Montautour

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Montautour
L'église paroissiale Notre-Dame-du-Roc.
L'église paroissiale Notre-Dame-du-Roc.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Canton Vitré
Intercommunalité Vitré Communauté
Maire
Mandat
Sébastien Fortin
2014-2020
Code postal 35210
Code commune 35185
Démographie
Gentilé Montaltorien
Population
municipale
261 hab. (2014)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 12′ 14″ nord, 1° 08′ 49″ ouest
Altitude Min. 105 m – Max. 194 m
Superficie 6,90 km2
Localisation

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Montautour est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne, peuplée de 261 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Châtillon-en-Vendelais Princé Rose des vents
Balazé N La Croixille (Mayenne)
O    Montautour    E
S
Saint-M'Hervé

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Mont Altor en 1049[1] et de Mont-Auter ou Ecclesia Sanctæ Mariæ de Mont-Auter au XIIe siècle.

Montautour est un toponyme médiéval en Mont-, appellatif toponymique issu du gallo-roman MONTE « colline, élévation », lui-même du latin montem, accusatif de mons « mont, montagne ». En effet, Montautour est situé sur une butte, sur laquelle, dès le XIe siècle au moins se trouvait un sanctuaire déjà vénéré de Notre-Dame-du-Roc[2].

Le second élément -autour, représente probablement l'autour, du nom du rapace[3]. C'est une formation toponymique comparable aux nombreux Montfaucon. Dans l'hypothèse alternative qui consiste à voir dans -autour, soit le réemploi d'un toponyme précédent, soit un autre appellatif, la terminaison -our est l'équivalent dans l'ouest de la terminaison -eur en français.

La traduction du nom en breton est Menezaoter[4], qui signifie « mont de l'autel ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'église de Sainte-Marie de Montautour fut donnée en 1066 à l'abbaye Saint-Sauveur de Redon avec l'agrément de Main, évêque de Rennes[5]. Mais l'abbé bénédictin de cette abbaye unit par la suite le prieuré de Montautour à celui de Châteaubourg et laissa au prieur de ces deux bénéfices le droit de présenter à l'évêque le recteur de Montautour[2].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Montautour en 1778 :

« Montautour, sur une hauteur, à neuf lieues à l'est-nord-est de Rennes, son évêché et son ressort et à deux lieues de Vitré, sa subdélégation. On y compte 450 communiants[6]. C'est le prieur régulier de Châteaubourg qui présente la cure. La juridiction de l'endroit est une moyenne-justice. (...) Ce territoire forme une plaine, où l'on voit au nord une lande qui a plus de deux mille toises en tous sens ; de sorte que seule la partie du sud est habitée et cultivée[5]. »

Au XVIIIe siècle, le prieur de Châteaubourg, grand décimateur de Montautour, ne laissait au recteur de Montautour qu'une portion congrue de 700 livres par an[2].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le , à Montautour, on assassina un huissier réputé patriote, et l'homme n'était pas encore mort que les exécuteurs (des chouans) le recouvrirent de broussailles qu'ils enflammèrent aussitôt. Le , des administrateurs du district de Fougères écrivent : « Les cultivateurs sont dans un état d'inquiétude et d'alarme. Les brigands sont à Balazé, 15 brigands de la Petite Vendée à la tête desquels sont les Chouans frères. Il semble que ces hommes sont les mêmes que ceux qui firent une incursion à la mi-août dernier sur Montautour, Châtillon, Parcé ». Dans la seconde quinzaine de novembre 1793, des rassemblements suspects sont signalés à Argentré, Balazé, Champeaux, Châtillon, Cornillé, Étrelles, Montautour, Le Pertre, Taillis et Vergeal. Dans un rapport daté du , les autorités d'Ernée écrivent que des paysans d'Argentré, Le Pertre, Mondevert, Erbrée, La Chapelle-Erbrée, Bréal, Saint-M'Hervé, Montautour et Balazé avaient « porté leurs grain aux insurgés pendant leur séjour à Laval »[7].

Montautour fait partie des communes déclarées totalement insurgées en 1793-1794[8]. Une compagnie chouanne exista à Princé et Montautour ; elle était membre de la « colonne d'Izé », dirigée par Henri du Boishamon, qui elle-même dépendait de la division de Vitré de l'Armée catholique et royale de Rennes et de Fougères. La « colonne d'Izé » était divisée en plusieurs compagnies : la compagnie de Champeaux et Taillis (dont les capitaines étaient Picot l'Aîné et Julien Picot), la compagnie de Balazé, la compagnie de Montreuil-sous-Pérouse et Saint-Christophe-des-Bois, la compagnie d'Izé, la compagnie de Saint-Jean-sur-Vilaine, la compagnie de Champeaux et Taillis.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1803, la paroisse de Montautour fut supprimée, réunie à celle de Princé, mais elle fut rétablie par ordonnance royale le .

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Montautour en 1845 :

« Montautour (sous l'invocation de la Vierge ; à la Visitation) : commune formée de l'ancienne paroisse du même nom, aujourd'hui succursale. (...) Principaux villages : la Gougeonnière, le Haut et le Bas-Tertre, l'Épine, la Pihourdière. Superficie totale 689 hectares dont (...) terres labourables 401 ha, prés et pâtures 79 ha, bois 30 ha, vergers et jardins 7 ha, landes et incultes 141 ha (...). Moulin de la Foucherais, à eau. (...) Géologie : quartzite, schistes à 100 mètres au sud du bourg. On parle le français [en fait le gallo][9]. »

En 1856, la commune de Montautour demanda l'annexion à son territoire de plusieurs villages et hameaux dépendant des communes de Balazé, Châtillon-en-Vendelais et Saint-M'Hervé « afin de se créer des ressources pour ses services publics, et de procurer aux habitants de ces villages, éloignés [du bourg] de leurs communes respectives, plus de facilité pour l'accomplissement de leurs devoirs civils et religieux ». Les conseils municipaux de ces trois communes émirent un avis défavorable ainsi que le Conseil général d'Ille-et-Vilaine[10].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Montautour porte les noms de 2 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux, six au moins (Jean Bilheude, Louis Bourgault, Jules Buffet, Jean Genouël, Joseph Lebreton, Joseph Olivier) sont morts en Belgique en 1914 ou 1915 ; un (Charles Planchet) est mort alors qu'il était prisonnier en Allemagne ; la plupart des autres sont décédés sur le sol français (parmi eux Louis Dibon, qui fut décoré de la Croix de guerre)[11].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

La commune commence à être électrifiée en 1932[12].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Montautour porte les noms de deux personnes (E. Akesson et J. Martin) mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[11].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Emmanuel Halleux[13] est décédé le à Paris de faits liés à la Guerre d'Algérie[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995[14] mars 2014 Paul Garrault   Retraité
avril 2014 en cours Sébastien Fortin[15] SE Menuisier
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 261 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2005, 2010, 2015, etc. pour Montautour[16]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
380 328 373 411 415 414 402 425 424
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
412 408 423 354 365 401 371 391 362
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
354 338 313 299 319 304 308 280 274
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
288 255 226 240 242 240 252 249 261
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006 [18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame-du-Roc, de style néo-roman, édifiée par l'architecte Albert Béziers-Lafosse : tour (1858), corps de l'édifice (1867-1872).
  • Manoir de la Rivière Rabault, XVe siècle.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014, légale en 2017.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de KEROFIS Office public de la langue bretonne : Montautour (lire en ligne) [1]
  2. a, b et c Amédée Guillotin de Corson, "Pouillé historique de l'archevêché de Rennes", volume 5, 1880, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75001z/f263.image.r=Montautour?rk=42918;4
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 467b
  4. ibidem
  5. a et b Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist02og
  6. Personnes en âge de communier
  7. Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, cité par Roger Dupuis, "De la Révolution à la Chouannerie", Nouvelle bibliothèque scientifique, Flammarion, 1988,[ISBN 2-08-211173-3]
  8. Jean-Baptiste Kléber et Henri Baguenier-Desormeaux, "Kléber en Vendée (1793-1794) / documents publiés, pour la Société d'histoire contemporaine", 1907, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k111939x/f461.image.r=Saint-Aubin-des-Landes
  9. A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", 185, consultable https://books.google.fr/books?id=9o8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiC_6yOk_3RAhUGxxQKHZiOCfIQ6AEIHDAA#v=onepage&q=Montautour&f=false
  10. "Rapports et délibérations / Conseil général d'Ille-et-Vilaine", 1856, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5562911c/f316.image.r=Balaz%C3%A9
  11. a, b et c http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=64225
  12. Journal Ouest-Éclair no 13083 du , consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k659023q/f6.image.r=marpir%C3%A9?rk=4678134;4
  13. Emmanuel Halleux, né le
  14. « Les derniers vœux de Paul Garrault, après 49 ans au conseil. », La Chronique Républicaine,‎ (lire en ligne)
  15. « Municipales à Montautour. Sébastion Fortin est le nouveau maire », Ouest-France, 8 avril 2014.
  16. Date du prochain recensement à Montautour, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Liens externes[modifier | modifier le code]

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