Argentré-du-Plessis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Argentré et Plessis (homonymie).
Argentré-du-Plessis
L'église paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption à Argentré-du-Plessis.
L'église paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption à Argentré-du-Plessis.
Blason de Argentré-du-Plessis
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Canton La Guerche-de-Bretagne
Intercommunalité Vitré Communauté
Maire
Mandat
Jean-Noël Bévière
2015-2020
Code postal 35370
Code commune 35006
Démographie
Gentilé Argentréens
Population
municipale
4 290 hab. (2014)
Densité 103 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 03′ 26″ nord, 1° 09′ 14″ ouest
Altitude Min. 67 m
Max. 163 m
Superficie 41,46 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine

Voir sur la carte administrative d'Ille-et-Vilaine
City locator 14.svg
Argentré-du-Plessis

Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine

Voir sur la carte topographique d'Ille-et-Vilaine
City locator 14.svg
Argentré-du-Plessis

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Argentré-du-Plessis

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Argentré-du-Plessis
Liens
Site web www.argentre-du-plessis.fr

Argentré-du-Plessis est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 4 290 habitants[Note 1] (les Argentréens).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé sur les Marches de Bretagne à mi-chemin entre Rennes (pays gallo) et Laval.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée d'agglomération.

En breton, Argentré-du-Plessis s'écrit Argantred-ar-Genkiz, en gallo, c'est Arjantrae. La commune est signataire de la charte Ya d’Ar Brezhoneg depuis 2012[1].

Issu du gaulois Argantius, dérivé de argant et du suffixe rate (forteresse)[2].

En 1889, le nom de la commune d'Argentré a été modifié en Argentré-du-Plessis[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Argentré-du-Plessis Blason D'argent à la croix pattée d'azur.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La commune d'Argentré-du-Plessis a vécu pendant cinq siècles à l'ombre du château de la famille du Plessis. La construction de ce château remonte au Moyen Âge pour sa partie la plus ancienne. Il a ensuite été modifié à plusieurs reprises au fil des siècles. Les Plessis ont réussi à conserver ce bien à la Révolution tandis que les propriétaires avaient fui en Allemagne rejoindre la communauté dite des « immigrés ». Cette famille est restée propriétaire de la quasi-totalité du territoire communal jusqu'au début du XXe siècle et Alain d'Argentré fut maire jusqu'en 1983.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

L’existence de nombreux étangs sur le territoire d’Argentré-du-Plessis est attestée depuis plusieurs siècles. En effet, Yves Durand-Noël dans son ouvrage consacré à l’histoire de la commune cite une liste datant de l’année 1660, liste constituée en vue « de permettre à la Cour de Vitré de mettre un terme aux contestations résultant des droits de pêche aux étangs, source de procès nombreux entre les prétendants de bonne ou mauvaise foi ».

Un chemin des saulniers (emprunté par les faux-sauniers pratiquant la contrebande du sel entre la Bretagne et le Maine, pays de gabelle, passe à la limite des communes de Veneffles (désormais annexée par la commune de Châteaugiron) et d'Ossé avec celles de Chaumeré (désormais annexée par la commune de Domagné) et Saint-Aubin-du-Pavail, puis, après avoir traversé Domagné, passe à la limite de celle de Cornillé avec celles de Torcé et Louvigné-de-Bais avant de rejoindre, via Étrelles et Argentré-du-Plessis, Le Pertre. Ce chemin des saulniers est d'origine ancienne, c'est probablement une ancienne voie romaine ; son tracé se lit encore très bien sur une carte, empruntant successivement de l'ouest vers l'est des tronçons des routes départementales D 93, D 104, D 35, à nouveau D 104 et enfin D 33[3].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le , les gardes nationales de Bais et de Vitré fouillèrent le presbytère d'Étrelles, puis visitèrent le château du Plessis, y commettant de gros dégâts[4]. Le des gardes nationales de Bais, Louvigné-de-Bais, Moulins, Chancé, Domalain, Saint-Germain-du-Pinel, Brielles et Le Pertre font irruption à Argentré-du-Plessis où ils pillent les maisons des habitants réputés aristocrates[4]. Dans la seconde quinzaine de novembre 1793, des rassemblements suspects sont signalés à Argentré, Balazé, Champeaux, Châtillon, Cornillé, Étrelles, Montautour, Le Pertre, Taillis et Vergeal. Dans un rapport daté du , les autorités d'Ernée écrivent que des paysans d'Argentré, Le Pertre, Mondevert, Erbrée, La Chapelle-Erbrée, Bréal, Saint-M'Hervé, Montautour et Balazé avaient « porté leurs grain aux insurgés pendant leur séjour à Laval »[5].

Argentré-du-Plessis, alors dénommé Argentré-sous-Vitré, fait partie des communes déclarées totalement insurgées en 1793-1794[6]. La colonne ou canton d'Argentré, des chouans membres de la division de Vitré de l'Armée catholique et royale de Rennes et de Fougères, eut pour chef Toussaint du Breil de Pontbriand, secondé par Louis Hubert. Elle était divisée en plusieurs compagnies : compagnie d'Étrelles, compagnie d'Argentré-du-Plessis (capitaine : Jacques Blondiau, dit Laval, lieutenants : Louis Meneust et François Helbert, sous-lieutenant : Julien Helbert, dit La Soie), compagnie de Saint-M'Hervé, compagnie de La Chapelle-Erbrée, compagnie du Pertre, compagnie de Vitré. En 1795 eut lieu une bataille, opposant des Chouans de l'Armée catholique et royale de Rennes et de Fougères et des Républicains, qui se passa en grande partie dans les bois de la commune, elle prit le nom de bataille d'Argentré.

Article détaillé : Bataille d'Argentré (1795).

Un autre combat se produisit en 1799.

Article détaillé : Bataille d'Argentré (1799).

La population de la commune fut toutefois en partie favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire est celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795[7].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Selon le journal La Croix, en 1891, 15 élèves sont inscrits à l'école laïcisée contre 140 à l'école "libre", congréganiste[8].

Par décret du , les biens ayant appartenu à la fabrique de l'église d'Argentré-du-Plessis, qui étaient placés sous séquestre, sont attribués à la commune[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1919 1954 Alain du Plessis d'Argentré   -
1954 1971 Geneviève du Plessis d'Argentré   -
1971 1983 Victor Pasquet DVD -
1983 juin 1995 Jean Bourdais DVD -
juin 1995 21 mars 2013[10] Émile Blandeau[11] UDF puis DVD Expert-foncier, conseiller général
8 juin 2013[12] mars 2014 Pierre Fadier DVD Retraité
28 mars 2014[13] 16 octobre 2015 Daniel Bausson UDI Retraité
16 octobre 2015 en cours Jean-Noël Bévière [14] LR[15] Directeur d'école
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[17],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 4 290 habitants, en augmentation de 2,51 % par rapport à 2009 (Ille-et-Vilaine : 5,31 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 006 2 288 1 970 2 082 1 867 2 060 1 970 2 149 2 163
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 225 2 242 2 174 2 173 2 280 2 330 2 314 2 292 2 226
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 145 2 171 2 165 1 991 2 047 2 121 2 141 2 226 2 283
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
2 265 2 422 2 765 3 045 3 329 3 614 4 138 4 273 4 290
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

La commune d'Argentré-du-Plessis abrite trois châteaux privés : le château du Plessis, le Pinel, ancien manoir du XVe siècle et le château de la Fauconnerie, des XVIIe et XVIIIe siècles comprenant un manoir du XVe siècle.

  • Le château du Plessis, inscrit en 2000. Construit au XVe siècle et totalement reconstruit au XIXe siècle. L'habitation est en style Renaissance et la chapelle en style néo-gothique[20].
  • L'église Notre-Dame, construite de 1775 à 1779[21] en remplacement de la précédente, incendiée par la foudre en 1772. Tableaux, autel et retable de Nicolas Brenet (1777). À l'intérieur est conservée une toile du peintre flamand Jacob Jordaens daté de vers 1635-1645 représentant La Trinité entourée de saints.
  • Le site archéologique du Bois du Pinel, inscrit en 1995. Ensemble fortifié du XIe siècle sur un plateau boisé avec une motte, deux basses-cours et deux enclos[22].
  • La chapelle du Pinel et le puits voisin, monument du XVe siècle faisant partie de l'ancien manoir du Pinel XVIIe siècle, aujourd'hui transformé en ferme[23].
  • La chapelle Saint-Pierre, commencée au XIe siècle, est le plus ancien bâtiment de la commune. Actuellement désaffectée, elle est située rue Ambroise-Paré[24].
  • La chapelle Saint-Louis, Saint-Julien, du XIXe siècle au lieu-dit de la Fauconnerie[25].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Infrastructures[modifier | modifier le code]

La voie verte Vitré-Moutiers.

La commune d'Argentré-du-Plessis est traversée par les infrastructures suivantes :

  • l'ancienne voie ferrée qui reliait Vitré à La Guerche-de-Bretagne est transformée en voie verte. Le parcours de 20 km, utilisé par randonneurs, cyclistes et chevaux, part de Vitré, traverse le bourg d'Argentré et se termine à Moutiers[29].

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Le Bagad Dor Vras lors du festival interceltique de Lorient.

L’adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 3 septembre 2012.

Le label Ya d'ar brezhoneg de niveau 1 a été remis à la commune le 21 mars 2015.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.argentre-du-plessis.fr/IMG/pdf/BAT8_BulletinADP_Juillet.pdf
  2. « Étymologie et Histoire d'Argentré-du-Plessis », infobretagne
  3. Paul Banéat, Étude sur les voies romaines du département d'Ille-et-Vilaine, "Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine", 1927, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k122073r/f98.image.r=Domagn%C3%A9
  4. a et b Roger Dupuy, De la Révolution à la chouannerie paysans en Bretagne 1788-1794, Paris, Flammarion, coll. « Nouvelle bibliothèque scientifique. », , 363 p. (ISBN 978-2-082-11173-7, OCLC 708297244)
  5. Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, cité par Roger Dupuy, De la Révolution à la chouannerie paysans en Bretagne 1788-1794, Paris, Flammarion, coll. « Nouvelle bibliothèque scientifique. », , 363 p. (ISBN 978-2-082-11173-7, OCLC 708297244)
  6. Jean-Baptiste Kléber et Henri Baguenier-Desormeaux, "Kléber en Vendée (1793-1794) / documents publiés, pour la Société d'histoire contemporaine", 1907, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k111939x/f461.image.r=Saint-Aubin-des-Landes
  7. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, volume 21, tome 4, 1905, p. 398-399
  8. Journal La Croix du 26 avril 1891, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k212678g/f1.image.r=Balaz%C3%A9?rk=21459;2
  9. "Journal officiel de la République française. Lois et décrets", n° du 9 juin 1910, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6254539w/f4.image.r=saint-jean-sur-vilaine?rk=107296;4
  10. « Argentré-du-Plessis. Émile Blandeau, le maire, est décédé », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  11. « Les maires élu du 1er tour », Dimanche Ouest-France, no 534,‎ , p. 10-11 (ISSN 1285-7688)
  12. « Argentré-du-Plessis : Pierre Fadier est élu maire. Info - Vitré.maville.com », sur www.vitre.maville.com (consulté le 12 février 2017)
  13. « Municipales à Argentré-du-Plessis. Daniel Bausson élu maire », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne)
  14. « Jean-Noël Bévière élu maire par le nouveau conseil municipal », Journal de Vitré,‎ (lire en ligne)
  15. « Jean-Noël Bévière candidat aux élections régionales », sur site de campagne de Marc Le Fur, (consulté le 23 décembre 2015)
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  20. Notice no PA35000015, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Notice no IA35021367, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Notice no PA00135357, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. Notice no PA00090498, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. Notice no IA35021372, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. Base de données Glad
  26. a et b Louis Diard, La flore d'Ille-et-Vilaine, Atlas floristique de Bretagne, Rennes, Siloë, 2005, p. 64.
  27. Yves Durand-Noël, Argentré-du-Plessis
  28. Nathalie Tropée, « Oui à la base Intermarché mais pas aux dépens du foncier », le Journal de Vitré,‎ (lire en ligne)
  29. « Voie Verte de Vitré à Moutiers », sur http://www.af3v.org

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Durand-Noël, Au pays de Madame de Sévigné, Argentré-du-Plessis, Rennes, 234 p.
  • Pierre Sockath, Argentré-du-Plessis, 1957-2007, Cinquante année de métamorphose, Etyk 2016, 251 p.

Archives :

  • Seigneurie de la Motte de Gennes, cotes 49 J 32-33 > Fonds d'Argentré, Archives I&V, fonds 49 J, (9 ml). Partie des archives du château d'Argentré du Plessis (documents très variés).
  • Documents seigneuriaux... (2,50 ml) : Argentré-du-Plessis, Brielles, Gennes-sur-Seiche, etc. > Fonds de La Motte de Gennes, Archives I&V, fonds 19 J.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]