no IM35013738 », base Palissy, ministère français de la Culture
  18. « Voie Verte de Vitré à Moutiers », sur http://www.af3v.org

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]