Ancien archidiocèse de Vienne

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Archidiocèse de Vienne
(la) Archidioecesis Viennensis Allobrogum
Informations générales
Pays France
Archevêque Supprimé par la Constituante en 1790
Langue(s) liturgique(s) latin
Superficie km2
Création du diocèse Ier siècle
Élévation au rang d'archidiocèse
Province ecclésiastique Vienne
Diocèses suffragants Die
Grenoble
Valence
Viviers
Annecy-Genève
Maurienne
Adresse Vienne
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

L'archidiocèse de Vienne (Isère) (en latin : Archidioecesis Viennensis Allobrogum) est un ancien archidiocèse de l'Église catholique en France.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le diocèse de Vienne est le plus ancien de Gaule, créé par Saint-Crescent au milieu du Ier siècle. Il érigé en archidiocèse au milieu du IIIe siècle. Son premier évêque attesté est saint Avit, élu vers 475, mort vers 525.

L'ancien archevêque Gui de Bourgogne devient pape sous le nom Calixte II en 1119[1]. C'est à partir de cette date que le territoire trouve définitivement son nombre de sièges suffragants fixes : Grenoble, Valence, Die, Viviers, Genève et Maurienne[1].

Cet archidiocèse est supprimé par la Constitution civile du clergé et n'est pas rétabli à la suite du Concordat de 1801. En 1822, le titre d'archevêque de Vienne est relevé par celui de Lyon. Depuis 2006, le titre d'évêque de Vienne est relevé par l'évêque de Grenoble.

Territoire[modifier | modifier le code]

Carte des diocèses métropolitains (archidiocèse) au IIIe siècle après JC

Les diocèses suffragants de la province ecclésiastique de Vienne sont, au Ve siècle, ceux de Grenoble, Genève, Valence et Tarentaise[1]. En 463, l'évêché de Die est ajouté à la liste[1]. Au siècle suivant, deux autres suivent : Viviers et Maurienne[1]. En 794, la Tarentaise est élevé au rang d'archidiocèse métropolitain en 794 et les évêchés de évêché de Die et de Viviers sont retirés avant d'être à nouveau réintégrés peu de temps après[1].

En 1077, dans un acte, le pape Grégoire VII confirme l'attachement à la province de Vienne des diocèses de Grenoble, Valence, Die, Viviers, Tarentaise, Genève et Maurienne[2]. Il s'agit toutefois d'une erreur d'écriture puisque la Tarentaise était autonome depuis la fin du VIIIe siècle. Le nombre de diocèses suffragants est désormais fixé à 6 en 1119[1].

La dignité de Primat des Primats de l'archevêque en fait le supérieur des archevêques d'Aix, Auch, Bordeaux, Bourges, Embrun et Narbonne.

Cathédrale[modifier | modifier le code]

Quelques reliques de saint Maurice, en particulier sa tête, furent introduites au début du VIIIe siècle dans la cathédrale ; leur culte bénéficia de la piété et des largesses des souverains carolingiens (Boson, au IXe siècle) ou des rois de Bourgogne (Xe-XIe siècle). 

À l'intérieur de la cathédrale, la belle harmonie des nefs ne masque pas les différentes campagnes de construction qui se succédèrent du XIIe siècle au début du XVIe siècle. 

Les maîtres d'œuvre successifs eurent à cœur d'intégrer en les remployant des éléments sculptés plus anciens : fragments d'architecture gallo-romaine, comme le linteau aux griffons sur la porte nord ou les colonnes torses à l'intérieur ; arcatures romanes replacées au-dessus des chapelles gothiques. 

Mais, à peine achevée, la cathédrale fut victime des pillages et destructions liés aux troubles des guerres de Religion (1561, 1562, 1567). Depuis la seconde moitié du XIXe siècle, d'importants travaux de restauration ont été entrepris pour remédier aux dommages engendrés par les problèmes de ruissellement ou la dégradation des matériaux, en particulier la molasse. Ces travaux se poursuivent aujourd'hui avec le plan patrimoine financé par la ville de Vienne, le département de l'Isère, la région Rhône-Alpes et l’État français.

Archevêques[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Louis Boisset, Un concile provincial au treizième siècle : Vienne 1289 : église locale et société, vol. 21 de Théologie historique, Éditions Beauchesne, , 359 p. (ISBN 978-2-70100-055-8, lire en ligne), p. 69-70.
  2. « Discours de Réception de M. l'Abbé Ducis, lu dans la séance publique du 18 mai 1865 », Mémoires de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, volume 9, p. 72 (lire en ligne).