Louvigné-de-Bais

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Louvigné-de-Bais
La mairie.
La mairie.
Blason de Louvigné-de-Bais
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Canton Châteaugiron
Intercommunalité Vitré Communauté
Maire
Mandat
Thierry Pigeon
2014-2020
Code postal 35680
Code commune 35161
Démographie
Gentilé Louvignéens
Population
municipale
1 786 hab. (2014)
Densité 116 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 02′ 55″ nord, 1° 19′ 50″ ouest
Altitude Min. 33 m – Max. 106 m
Superficie 15,37 km2
Localisation

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Liens
Site web www.louvignedebais.fr

Louvigné-de-Bais est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation de la commune

Louvigné-de-Bais se situe à 35 km à l'est de Rennes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Domagné Saint-Didier Cornillé Rose des vents
N Torcé
O    Louvigné-de-Bais    E
S
Chancé Bais

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Le territoire communal de Louvigné-de-Bais est traversé par différentes infrastructures :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Louvigné : Attesté sous les formes ecclesia de Loveniaco en 1158, Lovigneium en 1170, Lupiniacum prope Baiscum en 1516, Loupvigné au XVIIe siècle[réf. à confirmer][1]. Louvigné est issu du gallo-romain Lupinius et du suffixe acum (« domaine de »)[réf. à confirmer][1], altéré ultérieurement en gné.

Bais : Attesté sous la forme Bediscum en 889. Bais vient semble-t-il d’un dérivé du mot abbaye[réf. à confirmer][1], du gaulois bedo- (fosse) ou betu- (bouleau), et suffixe ligure –iscum.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Coupé : au premier d'argent au lion issant de gueules, armé d'or, au second losangé ; de gueules et d'or, à la croix pattée de sable brochant sur le tout ; le tout enfermé dans une bordure d'azur chargée de neuf macles d'or[2].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

À partir de 1495 (cette année-là, André de Poix, seigneur de Saint-Romand et de Lié, épousa Jeanne Le Vayer, dame de Fouesnel), la famille de Poix posséda la seigneurie de Fouesnel ; successivement Michel de Poix (marié avec Renée du Hallay, puis Catherine du Han), Christophe de Poix (qui épousa vers 1560 Michelle Le Sénéchal, dame de La Valette), René de Poix, Renaud de Poix (mort à Fouesnel en 1669), Gilles de Poix (aussi seigneur de la Massais, en Guichen) en furent les seigneurs, avant que la seigneurie ne passe aux mains de René-François de Visdelou[3], seigneur de Bienassis et conseiller au Parlement de Bretagne, en raison de son mariage en 1704 avec Marguerite-Isis de Poix, fille de Gilles de Poix[4].

Henri Busson[5] a décrit dans un long article la paroisse et l'église de Louvigné-de-Bais entre 1536 et 1563[6].

En mars 1604, Henri IV accordait à Charles d'Épinay (le marquisat d'Épinay se trouvait en Champeaux) des lettres patentes portant union de la terres de Saudecourt en Louvigné-de-Bais, à son marquisat. Vers 1680, le duc de La Trémoille, ou plus probablement son fils Louis Maurice de La Trémoille, vend le fief de Chaumeré, qui dépendait de la terre de Saudecourt, à Christophe de Rosnyvinen, seigneur de Piré[7].

Un chemin des saulniers (emprunté par les faux-sauniers pratiquant la contrebande du sel entre la Bretagne et le Maine, pays de gabelle, passe à la limite des communes de Veneffles (désormais annexée par la commune de Châteaugiron) et d'Ossé avec celles de Chaumeré (désormais annexée par la commune de Domagné) et Saint-Aubin-du-Pavail, puis, après avoir traversé Domagné, passe à la limite de celle de Cornillé avec celles de Torcé et Louvigné-de-Bais avant de rejoindre, via Étrelles et Argentré-du-Plessis, Le Pertre. Ce chemin des saulniers est d'origine ancienne, c'est probablement une ancienne voie romaine ; son tracé se lit encore très bien sur une carte, empruntant successivement de l'ouest vers l'est des tronçons des routes départementales D 93, D 104, D 35, à nouveau D 104 et enfin D 33[8].

Révolution française[modifier | modifier le code]

La population de la commune était, parait-il[évasif], favorable aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur. La principale fête révolutionnaire est celle célébrant l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, fêtée à partir de 1795[9]. À la suite de la prise de pouvoir de Napoléon Ier, ce serment a disparu en 1802 et sur les ordres du Consulat, fut remplacé par un serment de fidélité à la Constitution.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Alexandre Pettier[10] fut médecin dans la commune pendant le troisième quart du XIXe siècle ; son fils, dénommé aussi Alexandre Pettier[11], fut lui aussi médecin, mais décéda jeune à Saïgon, victime du paludisme. En 1902, la commune recherche un médecin[12].

En 1882, un rapport du Conseil général d'Ille-et-Vilaine indique que la commune de Louvigné-de-Bais a présenté 30 cas de diphtérie et que 14 décès ont été enregistrés[13].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Louvigné-de-Bais porte les noms de 52 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; si la plupart sont décédés sur le sol français, quelques-uns (par exemple Augustin Baganier, François Davenel, Edmond Mazéas) sont décédés en Belgique dès l'année 1914 ; Henri Halleux est décédé en Macédoine dans le cadre de l'expédition de Salonique en 1917. Isidore Taupin[14]a été décoré de la Croix de guerre[15].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Louvigné-de-Bais porte les noms de 5 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi eux les trois frères Gérald[16] Hubert[17] et Jacques Amyot d'Inville[18] ou encore A. Lebreton, décédé en 1941 en Allemagne[19].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1871 1898 Célestin Perrel (mort 1898)    
1898 1915 François Bestin (mort 1915)    
1919 1935 François Poirier    
1935 1941 Francis Pirot (démission 1941)    
1941 1953 François Seité   Notaire
1953 1965 Henri Collin   Médecin
1965 1971 Joseph Renoux   Notaire
1971 1995 Alain Pigeon   Entrepreneur TP
1995 en cours Thierry Pigeon[20] DVD Entrepreneur TP, fils du précédent
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 1 786 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2006, 2011, 2016, etc. pour Louvigné-de-Bais[21]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 1].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 332 1 391 1 419 1 280 1 633 1 636 1 630 1 584 1 642
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 499 1 485 1 482 1 428 1 458 1 353 1 301 1 184 1 160
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 143 1 120 1 096 970 1 018 1 031 1 027 1 012 983
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 102 1 087 1 122 1 124 1 209 1 411 1 675 1 695 1 786
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006 [23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Le groupe Pigeon[modifier | modifier le code]

Le groupe Pigeon, entreprise de travaux publics, est fortement implanté sur la commune, il possède plusieurs entreprises sur la commune ; la carrière des Vallons, la Française des plastiques, Pigeon matériaux, Pigeon terrassement, transport Thierry Pigeon, Ouest Formation CBTP, représentant plus de 500 emplois.

Carrière des Vallons[modifier | modifier le code]

La carrière des Vallons a été créée en 1948 et a une autorisation de production de 2 millions de tonnes par an, ce qui en fait une des plus importantes de Bretagne. Elle s'étend sur 85 hectares, dont une partie sur la commune voisine de Bais.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le flanc sud de l'église Saint-Patern.
La chapelle Saint-Job.
Le monument aux morts

La commune compte deux monuments historiques :

  • La chapelle Saint-Job, construite en 1624 et restaurée en 1874. Elle a été inscrite par arrêté du 7 mars 1975[24].
  • L'église Saint-Patern, édifiée au XVIe siècle et dotée d’un clocher au XVIIIe siècle : elle a été inscrite par arrêté du 14 octobre 1926. Cinq de ses vitraux, des XVe et XVIe siècles, avaient été précédemment classés le 11 mai 1907. Trois autres vitraux, réalisés au XIXe siècle par les verriers rennais Leconte et Colin, ont été également classés depuis, par arrêté du 29 août 1984[25].
L'église, terminée en grande partie au milieu du XVIe siècle, est située sur le site d'un sanctuaire roman dont il reste une chapelle. Sur sa façade sud se trouve un cadran solaire daté de 1770.

Autres monuments et sites :

  • La chapelle Saint-Trottin en plein champ au lieu-dit la Grée, Saint qui fait marcher (trotter),
  • Château de la Morandière, ancienne propriété de la famille Amyot d'Inville,
  • Manoir de Fouesnel,
  • Manoir de Saud-Cour situé à l'emplacement du château féodal de Saudrecourt,
  • Manoir de la Touche,
  • Étang de Daniel, un des étangs méso-eutrophes d'Ille-et-Vilaine[26].

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Le Stade louvignéen fait évoluer une équipe de football en ligue de Bretagne et deux autres en divisions de district[27].

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

  • La famille Amyot d'Inville, s'installa au château de la Morandière en 1936. Trois de leurs fils ont péri pendant la Seconde Guerre mondiale. Les deux premiers, Jacques, officier du 3e régiment étranger d'infanterie, Hubert, membre des Forces navales françaises libres, sont tués respectivement en Tunisie en 1943 et pendant la campagne d'Italie en 1944. Le plus jeune, Gérald, prêtre, était responsable d'une organisation de la Résistance à Senlis. Arrêté, il est déporté à Dora, où il meurt d'épuisement en janvier 1945. Un aviso de la marine française, a été baptisé en leur honneur ainsi que pour leur frère, Guy qui combattit aussi durant cette guerre dans le 7e régiment de cuirassiers.
La principale rue de Louvigné-de-Bais porte leur nom et les trois frères sont inscrits sur le monument aux morts.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Etymologie et Histoire de Louvigné-de-Bais », infobretagne
  2. « Louvigné-de-Bais Ille-et-Vilaine », sur GASO, la banque du blason (consulté le 9 mai 2014)
  3. René-François de Visdelou, né le au château de Bienassis en Erquy, décédé le à la Tourneray en Goven
  4. Xavier de Bellevue, "Généalogie de la maison Fournier, actuellement représentée par les Fournier de Bellevüe", 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57280229/f452.image.r=domagn%C3%A9
  5. Henri Busson, né en 1886 , décédé en février 1971 à Bordeaux, linguiste et historien de la littérature, professeur au petit séminaire de Châteaugiron, puis à l'université d'Alger
  6. Henri Busson, L'église et la paroisse de Louvigné-de-Bais (1536 - 1563), revue "Annales de Bretagne", 1926, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115330r/f313.image.r=domagn%C3%A9
  7. Séance du 26 août 1868, "Rapports et délibérations / Conseil général d'Ille-et-Vilaine", 1868, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5562095z/f364.image.r=Chaumer%C3%A9
  8. Paul Banéat, Étude sur les voies romaines du département d'Ille-et-Vilaine, "Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine", 1927, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k122073r/f98.image.r=Domagn%C3%A9
  9. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 398-399
  10. Alexandre Pettier, né le à Domagné, décédé le à Louvigné-de-Bais
  11. Alexandre Pettier, né le à Louvigné-de-Bais, sergent au 2e régiment de tirailleurs tonkinois, décédé le à Saïgon
  12. Journal Ouest-Éclair no 1232 du 30 décembre 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k639837k/f4.image.r=Domagn%C3%A9?rk=8412058;4
  13. "Rapports et délibérations / Conseil général d'Ille-et-Vilaine", 1882, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5578892m/f531.image.r=Balaz%C3%A9?rk=987129;2
  14. Isidore Taupin, né le à Louvigné-de-Bais, soldat au 47e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Mareuil-le-Port (Marne)
  15. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=34473
  16. Gérald Amyot d'Inville, né le à Beauvais (Oise), résistant FFI, déporté au camp de concentration de Buchenwald, mort à Dora le
  17. Hubert Amyot d'Inville, né le à Beauvais (Oise), capitaine de frégate dans la 1re division française libre, tué à l'ennemi le à Montefiascone (Italie), décoré de la Légion d'honneur, de la Croix de la Libération, de la Médaille militaire et de la Croix de guerre
  18. Jacques Amyot d'Inville, né le à Beauvais (Oise), capitaine au 3e régiment étranger d'infanterie, tué à l'ennemi le à Hemchir Dombda (Tunisie), décoré de la Légion d'honneur et de la Croix de guerre, voir http://www.semlh35.fr/Illustres/Illustre_N31a.htm
  19. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=34473
  20. Portail internet des services de l'État
  21. Date du prochain recensement à Louvigné-de-Bais, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  24. « Notice no PA00090619 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Notice no PA00090620 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. Louis Diard, La flore d'Ille-et-Vilaine, Atlas floristique de Bretagne, Rennes, Siloë, 2005, p. 65.
  27. « St. louvignéen », sur Site officiel de la Ligue de Bretagne (consulté le 8 décembre 2015)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Seigneurie de Fouesnel (Louvigné de Bais) et du Plessix-Raffray (Domagné), XVIIe et XVIIIe > Famille de Poix, Archives I&V, fonds 156 J, (1,20 ml).
  • Nathalie Raison, Louvigné-de-Bais, la vie d'une paroisse rurale au XVIe et XVIIe siècles à travers les comptes de fabrique, mémoire d'histoire, Rennes, 1994, (Archives d'I&V - 2 J 633).
  • Yann Lagadec, Pouvoir et politique en Haute-Bretagne rurale. L'exemple de Louvigné-de-Bais (XVIe-XIXe siècles), thèse, Rennes, 2003, (Archives d'I&V - 2 J 846).
  • Henri Busson, L'église et la paroisse de Louvigné-de-Bais : 1536-1563, Annales de Bretagne, n° 37, 3, 1925-1926, p. 309–346.