Abbaye Notre-Dame d'Ivry

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Abbaye Notre-Dame d'Ivry
Image illustrative de l’article Abbaye Notre-Dame d'Ivry
Présentation
Type Abbaye
Rattachement ordre de saint Benoît
Début de la construction ca 1071
Autres campagnes de travaux 1668-1672
Protection Logo monument historique Classé MH (1932)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Ville Ivry-la-Bataille

L'abbaye Notre-Dame d'Ivry (sancta Maria de Ibreio) est une ancienne abbaye bénédictine située sur la commune d'Ivry-la-Bataille, dans le département de l'Eure, en France.

Elle est fondée au XIe siècle.

Origines[modifier | modifier le code]

Roger d'Ivry est un comte anglo-normand du XIe siècle, originaire d'Ivry. Issu de la famille éponyme, il est l'échanson de Guillaume le Conquérant[1].

Il prend part à la conquête normande de l'Angleterre par le duc Guillaume en 1066 et fonde l'abbaye Notre-Dame d'Ivry en 1071[2].

En 1563, la première guerre de Religion cause la perte de l'église abbatiale, qui est relevée sous l'abbatiat de Jacques de Poitiers.

L'abbaye porte les armes des seigneurs d'Ivry.

Réforme de Saint-Maur[modifier | modifier le code]

d'or à trois chevrons de gueules

La congrégation bénédictine de Saint-Maur entreprend de réformer la plupart des monastères français par la restauration de la discipline, du travail intellectuel et des travaux d'érudition. Elle engage également de vastes reconstructions, dont bénéficie largement l'abbaye Notre-Dame du Bec — une des premières abbayes à être réformées. À cet instar, l'abbaye d'Ivry est relevée à partir de 1668 sous l'abbé commendataire Philippe de Vendôme.

L'abbaye à la Révolution[modifier | modifier le code]

L'abbaye est fermée et vendue comme bien national à la Révolution (1791).

Mobilier

Mauduit rapporte que « l'église était richement décorée de superbes tableaux, de statues en bois de hauteur humaine sculptées par les meilleurs ouvriers de Paris représentant Jésus Christ tenant sa croix, la Sainte Vierge, saint Benoît et un ange adorateur de chaque côté de l'autel ... »[3].

L'acquéreur (et/ou dépositaire) Levaigneur, paroissien de Saint-Martin, fit don de tout cela pour la décoration de l'église locale.

Les deux cloches de l'église abbatiale partent vers Breuilpont où elles sont échangées avec celles de l'église Saint-Martin (une refonte aura lieu en 1834).

Immobilier

Une filature de coton Ritouret Castel[4] comportant l'installation de mull jennies investit le domaine de l'ancienne abbaye en 1805. Un incendie y a lieu en avril 1869.

Il ne reste de visible du domaine public[5] que le portail d'entrée, une statue et une arcade romane. Ces vestiges sont classés au titre des monuments historiques depuis 1932[6].

Imagerie[modifier | modifier le code]

Le Monasticon Gallicanum consacre la planche XXII à la représentation de l'abbaye en 1687.

La mairie de la commune indique que le collectionneur Gustave de Reiset (1821-1905) lui a offert une gravure du plan d'origine du domaine.

Liste des abbés[modifier | modifier le code]

La liste des abbés s'étale de 1071 à 1790[7]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François-Joseph Mauduit, Histoire d'Ivry-la-Bataille et de l'abbaye de Notre-Dame d'Ivry, d'après les notes et pièces inédites recueillies par feu M. F.-J. Mauduit, rédigées et classées par un membre de la Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure, Évreux, Imprimerie de Charles Hérissey, , 609 p. (lire en ligne), p. 415 et s..
  • Pierre Bauduin, La première Normandie (Xe-XIe siècles) : sur les frontières de la haute Normandie : identité et construction d'une principauté, Caen, Presses universitaires de Caen, , 488 p. (ISBN 978-2-84133-299-1)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bauduin 2004, p. 212
  2. Bauduin 2004, p. 213
  3. Mauduit, op. cit., p. 440.
  4. [1].
  5. Quelques vestiges probables sur des propriétés privées.
  6. « Ancienne abbaye », notice no PA00099459, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. François-Joseph Mauduit ( - ), op. cit. p. 461 et s..
  8. Une affaire de malversation a été instruite à charge contre lui.
  9. [2].
  10. Dispute avec Artus d'Agar nommé abbé par le duc de Mayenne.
  11. Louis Anisson, docteur en Sorbonne, prieur de Fleurs, ordre de Cîteaux, à Douai, vicaire de l'archevêque de Lyon.
  12. a et b [3]. Les bornes temporelles sont corrigées de la version de Charpillon/Caresme selon les révélations des archives de l'Eure
  13. Nomination à l'abbaye d'Ivry (Eure) (bulles), Cote 2 E 1841 (1-91). Fonds du Lau, pièce 36, archives de Dordogne.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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