Abbaye Notre-Dame-de-Grâce de Bricquebec

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Abbaye Notre-Dame-de-Grâce de Bricquebec
Image illustrative de l'article Abbaye Notre-Dame-de-Grâce de Bricquebec
Présentation
Culte Catholique
Type Abbaye
Rattachement Ordre cistercien de la stricte observance
Début de la construction 1824
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Ville Bricquebec
Coordonnées 49° 29′ 05″ nord, 1° 38′ 14″ ouest[1]

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Abbaye Notre-Dame-de-Grâce de Bricquebec

L'abbaye Notre-Dame-de-Grâce, fondée au XIXe siècle, est une abbaye cistercienne (en activité) située dans la commune de Bricquebec, dans le département de la Manche, région Basse-Normandie.

Historique[modifier | modifier le code]

L'abbaye est fondée le 13 juillet 1824 par l'abbé Bon Onfroy (1777-1857). Prêtre du diocèse de Coutances, curé de Digosville, celui-ci désirait se consacrer à la vie monastique ; son évêque accepta à condition qu'il fonde un monastère dans le diocèse. Celui-ci comptait de nombreuses et belles abbayes abandonnées depuis la Révolution ; mais Bon Onfroy n'avait pas d'argent pour les acheter. Enfin, un terrain inculte et marécageux lui est proposé à Bricquebec par un meunier qui devint novice les premières années, avant de se raviser et de vendre en partie son terrain au monastère. Une affiche de décembre 1823 détaille les biens en présence : 3 moulins (froment, orge, sarrasin) dans le Bois du Pied-Duval pour une surface de 4ha 80a, et une terre, triage des Luzernes, contenant une maison, un cabinet, des chambres, des étables, une grange, un pressoir, un cellier et des cours sur environ 8ha.

Bon Onfroy désirant se rattacher à un ordre monastique existant, l'abbaye de Port-du-Salut (Mayenne) lui prête trois moines pour aider le jeune monastère à vivre la vie cistercienne. Le 29 juillet 1825, le pape Léon XII reconnaît celui-ci comme prieuré et l'affilie à l'ordre de Cîteaux, congrégation de Notre-Dame de la Trappe (qui est le futur ordre cistercien de la stricte observance), dépendant de l'abbaye de Melleray en Loire-Atlantique. En 1834, l'église est construite suivant les plans érigés par l'abbé Robert (1804-1885), chanoine et doyen du Chapitre de Rouen.

En 1836, Rome érige le prieuré en abbaye et son fondateur devient le premier abbé sous le nom de Dom Augustin Onfroy.

Les moines de Bricquebec assèchent les marécages, créent une ferme de vaches laitières, des moulins, une fromagerie, un élevage porcin, un élevage avicole, un laboratoire de charcuterie et un magasin monastique. Ils ont longtemps été célèbres en Normandie pour leur fromage, la Trappe de Bricquebec.

Avec l'ouverture du Japon au monde au XIXe siècle viennent les missionnaires. Deux prieurés sont créés dans le Hokkaido (Japon)[2]: en 1896 à Tobetsu (moines) et en 1898 à Tenshien (moniales). Les débuts y sont difficiles, mais avec l'acceptation de la "paternité" des maisons du Japon par Dom Vital Lehodey, ces fondations vont s'épanouir et essaimer sur le territoire nippon :

  • Seiboen en 1935, moniales
  • Imari en 1953, moniales
  • Nasu en 1954, moniales
  • Ajimu en 1981, moniales
  • Oita en 1980, moines
  • Sujong (Corée du Sud) en 1987, moniales.

Pendant la Première Guerre mondiale, l'abbaye abrite l'hôpital auxiliaire 117, comprenant 60 places, qui accueillera une majorité d'hommes du Nord de la France et de Belgique.

La Trappe aujourd'hui[modifier | modifier le code]

La communauté actuelle compte 15 moines cisterciens trappistes, le supérieur est Dom Charles Robilliard. Les trappistes de Bricquebec ont fondé plusieurs abbayes filles au Japon et chaque année, le supérieur se rend au Japon pour leur rendre visite.

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Charcuterie de la Trappe[modifier | modifier le code]

Un moine de la communauté, le père Marc, passionné par l'élevage du porc, a monté une petite entreprise élevant des porcs et confectionnant de la charcuterie[3].

Listes des supérieurs depuis la fondation[modifier | modifier le code]

Dom Augustin Onfroy
  • 1824 - 1825 : Père Augustin Onfroy, Fondateur
  • 1825 - 1826 : Dom Pierre Gauban, Prieur provisoire
  • 1826 - 1836 : Dom Augustin Onfroy, Prieur titulaire
  • 1836 - 1857 : Dom Augustin Onfroy, abbé
  • 1857 - 1858 : Dom Bernard Bazin, supérieur provisoire
  • 1858 - 1872 : Dom Bernard Bazin, abbé
  • 1872 - 1874 : Dom Germain Furet, supérieur provisoire
  • 1874 - 1893 : Dom Germain Furet, abbé
  • 1893 - 1895 : Dom Vital Lehodey, supérieur provisoire
  • 1895 - 1929 : Dom Vital Lehodey, abbé
  • 1929 - 1933 : Dom Louis Kervingant, abbé, tué dans un accident de voiture, en 1933
  • 1933 - 1933 : Dom Raphaël Gouraud, élu le 7 août et accident de voiture le jour-même, il meurt le lendemain!
  • 1933 - 1936 : Dom Maur Daniel, supérieur ad nutum
  • 1936 - 1939 : Dom Maur Daniel, abbé
  • 1939 - 1940 : Dom Marie-Joseph Marquis, prieur administrateur
  • 1940 - 1981 : Dom Marie-Joseph Marquis, abbé
  • 1981 - 1996 : Dom René Bonpain, abbé
  • 1996 - 2011 : Dom Charles Robilliard, abbé
  • 2011 - 2015 : Dom Paul Houix, supérieur ad nutum (abbé émérite de Timadeuc)
  • 2015 - : Dom Charles Robilliard, supérieur ad nutum (abbé émérite)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Vaschy, Vie cénobitique du Père Paul-Marie, religieux-profès de la Trappe de Notre-Dame-de-Grâce, près Bricquebec, Lyon, Mothon aîné, 1844 [lire en ligne].
  • Le Révérend Père Dom Augustin Onfroy et la Fondation de Notre-Dame de Grâce, Cherbourg, Impr. Saint-Joseph, 1902, 496 p.
  • Jean Gautier, Vie et mort des trappistes, Paris, La Colombe, , 198 p.
  • R.P. Irénée Valléry-Radot, La mission de Dom Vital Lehodey, Paris, Les Éditions du Cerf, 1956, 246 p.
  • P. Bruno Brard, Dom Vital Lehodey, Paris, Gabalda, , 256 p.
  • Gérard Vivier, Le moine et le soldat : l'abbaye Notre-Dame de Grâce de Bricquebec au cours de la Seconde Guerre mondiale, Bricquebec, Abbaye N.-D. de Grâce, 2004, 93 p.
  • Alain Cruchet, Antoinette Duboc, Maurice Lécrivain, « Histoire de la fromagerie de la Trappe de Bricquebec » in La Passion des Etiquettes de Fromage, octobre 2009, no 176, p. 8-9.
  • Histoire de l'abbaye Notre-Dame de Grâce de Bricquebec, Ocep, Coutances, 104 p.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Visualisation sur Géoportail (consulté le 10 avril 2010).
  2. Au Japon : mes premières années, souvenirs et impressions, par le Frère Ignace
  3. cochonduperemarc.com Le site officiel du Cochon du père Marc

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]