Parti action nationale

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Parti action nationale
(es) Partido Acción Nacional
Image illustrative de l’article Parti action nationale
Logotype officiel.
Présentation
Président Damián Zepeda Vidales
Fondation (PAN)
Siège Av. Coyoacán No. 1546
Delegación Benito Juárez, Mexico
Secrétaire général Marcelo Torres Cofiño
Positionnement Droite[1]
Idéologie Conservatisme
Conservatisme sociétal
Libéral-conservatisme
Démocratie chrétienne
Libéralisme économique
Affiliation internationale Internationale démocrate centriste
Organisation démocrate-chrétienne d'Amérique
Union des partis latino-américains
Adhérents 378 838 (2017)
Couleurs Bleu et blanc
Site web pan.org.mx
Représentation
Députés
78 / 500
Sénateurs
24 / 128
Gouverneurs
10 / 32

Le Parti action nationale ou PAN (en espagnol : Partido Acción Nacional) est l’un des plus grands partis politiques du Mexique. C’est un parti conservateur[2]. Il a le contrôle de 10 des 32 États et compte 78 députés sur 500 à la Chambre des députés. Il est membre de l’Internationale démocrate centriste (IDC), ancienne Internationale démocrate-chrétienne. Créé en 1939, le parti est resté dans l’opposition pendant environ 60 ans, en raison de l’hégémonie du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), avant de gouverner le Mexique de 2000 à 2012 avec les présidents Vicente Fox et Felipe Calderón, puis de retourner dans l'opposition.

Histoire[modifier | modifier le code]

En , s’est réuni un comité organisateur dirigé par Manuel Gómez Morín qui avec des personnalités comme Efraín González Luna, Miguel Estrada Iturbe, Luis Calderón Vega, Rafael Preciado Hernández, Juan Landerreche Obregón, Gustavo Molina Font, Manuel Herrera y Lasso, et Aquiles Elorduy définirent les modalités d’un nouveau parti politique. Le Parti d’action nationale (PAN) fut fondé en par Manuel Gómez Morín. La devise du PAN « Pour une patrie ordonnée et généreuse, et une vie meilleure et plus digne pour tous » fut adoptée.

A l'issue des élections de 2000, le Parti action nationale porte à la présidence son candidat, l’ancien dirigeant de Coca-Cola Vicente Fox, détrônant pour la première fois le PRI. Le nouveau pouvoir, qui avait promis pendant la campagne d'ouvrir les archives de l’État sur certains faits criminels imputés au PRI, pactise finalement avec ce dernier. Le PRI négocie son soutien à certaines réformes en échange de l'impunité[3]. Le PAN conserve le pouvoir en 2006 avec l'élection de Felipe Calderón[4].

Le parti présente la candidature de Ricardo Anaya Cortés pour l'élection présidentielle de 2018 mais celui-ci, impliqué dans des affaires de détournement de fonds, ne parvient pas à rassembler le parti autour de lui. En particulier, il ne convainc pas les proches de l’ancien président Felipe Calderón, dont l’épouse, Margarita Ester Zavala Gómez del Campo, s’est présentée en tant qu’indépendante, avant de renoncer[4].

Idéologie[modifier | modifier le code]

Le parti est d'inspiration catholique et libérale et lié au patronat[5].

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Année Candidat Voix % Rang
1952 Efraín González Luna (es) 285 555 7,8 3e
1958 Luis H. Álvarez (en) 705 303 9,4 2e
1964 José González Torres (es) 1 034 337 11,0 2e
1970 Efraín González Morfín (es) 1 945 070 14,0 2e
1976 pas de candidat
1982 Pablo Emilio Madero (en) 3 700 045 16,4 2e
1988 Manuel Clouthier (es) 3 208 584 16,8 3e
1994 Diego Fernández de Cevallos 9 146 841 25,9 2e
2000 Vicente Fox 15 989 636 42,5 élu
2006 Felipe Calderón 15 000 284 35,8 élu
2012 Josefina Vázquez Mota 12 473 106 25,40 3e
2018 Ricardo Anaya Cortés 6 076 052 22,68 2e

Gouverneurs d’États mexicains issus du PAN[modifier | modifier le code]

Les gouverneurs sont élus pour une durée de 6 ans, la réélection n’est pas autorisée par la Constitution mexicaine. En , le PAN contrôle 7 des 32 États mexicains.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) « Andrés Manuel López Obrador », sur www.la-razon.com, (consulté le 11 juillet 2018).
  2. (es) « El conservador PAN irá en solitario a por la gobernación del estado de México », sur lavanguardia.com, .
  3. « Le massacre de Mexico en 1968, symbole de l'impunité », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  4. a et b Renaud Lambert, « Au Mexique, la tentation de l’espoir », sur Le Monde diplomatique,
  5. « Au Mexique, "le PRI a presque toujours été un parti de droite", affirme l'universitaire Roger Bartra », Le Monde,‎ (lire en ligne)