Enrique Peña Nieto

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Enrique Peña Nieto
Enrique Peña Nieto en 2013.
Enrique Peña Nieto en 2013.
Fonctions
57e président des États unis mexicains
En fonction depuis le
(3 ans 7 mois et 21 jours)
Élection
Gouvernement Peña Nieto
Prédécesseur Felipe Calderón
Gouverneur de l'État de Mexico

(5 ans 11 mois et 30 jours)
Prédécesseur Arturo Montiel Rojas
Successeur Eruviel Ávila Villegas
Biographie
Date de naissance (50 ans)
Lieu de naissance Atlacomulco (État de Mexico, Mexique)
Nationalité Mexicaine
Parti politique Parti révolutionnaire institutionnel
Conjoint Mónica Pretelini (1993-2007)
Angélica Rivera (2010-)
Diplômé de Université Panaméricaine École normale supérieure (Paris)
Profession Avocat
Résidence Los Pinos

Signature de Enrique Peña Nieto

Enrique Peña Nieto Enrique Peña Nieto
Gouverneurs de l'État de Mexico
Présidents des États-unis mexicains

Enrique Peña Nieto, né le à Atlacomulco, État de Mexico, est un homme politique mexicain, membre du Parti révolutionnaire institutionnel. Il est président du Mexique depuis le . Élu le 1er juillet de la même année, il a été confirmé comme tel par le Tribunal électoral fédéral le 31 août suivant[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Député au Congrès de l'État de Mexico[modifier | modifier le code]

En 2003, Peña Nieto est élu député du district XIII, à Atlacomulco, au Congrès de l'État de Mexico pour la LVe législature. Entre septembre 2003 et septembre 2004, il est coordinateur du groupe parlementaire du Parti révolutionnaire institutionnel et préside l'Assemblée de coordination politique.

Gouverneur de l'État de Mexico[modifier | modifier le code]

Le 17 octobre 2004, le Parti révolutionnaire institutionnel lance le processus pour la désignation du candidat au poste de gouverneur de l'État de Mexico. Les candidats déclarés sont, outre Peña Nieto, Guillermo González Martínez, Oscar Gustavo Cárdenas Monroy, Jaime Vázquez Castillo, Eduardo Bernal Martínez, Ferdinand Alberto García Cuevas, Cuauhtémoc García Ortega, Isidro Pastor Medrano, Enrique Jacob Rocha, Héctor Luna de la Vega et Carlos Hank Rhon. En avril 2005, Enrique Peña Nieto est désigné comme le candidat unique du PRI et de son partenaire de coalition, le Parti vert écologiste du Mexique.

Le , il est élu gouverneur de l'État de Mexico en obtenant 49,2 % des voix, largement devant ses adversaires du PAN et du PRD. Il exerce cette fonction entre le et le [2].

Candidat à la présidence de la République[modifier | modifier le code]

Le 17 décembre 2011, il reçoit l'investiture comme candidat unique du PRI pour l'élection présidentielle du 1er juillet 2012, à l'issue de laquelle il est élu en obtenant 38,21 % des voix devant son principal adversaire Andrés Manuel López Obrador. Il est officiellement proclamé élu président de la République le , après un rejet du recours en annulation de l'élection présidentielle[3].

Président du Mexique[modifier | modifier le code]

Il prend ses fonctions de président du Mexique le et forme immédiatement son gouvernement.

En novembre 2013, alors que le taux d'obésité chez les adultes mexicains est plus élevé au Mexique qu'aux États-Unis, il impose une nouvelle taxe sur les produits sucrés[4].

En 2014, il lance l'initiative de former une gendarmerie nationale. En janvier 2015, le président américain Barack Obama renouvelle son engagement à aider militairement l'État mexicain dans sa lutte contre les cartels de la drogue[5]. En juin 2015, à la suite des élections de mi-mandat, Enrique Peña Nieto préserve une fine majorité de 33 % au Congrès mexicain[6].

Controverses[modifier | modifier le code]

Affaire The Guardian[modifier | modifier le code]

Le , le quotidien britannique The Guardian publie des informations dénonçant l'existence d'un accord entre le conglomérat multimédia Televisa et Enrique Peña Nieto sur des informations relatives à lui-même et à López Obrador aux élections fédérales mexicaines de 2006 dans l'objectif de favoriser le premier et porter préjudice au second. Bien que les informations du Guardian correspondent à d'autres faits et informations antérieures, diverses sources[Qui ?] indiquent que l'origine des documents et leur degré d'exactitude ou de véracité sont difficiles à évaluer[7],[8]. En novembre 2012, l'institut électoral fédéral rejette la pertinence de ces accusations, affirmant qu'aucun acte illégal n'a été commis[9].

Mouvement Yo soy 132[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Yo soy 132.

Le 11 mai 2012, à la suite de sa participation au forum de l'Université ibéro-américaine, le mouvement Yo soy 132 a été créé[10],[11]. Un de ses objectifs a été (sauf pour les représentants de l'Institut technologique autonome de Mexico[12]) de s'opposer à l'« imposition médiatique » opérée par Enrique Peña Nieto ou de tout autre candidat[11],[13],[14],[15].

Affaire Banca Monex[modifier | modifier le code]

Pendant la campagne électorale le PRD et PAN ont dénoncé l'achat de votes de la part du PRI[16]. Concrètement l'Unité de contrôle de l'Institut fédéral électoral (IFE) a confirmé qu'une personne morale à caractère marchand avait financé 9 924 comptes bancaires électroniques, pour un montant total de 70 815 534 pesos. Selon le PRD et le PAN ces fonds auraient été destinés à payer la structure du PRI dans les bureaux de votes pour influencer illégitimement et illégalement le vote des électeurs. Cet avis a été garanti à la suite de la découverte de relations entre le PRI, Alkino et d'autres entreprises marchandes pour un montant de 66 millions de pesos distribués par l'intermédiaire de la Banque "Banca Monex" En janvier 2013, l'Institut fédéral électoral (IFE) a validé l'avis de l'unité de contrôle et a avisé le PRI-PVEM qu'il recourait à des opérations illicites pour le financement de la campagne d'Enrique Peña Nieto.

L'équipe de campagne d'Enrique Peña Nieto aurait également bénéficié des services du consultant politique controversé Juan José Rendón (qui avait auparavant contribué aux campagnes d'Álvaro Uribe, de Porfirio Lobo ou encore d'Henrique Capriles ) et de son pirate informatique Andrés Sepúlveda. Ce dernier, selon ses propres aveux, disposait avec son équipe de 600 000 dollars de budget pour manipuler les réseaux sociaux et créer un enthousiasme factice pour la campagne de Peña Nieto, injecter des logiciels espions dans les programmes informatiques des candidats adverses, et voler des plans de campagnes. Andrés Sepúlveda est actuellement emprisonné en Colombie pour avoir, en relation avec la campagne présidentielle Óscar Zuluaga, espionné des responsables politiques et militaires ; tandis que Juan José Rendón est suspecté d'avoir reçu de fortes rétributions financières des narcos-paramilitaires pour faire valoir leurs intérêts auprès des autorités[17][18].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Mexico's Pena Nieto declared president, rival calls rally », AFP, 31 août 2012
  2. States of Mexico M-Z
  3. Peña Nieto officiellement élu au Mexique, Le Figaro, 31 août 2012.
  4. (en) Sarah Boseley, « Mexico to tackle obesity with taxes on junk food and sugary drinks », sur Theguardian.com,‎
  5. Karl Baker, Jo Tuckman, Dan Roberts, « Obama backs Mexico government amid calls to suspend military aid », sur Theguardian.com,‎
  6. (en) « Mexican president Enrique Peña Nieto set to keep majority after midterms », sur Theguardian.com,‎
  7. [1] Investigación y declaraciones de the guardian y televisa, 6 de junio de 2012.
  8. [2] The guardian revela pacto Televisa-EPN, 6 de junio de 2012.
  9. (en) Jo Tuckman, « Mexican legal challenge to Enrique Peña Nieto's election win dismissed », sur Theguardian.com,‎
  10. http://internacional.elpais.com/internacional/2012/05/22/actualidad/1337719454_576432.html
  11. a et b http://www.elmundo.es/america/2012/05/31/mexico/1338464838.html
  12. http://www.animalpolitico.com/animal-electoral/2012/05/29/alumnos-del-itam-confirman-permanencia-en-yo-soy-132-pero-no-iran-contra-pena-nieto/
  13. http://internacional.elpais.com/internacional/2012/05/31/actualidad/1338431760_932522.html
  14. http://colorelectoral.excelsior.com.mx/nota/q/839323
  15. http://lasillarota.com/index.php?option=com_k2&view=item&id=42357&Itemid=86
  16. La Jornada, 28/Julio/2012
  17. « How to Hack an Election », sur Bloomberg.com (consulté le 21 juin 2016)
  18. C. N. N. Por, « J.J. Rendón renuncia a campaña de Santos por escándalo de presunta mediación con narcos », sur CNNEspañol.com,‎ (consulté le 21 juin 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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