Bais (Ille-et-Vilaine)

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Bais
L'église Saint-Marse.
L'église Saint-Marse.
Blason de Bais
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Canton La Guerche-de-Bretagne
Intercommunalité Vitré Communauté
Maire
Mandat
Nathalie Clouet
2014-2020
Code postal 35680
Code commune 35014
Démographie
Gentilé Baiséens
Population
municipale
2 301 hab. (2014 en augmentation de 10,52 % par rapport à 2009)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 00′ 38″ nord, 1° 17′ 26″ ouest
Altitude Min. 47 m
Max. 109 m
Superficie 35,18 km2
Localisation

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Bais est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 2 301 habitants[Note 1] (les Baiséens).

Géographie[modifier | modifier le code]

Bais se situe à l’est de l’Ille-et-Vilaine, à un quinzaine de kilomètres au sud de Vitré.

La commune est traversée du nord au sud par la D 95 (Louvigné-de-Bais-La Guerche-de-Bretagne) et la Quincampoix.

Communes limitrophes de Bais
Louvigné-de-Bais Torcé
Chancé, Moulins Bais Vergéal, Domalain
Marcillé-Robert Visseiche
Carte de la commune de Bais.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes ecclesia Beisci en 1157, Baes en 1164, Bais en 1212, Bedeseum en 1213, Baiscum en 1516[1].

Bais vient semble-t-il d’un dérivé du mot Abbaye[1], du gaulois bedo- (fosse) ou betu- (bouleau), et suffixe ligure –iscum.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La villa gallo-romaine du Bourg Saint-Père atteste d’une présence dès l’Antiquité. Ce site présente la particularité de posséder trois édifices religieux (deux fana et un laraire)[2].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Un cimetière datant des VIe siècle et VIIe siècle, situé à proximité de la chapelle Saint-Pierre, a été fouillé : il se composait de 23 sarcophages en calcaire, 70 coffres en schiste ardoisier et 18 sépultures en pleine terre. Des perles en verre, des boucles et des fibules ont été découverts[3].

La famille d'Espinay, de Champeaux, mais qui possédait également le château de Saudecourt en Louvigné-de-Bais, avait dans la paroisse de Bais plusieurs métairies, une closerie et disposait dans l'église de prééminence, banc, et armoiries[4].

La paroisse de Bais dépendait autrefois de la châtellenie du Désert, qui appartint aux barons de Châteaubriant, puis à ceux de Vitré à partir de 1542, et disposait du droit de haute justice. Le chef-lieu de la châtellenie du Désert se trouvait au manoir de la Rivière du Désert, en Visseiche, et s’étendait sur le territoire des paroisses d'Availles, Bais, Brielles, Chancé, Domalain, Gennes, Moulins, Moutiers, Le Pertre, Saint-Germain-du-Pinel, Vergéal et Visseiche[5].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Marie de Rieux (plus connue sous le nom de Guyonne de Rieux ou de Guyonne de Laval), née en 1524, décédée le , , épouse de Guy XVIII de Laval, dame de Bais, était ralliée à la Réforme protestante[6].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Des gardes nationales de Bais furent très actifs en 1791 et 1792, associés à d'autres venus d'autres communes, faisant fouillant par exemple le le presbytère d'Étrelles, puis ils visitèrent le château du Plessis en Argentré, y commettant de gros dégâts. Le le presbytère d'Étrelles est à nouveau visité et cette fois entièrement saccagé par eux ; le , ils firent irruption à Vergeal et Cornillé pour les débarrasser de leurs prêtres réfractaires ; le ils firent irruption à Argentré pour piller les maisons des habitants réputés aristocrates[7].

La "Légion de Vitré", commandée par Henri du Boishamon, membre du groupe chouan Chevaliers catholiques, fut très active dans la région. Le combat de Bais opposa Chouans et Républicains pendant la Chouannerie, en février 1796.

Article détaillé : Combat de Bais.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1866, quelques cas de choléra sont observés à Bais, ainsi que dans des communes voisines, particulièrement dans la commune d'Étrelles où, du 18 août au 3 novembre, 60 personnes, dont 40 femmes, ont été atteintes. 3 personnes ont succombé à cette épidémie[8].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Selon le journal La Croix, en 1891, 6 élèves sont inscrits à l'école laïcisée contre 130 à l'école "libre", congréganiste[9].

La ligne de tramway allant de Rennes à La Guerche et passant par Bais fut mise en service en juin 1904[10]. La ligne ferma en 1947.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Bais porte les noms de 113 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Parmi eux, 18 ont reçu à la fois la Médaille militaire et la Croix de guerre et 7 la Croix de guerre ; 13 sont morts en Belgique, deux dans les Balkans (un en Grèce, Paul Hervagault, un en Serbie, Jean Gallier) dans le cadre de l'Expédition de Salonique et un (Jean Jenuit) alors qu'il était prisonnier en Allemagne ; les autres sont décédés sur le sol français[11].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Bais : la place de l'église vers 1920

Dans la nuit du 6 au , un ouragan fit des dégâts importants à Bais, abattant notamment de nombreux pommiers[12].

La "Société coopérative agricole de Bais et des environs" fut dissoute le [13].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Bais porte les noms de sept personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles l'abbé Jules Pouchard, officier de la Légion d'Honneur, Croix de guerre, résistant arrêté par la Gestapo le et mort d’épuisement à cause des mauvais traitements qu'il subit le à Saint-Mandé[11].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Un soldat originaire de Bais (Roger Bédier) est mort en captivité le pendant la Guerre d'Indochine[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
avant 1930 après 1930 Bodard    
         
1983 1995 Joseph Pichet    
mars 2001 2005 Anne Bourguignat[14]   Mère au foyer
2005 mars 2014 Joseph Pichet[15]    
mars 2014 en cours Nathalie Clouet[16] DVD Comptable
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[18].

En 2014, la commune comptait 2 301 habitants[Note 2], en augmentation de 10,52 % par rapport à 2009 (Ille-et-Vilaine : +5,61 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 127 3 160 3 190 3 508 3 867 3 728 3 401 3 470 3 412
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 165 3 083 3 017 2 891 2 861 2 850 2 771 2 730 2 581
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 544 2 539 2 447 2 182 2 158 2 228 2 263 2 205 2 157
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
2 148 2 095 2 022 1 913 1 821 1 928 2 004 2 146 2 301
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.

La commune compte un monument historique :

  • L’église Saint-Marse, construite au XVIe siècle et agrandie au XIXe : la porte a été classée par arrêté du 26 octobre 1910 et le reste de l’église a été inscrit par arrêté du 6 juillet 2006[21].

Autre monument :

Activité culturelle et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bais

D’azur à trois besants d’argent, à la bordure componée de sable et d’argent de seize pièces, les pièces de sable chargées d’une croisette pattée d’or, les pièces d’argent chargées d’une croisette potencée de sable accompagnée de vingt-trois petits tourteaux du même ordonnés en orle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014, légale en 2017.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Étymologie et Histoire de Bais », infobretagne
  2. Un grand domaine gallo-romain sur le site de l’INRAP.
  3. Yves Ménez et Stéphane Hinguant, "Fouilles et découvertes en Bretagne", éditions Ouest-France, 2010 (ISBN 978-2-7373-5074-0)
  4. Henri Busson, Charles d'Espinay, évêque do Dol: son oeuvre poétique (1531?-1591), Slatkine, (lire en ligne)
  5. http://www.infobretagne.com/visseiche.htm
  6. André Mussat, Arts et cultures de Bretagne : un millénaire, Rennes, Editions Ouest-France, , 380 p. (ISBN 978-2-737-31932-7, OCLC 34611255)
  7. Roger Dupuy, De la Révolution à la chouannerie paysans en Bretagne 1788-1794, Paris, Flammarion, coll. « Nouvelle bibliothèque scientifique. », , 363 p. (ISBN 978-2-082-11173-7, OCLC 708297244)
  8. "Rapports et délibérations / Conseil général d'Ille-et-Vilaine", 1867, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5564631q/f192.image.r=Cornill%C3%A9?rk=987129;2
  9. Journal La Croix du 26 avril 1891, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k212678g/f1.image.r=Balaz%C3%A9?rk=21459;2
  10. Journal Ouest-Éclair no 1762 du 16 juin 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k640371w/f3.image.r=Louvign%C3%A9-de-Bais?rk=4828350;0
  11. a, b et c (en) « Bais Monument aux Morts (Relevé n° 19928) », sur www.memorialgenweb.org (consulté le 12 février 2017)
  12. Journal Ouest-Éclair no 10301 du 10 janvier 1930, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k658058c/f6.image.r=Louvign%C3%A9-de-bais?rk=1609450;0
  13. Journal Ouest-Éclair no 14604 du 1 novembre 1936, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k660698n/f6.image.r=Louvign%C3%A9-de-bais?rk=2489282;4
  14. « L'annuaire des élus », Dimanche Ouest-France, no 182,‎ (ISSN 1285-7688)
  15. « Les maires élu du 1er tour », Dimanche Ouest-France, no 534,‎ , p. 10-11 (ISSN 1285-7688)
  16. « Nathalie Clouet prend les rênes de la mairie », Ouest-France, 1er avril 2014.
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  21. « Église Saint-Marse », notice no PA00090501, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Patrick Delon, Monseigneur de Lesquen (1770-1855) au Bignon-Guy, dans Le Pays de Dinan, 1998, p. 181.