Gennes-sur-Seiche

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Gennes-sur-Seiche
Gennes-sur-Seiche
L’église Saint-Sulpice.
Blason de Gennes-sur-Seiche
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Intercommunalité Vitré Communauté
Maire
Mandat
Henri Beguin
2020-2026
Code postal 35370
Code commune 35119
Démographie
Gentilé Gennois
Population
municipale
948 hab. (2018 en augmentation de 7,48 % par rapport à 2013)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 19″ nord, 1° 07′ 25″ ouest
Altitude Min. 58 m
Max. 104 m
Superficie 18,50 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Vitré
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de La Guerche-de-Bretagne
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.gennes-sur-seiche.fr

Gennes-sur-Seiche est une commune française située dans le département d’Ille-et-Vilaine en Région Bretagne, peuplée de 948 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune des Marches de Bretagne marquant la limite entre la Bretagne et le Bas-Maine.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Gennes-sur-Seiche est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vitré, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 30 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (96,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (56,6 %), terres arables (33,1 %), prairies (6 %), zones urbanisées (2,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,3 %), forêts (0,3 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Gena en 1065 et Genis en 1299[8].

Du terme gaulois genou (prononcé "guenou") au même sens de bouche, d'embouchure[9], (L'embouchure de la rivière la Seiche).

En 1958, le nom de la commune de Gennes a été modifié en Gennes-sur-Seiche[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Gennes eut pour seigneur, à la fin du XIe siècle, un ancêtre de Bertrand Duguesclin, prénommé Pierre, qui y possédait le manoir de la Roberie. En 1270, l'un des descendants de ce Pierre Duguesclin s'allia à la famille de Broons, et son fils aîné, Robert Duguesclin, seigneur de Broons, époux de Jeanne Mallemains, fut le père du grand connétable Bertrand Duguesclin. La postérité de cette famille s'éteignait en 1760 et le manoir de la Roberie passa aux mains de la famille de Gèvres, par le mariage de l'un de ses membres avec Françoise-Marie Duguesclin[11].

En 1299 l'évêque de Rennes, Égide[12] visita Gennes, qui était alors un prieuré ; n'y ayant trouvé aucun religieux, ni desservant, il la réunit à la paroisse de Brielles[11].

La paroisse de Gennes dépendait autrefois de la châtellenie du Désert, qui appartint aux barons de Châteaubriant, puis à ceux de Vitré à partir de 1542, et disposait du droit de haute justice. Le chef-lieu de la châtellenie du Désert se trouvait au manoir de la Rivière du Désert, en Visseiche, et s’étendait sur le territoire des paroisses d'Availles, Bais, Brielles, Chancé, Domalain, Gennes, Moulins, Moutiers, Le Pertre, Saint-Germain-du-Pinel, Vergéal et Visseiche[13].

Selon un aveu de 1475 le seigneur de Gazon (en Pocé-les-Bois), « noble escuyer Robert Busson, (...) subjet de très redoubté seigneur Guy compte de Laval, seigneur de Vitré et de Chevré » possédait un fief qui s'étendait en Brielles, Gennes et Le Pertre[14].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

La cure était présentée par l'abbé de Saint-Serge d'Angers.

Révolution française[modifier | modifier le code]

La population de la commune est favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire est celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795[15]. La fête de la Jeunesse, au printemps, est également fêtée.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Lors du recensement de 1901, on compte 53,3 % d'agriculteurs, 10,13 % de journaliers et en plus de nombreux domestiques parmi la population active de la commune de Gennes-sur-Seiche[16].

Le Journal officiel du indique que Louis Félix Ollivier, député des Côtes-du-Nord, a déposé sur le bureau de l'Assemblée nationale une pétition hostile à la politique menée par le gouvernement d'Émile Combes signée entre autres par 243 habitants de Gennes-sur-Seiche[17].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’azur aux trois loups d’or[18].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
An VIII   Pierre Gastinel    
1808   Pierre Mouezy    
1820   Julien Julliot    
1833   Pierre Bertin    
1840   Jean Gastinel    
1852   François Duclos    
1855   René Lebreton    
1862   Pierre Bertin    
1875   Henri Besneux   Notaire
1897   Jules Bertin    
1907   Julien Ricard    
1919   Arsène Gastinel    
1928   Henri Faucheux    
1947 1977 Paul Poirier   Agriculteur
mars 1977 juin 1995 Léonie Perrier    
juin 1995 mars 2001[19] Lucien Priour   Ancien directeur commercial
mars 2001[20] 25 mai 2020 Yves Hisope[21] SE Responsable administratif retraité
25 mai 2020 En cours Henri Beguin[22]   Agriculteur retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[24].

En 2018, la commune comptait 948 habitants[Note 4], en augmentation de 7,48 % par rapport à 2013 (Ille-et-Vilaine : +4,83 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 0761 9761 8841 7561 7891 7041 6481 6921 794
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6871 5871 5351 4081 4191 3681 3731 3341 631
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2571 2021 1831 0351 0771 0741 0491 0491 017
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
931887789758742740761805919
2018 - - - - - - - -
948--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2017, Gennes-sur-Seiche était, selon l'INSEE, après Dourdain, la commune d'Ille-et-Vilaine où les retraités avaient le plus faible revenu imposable (15 819 euros).

Économie[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne de bus no 6 de Vitré Communauté.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de la Motte.

La commune compte un monument historique :

  • L’église Saint-Sulpice, mentionnée au XIe siècle, le bâtiment actuel date des XVIe et XVIIe siècles, repris au XIXe par Arthur Regnault. Pendant la Ligue, elle fut munie d'un gros clocher carré dans un but militaire ; des mâchicoulis sont encore visibles à l'intérieur. Cette église rassemble un imposant ensemble de cinq retables lavallois du XVIIe siècle (1673 à 1676). Au maître-autel trône un tabernacle de bois doré à ailes et miroirs. L’église a été inscrite par arrêté du [26].

Autres monuments notables :

  • Le château de la Motte : construit au XVIe siècle, XVIIe siècle et XVIIIe siècle[27].
  • La Grand-Cour construite au 3e quart du XVIIe siècle – 1653.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Abbé Jean Chaupitre, prêtre et homéopathe, né à Gennes-sur-Seiche en 1859, décédé à Naples en 1934. Il est inhumé dans sa commune natale. Sur sa tombe on peut lire l’épitaphe suivante : « Il mit tout son cœur de prêtre et sa science médicale à soulager les misères humaines qui, de partout, se présentaient à lui ». Convaincu de l’efficacité de l’homéopathie, à la suite de la guérison d'un ulcère à l'estomac par un confrère homéopathe, il se lance dans la mise au point de remèdes. Il s’installe à Rennes et rencontre un succès très important grâce à ses préparations homéopathiques devenues les fameuses « gouttes de l’Abbé Chaupitre ». Poursuivi en justice à la suite des plaintes de médecins et de pharmaciens, il décide de partir à l’étranger où il décède en 1934.
  • Xavier Bisaro, musicologue, chantre et musicien, professeur de musicologie à l’université François-Rabelais de Tours, et directeur adjoint du Centre d’études supérieures de la Renaissance (CESR), habita longtemps Gennes-sur-Seiche, dont il était conseiller municipal. Il y est décédé brutalement le et repose au cimetière communal. Auteur de nombreux ouvrages de musicologie historique, on lui doit en particulier Chanter toujours, Plain-chant et religion villageoise dans la France moderne (XVIe-XIXe siècle), PUR, 2010, 246 pages.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fougères, Charles, Le parler et les traditions populaires de Gennes-sur-Seiche, Annales de Bretagne, no 11, 3, 1896 p. 415–441 et no 11, 4, 1896, p. 638–671.
  • Lebeau, Bernard, L'abbé Chaupitre, un pionnier de l'homéopathie en Bretagne (1859-1934) in Bull.Soc.Arch. d'Ille et Vilaine 1988
  • Le Nail, Bernard et Jacqueline, Pays de Vitré ; hommes et femmes remarquables. Ed. les Portes du Large, 2004. "Abbé Jean Chaupitre" p. 46
  • Noël, Jean-François Une justice seigneuriale de Haute-Bretagne à la fin de l'Ancien Régime : la chatellenie de la Motte-de-Gennes in Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest. Tome LXXXIII, no 1,
  • Breton, Yves Le district de La Guerche 1789-1795 - 32 communes dans la tourmente révolutionnaire chez l'auteur, 1989.
  • Abbé Guillotin de Corson, Pouillé historique de l'archevêché de Rennes
  • André Mussat, L'église de Gennes-sur-Seiche, "Bulletin Mémoires de la Société archéologique d'Ille-et-Vilaine", 1983

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur l'Histoire de la paroisse de Gennes et l'église Saint-Sulpice : extraits d’Amédé Guillotin de Corson (1837-1905) " Pouillé Historique de l'Archevêché de Rennes " ici et suivantes ; et Là et suivantes : les Origines de Gennes par Mr de la Borderie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018, légale en 2021.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 3 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 3 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Jean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Spézed, Coop Breizh, , 480 p. (OCLC 963221846), p. 351.
  9. infobretagne, « Étymologie et Histoire de Gennes-sur-Seiche » (consulté le 24 novembre 2016).
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. a et b G. Corbe, Guide historique et statistique du département d'Ille-et-Vilaine, Rennes, Imprimerie Landais et Oberthur, .
  12. Cet évêque n'apparaît pas dans la Liste des évêques et archevêques de Rennes
  13. http://www.infobretagne.com/visseiche.htm
  14. Aveu de 1475, Seigneur et Dame de Gazon, Archives départementales, cité par M. Etasse, Documents inédits concernant la baronnie de Vitré, "Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine", 1910, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207795g/f71.image.r=Domagn%C3%A9
  15. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 398-399.
  16. V. Aubin, "Étude démographique de l'arrondissement de Vitré, 1986, cité par Jean Ollivro,"Bretagne. 150 ans d'évolution démographique", Presses universitaires de Rennes, 2005, (ISBN 2-7535-0086-X).
  17. Journal officiel de la République française, n° du 13 mars 1903, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64666920/f15.image.r=Balaz%C3%A9?rk=21459;2
  18. « Gennes-sur-Seiche Ille-et-Vilaine », sur GASO, la banque du blason (consulté le 21 décembre 2014).
  19. « Élections municipales 2001 - Gennes-sur-Seiche », sur municipales2001.ouestfrance.fr, Ouest-France (consulté le 21 décembre 2014).
  20. « Le maire de Gennes, candidat en 2008 », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 21 décembre 2014).
  21. Réélu en 2008 et en 2014 : « Les maires élu du 1er tour », Dimanche Ouest-France, no 534,‎ , p. 10-11 (ISSN 1285-7688).
  22. « Gennes-sur-Seiche. Henri Beguin élu maire », Ouest-France, (consulté le 30 mai 2020).
  23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  26. Notice no PA00090581, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  27. Source : Archives de la seigneurie de la Motte de Gennes, cotes 49 J 32-33> Fonds d'Argentré, Archives I&V, fonds 49 J.