Bréal-sous-Vitré

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Bréal-sous-Vitré
Bréal-sous-Vitré
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Canton Vitré
Intercommunalité Vitré Communauté
Maire
Mandat
Pascale Cartron
2014-2020
Code postal 35370
Code commune 35038
Démographie
Gentilé Bréalais
Population
municipale
655 hab. (2015 en augmentation de 1,55 % par rapport à 2010)
Densité 114 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 06′ 11″ nord, 1° 03′ 40″ ouest
Altitude Min. 110 m
Max. 181 m
Superficie 5,75 km2
Localisation

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Bréal-sous-Vitré est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 655 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Bréal-sous-Vitré

Bréal-sous-Vitré est une commune située à l'extrême-est du département d'Ille-et-Vilaine, limitrophe de celui de la Mayenne (elle est toute proche de la grande carrière de Saint-Pierre-la-Cour qui appartient au groupe Lafarge) et à la lisière nord de la forêt du Pertre. À l'ouest, le ruisseau du Moulin du Bois (dénommé "ruisseau de Geslin" dans sa partie aval), affluent de rive gauche de la Valière, sert de limite communale avec Mondevert. La commune est située à l'est de Vitré.

La commune présente un paysage rural traditionnel de bocage avec habitat dispersé en hameaux et fermes isolées

La partie sud de la commune est traversée par l'ancienne route nationale 157 (déclassée désormais en RD 857) et désormais, plus au sud encore, par la voie express RN 157, qui prolonge en direction de Rennes l'autoroute A81 ; le péage de La Gravelle, situé plus à l'est, est tout proche.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La paroisse est dénommée Capella de Braello (en 1090), Ecclesia de Brallo (en 1108), Breallum (en 1516)[1].

François de Beaurepaire fait remarquer que la finale -al est commune à un certain nombre de toponymes de la France de l'Ouest (Croyal, Noyal, Sougeal, Tréal, Vergeal, en Ille-et-Vilaine), qu'il interprète par « une finale prélatine -allum » et rapproche de l'élément gaulois °-ialon (forme latinisée -ialum) « lieu défriché; clairière », puis simplement « lieu habité »[2].

Le gentilé est Bréalais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

90 sépultures datant de la fin du VIe siècle jusqu'au XIe siècle ont été découvertes, entourant les fondations d'une probable chapelle ; ce cimetière aurait cessé d'être utilisé lors de la construction de l'église paroissiale remplaçant, sur le même site, cette chapelle antérieure, déjà dédiée à Notre-Dame[3].

La chapelle Notre-Dame de Bréal (une contestation se produisit en 1078 entre les moines de Saint-Serge d'Angers et ceux de Saint-Jouin au sujet de la propriété de la chapelle de Bréal ; l'évêque de Rennes Sylvestre de La Guerche, et l'abbé de Saint-Melaine furent pris pour arbitres de ce différend[4]) était située à peu de distance de Vitré, dans la forêt du Pertre. Elle est à l'origine de la fondation au XIe siècle de la paroisse de Bréal-sous-Vitré, après les défrichements effectués. Bréal se trouvait alors dans la forêt du Pertre qui était territoire neutre et de marche commune, possédé en indivis par les seigneurs de Laval et de Vitré. Un prieuré est aussi fondé au XIe siècle, dépendant de l'abbaye Saint-Serge d'Angers et, jusqu'à la Révolution française, l'abbé de Saint-Serge d'Angers eût le privilège de présenter [de choisir] le prieur-recteur de Bréal à l'évêque de Rennes, la paroisse dépendant de l'évêché de Rennes[1].

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Époque moderne[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Bréal en 1778 :

« Bréal, à dix lieues un sixième à l'est de Rennes, son évêché et son ressort, et à deux lieues un tiers de Vitré, sa subdélégation. Ce territoire se termine à 300 toises à l'est, à la province du Maine, par une croix qui porte le nom de cette dernière province et qui sert de borne de séparation. On y compte 750 communiants[Note 2]. La cure de Notre-Dame-de-Bréal, prieuré dépendant de l'abbaye Saint-Serge d'Angers, qui la présente, a une moyenne et basse justice qui appartient au prieur. Cette paroisse dépend de la baronnie de Vitré[Note 3]. (...) Ce territoire est plus élevé que ceux qui le joignent ; il est bon, fertile en grains, abondant en fruits dont on fait du cidre ; il y a aussi quelques prairies, des pâturages et des landes. Les maisons nobles sont le Bois-Blin, les Bretonnières, le Bois-Briand, les Hayes, la Verrie, la Haye-du-Sac, la Rivière, le Champ du moulin de la Touche, la Roche, le petit Rocher et Longuenoc[4]. »

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Le , une trentaine de « brigands » (des chouans) bien armés pillent Bréal. Dans un rapport daté du , les autorités d'Ernée écrivent que des paysans d'Argentré, Le Pertre, Mondevert, Erbrée, La Chapelle-Erbrée, Bréal, Saint-M'Hervé, Montautour et Balazé avaient « porté leurs grain aux insurgés pendant leur séjour à Laval »[5].

En février 1796, une embuscade est tendue par les Chouans contre les Républicains (période de la chouannerie). Le combat de Bréal est gagné par les Chouans.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Bréal en 1843 :

« Bréal (sous l'invocation de la Sainte Vierge, fêtée le 15 août), commune formée de l'ancienne paroisse du même nom, aujourd'hui succursale ; brigade temporaire de gendarmerie. (...) Principaux villages : les Grandes-Haies, la Touche, la Motte. Superficie totale : 574 ha (...) dont terres labourables 355 ha, prés et pâtures 79 ha, bois 22 ha, vergers et jardins 10 ha, landes et incultes 76 ha (...). Un moulin (du Bois, à eau). La route royale n° 12, dite de Paris à Brest, traverse la commune de l'est au nord. Géologie: schiste argileux. (...). On parle le français[6]. »

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Bréal-sous-Vitré porte les noms de 35 personnes mortes pour la France dont 32 soldats morts pendant la Première Guerre mondiale, dont quatre au moins (Auguste Chaplet et François Moreau[Note 4] en 1914, Amand Boutruche[Note 5] et Hippolyte Briand en 1918) sont morts en Belgique, un (Louis Lerouge) en Serbie dans le cadre de l'Expédition de Salonique, la plupart des autres étant décédés sur le sol français (parmi eux Jean Berthelot[Note 6] à la fois cité à l'ordre de la Nation, décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre, Pierre Berthois[Note 7], décoré de la Médaille militaire et Joseph Hervagault[Note 8], décoré de la Croix de guerre et Marin Jouvin[Note 9], cité à l'ordre de la Nation. Les circonstances du décès des trois autres (Pascal Fournier, Jean Gadbois, Pierre Rocher) ne sont pas précisées[7].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En 1922, la "Société de distribution d'électricité de l'Ouest" mena une enquête publique sur la commune et quelques communes voisines envisageant la création d'un réseau électrique desservant la commune[8].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1965, le nom de la commune de Bréal est modifié en Bréal-sous-Vitré[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1989 1995 Thérèse Boisard[10]    
1989 mars 2008 Joseph Fontaine[11]    
mars 2008[12] en cours Pascale Cartron[13] SE Infirmière coordinatrice
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[15].

En 2015, la commune comptait 655 habitants[Note 10], en augmentation de 1,55 % par rapport à 2010 (Ille-et-Vilaine : +5,54 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
576460505530520599650653662
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
625634626577602524526506524
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
460496462355371339336362411
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
418424407409496530625645655
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne de bus n°5 de Vitré Communauté.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption.

La commune ne compte pas de monument historique, on peut cependant noter :

  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption, église romane datant du XIe siècle : nef simple et chœur en hémicycle. Trois meurtrières s'ouvrent dans le mur septentrional de la nef, demeuré intact. Un arc triomphal termine cette nef et donne entrée dans l'abside, qu'éclairent trois autres meurtrières[1].

Activité culturelle et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015, légale en 2018.
  2. Personnes en âge de communier.
  3. Un aveu en date du l'indique.
  4. François Moreau, né le à Bréal en 1914, soldat au 76e régiment d'infanterie territoriale, tué à l'ennemi le à Kortekeer en Maarkedal (Belgique)
  5. Amand Boutruche, né le à Bréal, soldat au 5e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Gand (Belgique), cité à l'Ordre de la nation et décoré de la Croix de guerre
  6. Jean Berthelot, né le à Bréal, soldat au 136e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le dans la forêt de Retz en Coyolles (Aisne)
  7. Pierre Berthois, né le à Vitré, soldat au 154e régiment d'infanterie, mort des suites de ses blessures le à Revigny (Meuse)
  8. Joseph Hervagault, né le à Bréal, soldat au 47e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Ronchères (Aisne)
  9. Marin Jouvin, né le à Bourgneuf-la-Forêt (Mayenne), soldat au 241e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Prosnes (Marne)
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c http://www.infobretagne.com/breal-sous-vitre.htm
  2. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, Paris, A. et J. Picard, , 253 p. (ISBN 978-2-708-40299-7, OCLC 15314425, présentation en ligne), p. 86.
  3. Françoise Le Boulanger, "Bréal-sous-Vitré, "Le Bourg" (Ille-et-Vilaine) : Rapport de fouilles : Approche d'un cimetière du haut Moyen Âge au début de l'époque Moderne", 2005, Cesson-Sévigné, voir http://dolia.inrap.fr/flora/jsp/portal/index.jsp?record=default:UNIMARC:946&action=opac_direct_view&success=/jsp/portal/index.jsp&profile=anonymous_fr
  4. a et b Ogée 1778, p. 103
  5. Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, cité par Roger Dupuy, De la Révolution à la chouannerie paysans en Bretagne 1788-1794, Paris, Flammarion, coll. « Nouvelle bibliothèque scientifique. », , 363 p. (ISBN 978-2-082-11173-7, OCLC 708297244)
  6. A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 1, 1843, lire en ligne
  7. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=37958
  8. Journal L'Ouest-Éclair no 7425 du 3 mars 1922, lire en ligne
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. https://www.ouest-france.fr/bretagne/breal-sous-vitre-35370/lancienne-maire-fete-ses-noces-de-diamant-2593837
  11. « Les premières élections de maires », sur municipales2001.ouestfrance.fr, Ouest-France (consulté le 24 septembre 2014)
  12. « Premier mandat de maire pour Pascale Cartron », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 24 septembre 2014)
  13. « Municipales à Bréal-sous-Vitré. Second mandat pour Pascale Cartron », Ouest-France, 5 avril 2014.
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rozenn Colleter, Françoise Le Boulanger et Daniel Pichot, Eglise, cimetière et paroissiens Bréal-sous-Vitré (Ille-et-Vilaine) : étude historique, archéologique et anthropologique (VIIe-XVIIIe, Paris, Editions Errance, coll. « Collection Archéologie Aujourd'hui », , 279 p. (ISBN 978-2-877-72490-6)
  • Jean-Baptiste Ogée, « Bréal », dans Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, t. 1, (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]