Basilique Notre-Dame de Bonsecours

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Basilique Notre-Dame de Bonsecours
Image illustrative de l'article Basilique Notre-Dame de Bonsecours
Présentation
Culte Catholique romain
Type Basilique
Rattachement Archidiocèse de Rouen
Début de la construction 1840
Fin des travaux 1844
Style dominant Néo-gothique
Protection Logo monument historique Classé MH (2004)
Géographie
Pays France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Ville Bonsecours
Coordonnées 49° 25′ 18″ nord, 1° 07′ 23″ est

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Basilique Notre-Dame de Bonsecours

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Basilique Notre-Dame de Bonsecours

La basilique Notre-Dame de Bonsecours est située à Bonsecours, près de Rouen sur le lieu d'un pèlerinage dédié à la Vierge et dominant toute l'agglomération rouennaise. Elle est due à l'architecte Jacques-Eugène Barthélémy. La basilique fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [1].

Situé en face de la façade occidentale, se trouve le monument dédié à Jeanne d'Arc avec, à son sommet, l'archange saint Michel. Ce monument, de l'architecte Juste Lisch et du sculpteur Louis-Ernest Barrias a été inauguré en 1892.

Dans le cimetière tout proche se trouvent la tombe de José-Maria de Heredia (1842-1905) et celle du Père Jacques Hamel (1930-2016).

Elle est actuellement la seule église de la paroisse Notre-Dame de Bonsecours, rattachée à l'Archidiocèse de Rouen, et a pour recteur et curé le chanoine Philippe Poirson.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le pèlerinage marial de Notre-Dame de Bonsecours est le seul de Seine-Maritime. Il remonte au Moyen Âge et son historique est relaté sur une plaque de marbre accrochée au mur du porche.

La basilique succède à deux autres édifices : la chapelle de Blosville (village devenu « Blosville-Bonsecours » puis « Bonsecours » en 1959), proche du château mentionné vers 750 existait dès 1034. Elle appartenait aux seigneurs de Pavilly qui la cédèrent aux religieux de Saint-Lô en 1186. Cette chapelle fut remplacée en 1332 par une église paroissiale détruite en 1473 par les troupes de Charles le Téméraire puis reconstruite avant d’être elle-même remplacée par l’actuelle basilique à l’initiative de l’abbé Charles Victor Godefroy, nommé à Blosville en 1838 et qui resterait en poste jusqu'en 1868. On conserve cependant de l’ancienne église, ruinée par la Révolution française, la pièce la plus importante et la plus vénérée, la statue de Notre-Dame de Bonsecours, en bois polychrome du XVIe siècle ainsi que des stalles en bois du XIIIe siècle.

La basilique fut conçue par l’architecte Jacques Eugène Barthélemy dans le style néogothique – c'est d'ailleurs le premier exemple de ce style en France. La première pierre du nouvel édifice fut posée le 4 mars 1840 par l'archevêque de Rouen, le cardinal de Croÿ. La construction se termina en 1844, la bénédiction eut lieu en octobre de cette année.

Le pape Pie IX honora le sanctuaire de Notre-Dame de Bonsecours du privilège du couronnement le 15 juillet 1870. Le cardinal-archevêque de Rouen Mgr de Bonnechose couronna la Vierge le 24 mai 1880. Le 18 mai 1980 eurent lieu les célébrations du centenaire de ce couronnement.

Description[modifier | modifier le code]

Portails de la façade occidentale

La basilique de style néogothique comporte une nef flanquée de bas-côtés, sans transept, et une tour surmontée d’une flèche au-dessus de la façade occidentale, qui comporte trois portails aux voussures abondamment sculptées et précédés de quelques marches. À l'extérieur de l'église, et devant le portail de gauche subsiste la pierre tombale du curé de Bonsecours entre 1790 et 1835.

Au tympan du portail central est figurée la Vierge en majesté aux côtés de laquelle s'inclinent deux anges ; aux tympans des portails latéraux sont représentées deux scènes de la vie de la Vierge : à gauche, son enfance auprès de ses parents, Sainte Anne et Saint Joachim ; à gauche, les fiançailles avec Saint Joseph.

ND de Bonsecours - Intérieur.JPG

L'édifice comprend une nef de sept travées, flanquée de bas-côtés, qui se prolonge sans transept, par le chœur de trois travées, également avec bas-côtés, terminé par une abside polygonale à cinq pans sans déambulatoire. La première travée de la nef est séparée des travées correspondantes des deux bas-côtés par un mur, constituant une sorte de narthex que surplombe la tribune de l'orgue. Au début des bas-côtés, de part et d'autre du narthex, sont ainsi délimitées deux sortes de chapelles dont l'une, au nord, contient les fonts baptismaux. Les bas-côtés du chœur constituent quant à eux deux chapelles de trois travées, celle du nord est consacrée à la Vierge, celle du sud au Saint-Sacrement.

L'élévation intérieure comprend les grandes arcades, un triforium aveugle et les fenêtres hautes.

Bonsecours (France) - Détail d'une colonne

L’intérieur de la basilique présente la particularité d’être entièrement peint, selon l'exemple de la Sainte-Chapelle qu'avait admirée l'abbé Godefroy.


Vitraux[modifier | modifier le code]

La basilique possède une collection complète de vitraux de la verrerie Gsell de Choisy-le-Roi (1844) parmi lesquels le vitrail proche des fonts baptismaux, que le Frère Philippe Bransiet, supérieur général des Frères des Écoles chrétiennes, offrit pour commémorer le passage à Bonsecours de Jean-Baptiste de La Salle.

Mobilier[modifier | modifier le code]

Le maître-autel, de style néogothique, est dû au sculpteur Victor Fulconis.

Grille de la chapelle de la Vierge

La grille en fer forgé de la chapelle de la Vierge a été réalisée vers 1850 par le ferronnier d'art Pierre Boulanger auteur des remarquables pentures du portail central de la cathédrale Notre-Dame de Paris[2]. La basilique dispose d'un mobilier en chêne particulièrement travaillé : chaire, stalles, confessionnaux.

Le soubassement de la chaire monumentale est orné des statues grandeur nature de quatre Pères ou Docteurs de l'Église assis : Saint Irénée, Saint Hilaire, Saint Bernard et Saint Thomas d'Aquin.

Orgues[modifier | modifier le code]

Bonsecours Orgue.JPG

Les orgues d’Aristide Cavaillé-Coll furent inaugurées par Lefébure-Wély le 20 novembre 1857. Elles comportent aujourd’hui 3 claviers, un pédalier, 32 jeux. Le buffet est de style néogothique.

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Julien Loth, Abbé Eugène-Paul Sauvage, Introduction par R.P. Monsabré, Notre-Dame de Bonsecours, E. Augé et Ch. Borel éditeurs, Rouen, 1891.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice no PA00100572, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Pierre Boulanger, Préface, Raymond Subes, Presses du Compagnonnage, Paris 1961

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]