Saint-Didier (Ille-et-Vilaine)

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Saint-Didier
L'église.
L'église.
Blason de Saint-Didier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Canton Châteaugiron
Intercommunalité Vitré Communauté
Maire
Mandat
Joseph Jouault
2014-2020
Code postal 35220
Code commune 35264
Démographie
Gentilé Déodatien
Population
municipale
1 919 hab. (2013)
Densité 136 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 05′ 41″ N 1° 22′ 18″ O / 48.094722, -1.37166748° 05′ 41″ Nord 1° 22′ 18″ Ouest / 48.094722, -1.371667
Altitude Min. 40 m – Max. 97 m
Superficie 14,14 km2
Localisation

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Saint-Didier
Liens
Site web www.saintdidier35.fr

Saint-Didier est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne, peuplée de 1 919 habitants[Note 1] (les Déodatiens).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Saint Didier se situe à environ 17 km à l'est de Rennes à proximité de la ville de Châteaubourg.

Lieux-dits, hameaux[modifier | modifier le code]

Notre-Dame de la Peinière[modifier | modifier le code]

Édifiée au XIXe siècle, la chapelle néo-romane actuelle, surmontée d'une statue dorée de la Vierge est l'œuvre d'Henri Mellet et remplace un oratoire construit vers la fin du XVIe siècle. La tradition veut que ce sanctuaire ait été érigé à la suite de la découverte d'une statuette de la Vierge Marie dans un champ par un laboureur, au lieu-dit la Peinière, au nord-est de Saint-Didier, non loin de la Vilaine. Ce paysan ramena la statuette chez lui, mais elle disparut et fut retrouvée à l'endroit même de son invention. L'histoire se répéta par trois fois et la population décida alors d'ériger un oratoire au dit lieu pour honorer la Vierge Marie. Aujourd'hui, Notre-Dame de la Peinière, patronne de l'archidiocèse de Rennes, est toujours l'objet de dévotions et de piété. Le plus grand pèlerinage se déroule début septembre, à l'occasion de la fête de la Nativité de la Vierge[1]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Châteaubourg Saint-Jean-sur-Vilaine Rose des vents
N Cornillé
O    Saint-Didier    E
S
Domagné Louvigné-de-Bais


Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint Golven[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’argent fretté de gueules : qui est du Hallay

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Municipalité[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1909 1929 Jean-Baptiste Roulliaux    
nov 1930 mai 1932 François Savatte    
mai 1932 mai 1953 Adolphe Pasquet    
mai 1953 mars 1983 Louis Pigeon    
mars 1983 mars 2001 Maurice Poirier Sans étiquette  
mars 2001 mars 2008 Thérèse David Sans étiquette  
mars 2008 en cours Joseph Jouault - Chef d'entreprise

Canton et intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Didier fait partie de la communauté de communes Vitré Communauté et du canton de Châteaugiron.


Jumelage et coopération[modifier | modifier le code]

Coopération avec le village de Taga (Mali)[modifier | modifier le code]

Sans être officiellement jumelées, la commune de Saint-Didier et le village de Taga (commune de Femaye, cercle de Djenné), au Mali, sont aujourd'hui liées par l’association Déotagacité. Celle-ci organise des échanges culturels entre ces deux communes. Chaque année, les membres de cette association se rendent à Taga pour évaluer avec les habitants, leurs besoins et organisent des manifestations tout au long de l'année pour les financer.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 919 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2005, 2010, 2015, etc. pour Saint-Didier[2]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 226 1 023 1 030 1 159 1 134 1 106 1 104 1 048 1 055
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 000 980 920 881 871 841 833 822 815
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
848 853 790 725 689 697 682 691 693
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
679 652 679 859 1 055 1 275 1 558 1 688 1 792
2013 - - - - - - - -
1 919 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Données économiques[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Emploi
(source : Journal du Net [5])
Catégorie Commune Département Pays
Taux de chômage (2005) 4,8 % NC 9,6 %
Revenus moyens par ménages (2004) 16 951 €/an 14 781 €/an 15 027 €/an

Immobilier[modifier | modifier le code]

Immobilier (d. inc.)
(Source : Journal du Net [5] )
Catégorie Commune Département Pays
Prix moyen de l'immobilier (vente) NC 2.789,13 €/m² 3.197 €/m²
Prix moyen de l'immobilier (location) NC 10,8 €/m²/mois 12,22 €/m²/mois

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

La commune compte un monument historique : le manoir de la Roche, inscrit en 1971[6]. L’église[7] ainsi que la chapelle Notre-Dame-de-la-Peinière[8] ont fait l’objet d’un inventaire.

L'église Saint-Didier du XVIIe au XXe siècle, édifiée en 1679 :

Saint Didier et saint Golven, évêques, sont les patrons de cette église - le corps de saint Golven, loin d'être conservé à Saint-Didier ou à Saint-Melaine, comme le disent Ogée et son annotateur[9], était au moyen-âge l'objet d'un culte tout particulier dans la cathédrale de Rennes et le diocèse. Une confrérie se trouvaient donc érigée en l'église de Saint Didier, elle avait 28 livres de rente en 1790.

Les prééminences appartenaient en cette église au seigneur de Mayneuf, qui possédait en 1679 le fief du Bourg ou de l'Abbé, évidemment aliéné par les moines de Saint-Melaine. Aussi à cette époque Jean du Boisgeslin, vicomte de Mayneuf, petit-fils de Thébaut et de Radegonde de Rosmadec, déclara-t-il être seigneur supérieur et fondateur de l'église de Saint-Didier, y ayant son banc et son enfeu dans le choeur et ses armoiries dans les verrières. En 1755, la grosse cloche de Saint-Didier eut pour parrain Gabriel du Boisgeslin, baron de la Rochebernard, marquis de Cucé, vicomte de Mayneuf et seigneur de Saint-Didier. Le nouveau clocher date de 1927. Le retable de la Vierge date du XVIIe siècle : on y trouve les statues de la Vierge entourée des statues de sainte Anne (enseignant à la Vierge) et de saint Joseph (accompagnant l'enfant Jésus). Le maître-autel et le retable datent de 1721-1875 : il a été restauré en 1875 et on y trouve une statue de sainte Liporympe en position allongée et quatre reliquaires dont l'un contient les reliques de saint Denis, saint Didier, saint Paul, et les autres reliquaires contiennent les reliques de sainte Liporympe (don de Mme de Sèze, en 1931), saint Crescem, saint Golven. Le maître-autel en fut bénit, le 24 février 1721, par M. Le Gaudiger, recteur de Saint-Jean-sur-Vilaine[10] ;

La chapelle Notre-Dame-de-la-Peinière à la fin du XIXe siècle :

En 1602, Jean de la Porte, seigneur du Val, fonda la chapellenie de Saint-André de la Peinière, pour être desservie dans la chapelle de son manoir du Val. Cette fondation consistait dans la terre de la Peinière, concédée au chapelain du Val ; mais il n'y avait point alors de chapelle à la Peinière. René Marquer en 1661, et Charles Paillé en 1782, furent pourvus de ce petit bénéfice. Au commencement du XIXe siècle, un petit sanctuaire s'élevait près de la ferme de la Peinière, mais ce n'était qu'un simple oratoire où l'on ne pouvait dire la messe. On y honorait une statue de la Sainte Vierge grossièrement taillée en bois et au pied de laquelle s'opérèrent plusieurs guérisons merveilleuses. Le recteur de Saint-Didier, ayant constaté les faveurs obtenues du ciel en ce lieu par les pèlerins qui devenaient de plus en plus nombreux, fit construire en 1840 une vraie chapelle ; c'est celle qui existe encore à la fin du XIXe siècle. Elle est précédée d'un porche avec escalier, au pied duquel coule une limpide fontaine. L'intérieur de l'édifice est bien décoré et rempli d'ex-voto ; on y voit au-dessus de l'autel l'inscription suivante : Cette chapelle a été bâtie par la piété des fidèles en 1840. La statuette miraculeuse, dont la légende est semblable à toutes celles des statues vénérées en Bretagne, est renfermée dans une sorte de reliquaire, et une autre statue a été solennellement bénite à côté le 21 mai 1877 (Voir Semaine Religieuse de Rennes, XIII, 497). Ce pèlerinage de Notre-Dame de la Peinière a pris à la fin du XIXe siècle une très grande extension, et il est alors question d'y remplacer la modeste chapelle par une belle église plus en rapport avec les besoins du culte et la grande dévotion populaire (Pouillé de Rennes). La construction de l’actuelle chapelle dure de 1895 à 1900 : elle est l'oeuvre de l'architecte Henri Mellet[11].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Équipements ou services[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Amical Basket Club.
  • Association de pétanque.
  • Jumelage football avec Domagné.
  • Association Sarabande - Modern Jazz.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Marché[modifier | modifier le code]

École[modifier | modifier le code]

École publique[modifier | modifier le code]

La commune a disposé d'une école publique jusqu'en 1946.

En 2003, un groupe de parents s'est constitué pour demander l'ouverture d'une nouvelle école publique auprès de la municipalité. De trente-trois élèves au départ (sur deux classes), dans des préfabriqués au lieu-dit la Vigne Carrée, l'école accueille en 2011, 220 élèves (sur neuf classes) dans des bâtiments neufs placés à côté de la salle des sports. Un projet de restaurant scolaire avec cuisine sur place, situé juste à côté, est entrain de voir le jour. Celui-ci devrait livrer aussi l'école privée en liaison chaude.

École Saint-Goulven[modifier | modifier le code]

L'école privée Saint-Goulven est située en plein cœur de la commune de Saint-Didier. Elle dispense un enseignement aux élèves du primaire jusqu'au CM2.

Associations[modifier | modifier le code]

APEAEP (Association de parents d'élèves et amis de l'école publique)[modifier | modifier le code]

Créée en 2002, pour appuyer la réouverture d'une école publique sur la commune de Saint-Didier, cette association organise aujourd'hui des manifestations toute l'année (petite braderie, repas, fête de fin d'année…) dans le but de financer des activités au sein de l'école publique (arbre de noël, sorties…).

Association Déotagacité[modifier | modifier le code]

Dans le souci d'aide au développement du village de Taga, des actions sont menées sur la commune de Saint-Didier afin de récolter des fonds. Les actions menées jusqu'à présent ont largement contribué au développement de l'école de Taga qui est passée de trois classes en 2001 à huit classes aujourd'hui (cinq classes en cycle 1 et trois classes en cycle 2).

L'amélioration des soins au dispensaire a pu être réalisée, notamment grâce à des collectes qui ont été organisées aux alentours de Saint-Didier. Un appel de quatre associations de femmes de Taga qui avaient besoin de matériel (charrette, âne, bœufs, charrue, brouettes, pelles et râteaux) pour cultiver une parcelle afin de créer une surface de maraîchage a été entendu. Des arachides ont été récoltées et revendues.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Marie de Rabutin-Chantal, épouse Sévigné, dite la marquise de Sévigné et Madame de Sévigné, née le à Paris et morte le  au château de Grignan, épistolière française.

Suivant lettres patentes de Louis XIV données au mois d'août 1680, à Jean de Boisgeslin, vicomte de Mayneuf, unissant la seigneurie de La Baudière en Saint Didier à la vicomté de Mayneuf, enregistrées le 9 mai 1684 au Parlement de Bretagne[12].

Ainsi, la terre seigneuriale de la Baudière en Saint-Didier, relevant aussi partie du roi et partie du baron de Vitré, — venue aux mains des seigneurs de Sévigné par le mariage en 1510 de François de Sévigné avec Catherine de la Charonnière dame de la Baudière — fut vendue, 40.000 livres, le 18 avril 1671, par Marie de Rabutin, marquise de Sévigné à Jean de Boigeslin vicomte de Mayneuf, qui l'incorpora à sa vicomté[13][14] .

La Baudière était peu éloignée des Rochers et de la Haye de Torcé ; les juridictions des trois seigneuries étaient unies et s'exerçaient conjointement au bourg d'Etrelles. Cette vente qui diminuait la valeur de la principale terre des Sévigné était une vente forcée. Les 40.000 livres versées par M. de Mayneuf, de 1671 à 1680, furent remis à Guillaume de Harouys. Quelques autres Payements réduisirent la dette à 50.000 livres qui furent réclamés en termes très pressants, le 9 janvier 1677[15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2013, légale en 2016.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire de la Vierge de La Peinière, de la chapelle et du pèlerinage sur le site de l'archidiocèse de Rennes.
  2. Date du prochain recensement à Saint-Didier, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.
  5. a et b Journal du Net
  6. « Notice no PA00090776 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Notice no IA00130754 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Notice no IA00131008 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Dictionnaire de la Bretagne, 742
  10. Abbé Guillotin de Corson, Chanoine honoraire, Pouillé Historique de l'Archevêché de Rennes, Rennes, Fougeray,‎
  11. Abbé Guillotin de Corson, Chanoine honoraire, Pouillé Historique de l'Archevêché de Rennes, Rennes, Fougeray,‎
  12. Archives du Parlement de Bretagne, 25e reg. 87
  13. Quittance générale du 9 août 1680 aux Archives d'Ille-et-Vilaine, minute de Bretin, notaire à Rennes
  14. Lettre de Mme de Sévigné, édition des Grands Ecrivains IV, 251
  15. Archives d'Ille-et-Vilaine, série E, Sévigné

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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