Ferjus de Grenoble

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Ferjus de Grenoble
Image illustrative de l’article Ferjus de Grenoble
Saint et Martyr
Naissance début du VIIe siècle
Décès vers 660 
Vénéré à Église Saint-Ferjus à La Tronche
Vénéré par Église catholique, Église orthodoxe
Fête 12 janvier
Attributs habits épiscopaux et palme du Martyre

Saint Ferjus de Grenoble (ou Ferréol) fut évêque de Gratianopolis (actuelle Grenoble) au VIIe siècle. Il fut assassiné vers 660, sans doute par Clotaire III ou par le maire du palais Ebroïn, comme d’autres évêques qui bravaient son autorité.

Un résumé de sa vie écrit au XVIIe siècle relate que « Saint Ferjus, martyr, prêchant du mont Esson[1], sur la divinité du Verbe et la nécessité de la grâce du Christ, fut frappé à la tête d’un coup de perche et jeté dans un four voisin, où bientôt son corps fut consumé ; son âme s’éleva au ciel ; ses ossements sacrés ont été enterrés dans l’église dédiée sous son nom, près de Grenoble… ».

Sa fête liturgique est fixée au 12 janvier[2].

L'actuelle commune de La Tronche, dans la banlieue grenobloise, où ses reliques étaient en effet conservées, porta jusqu'à la Révolution le nom de Saint-Ferjus.

En 1935, le clocher de Sainte-Marie d’en-Haut à Grenoble qui menace de s'effondrer est démonté. Il arborait une imposante statue de la Vierge et supportait sur ses flancs les sculptures des saints protecteurs de Grenoble: Saint-Bruno, Saint-Hugues, Saint-Ferjus et Saint-François-de-Sales. Mais, ces quatre sculptures disparurent, seule celle de François de Sales a été retrouvée en 2007 rue Thiers, dans le jardin de la clinique des Bains qui fermait ses portes[3].

À Grenoble, une courte rue porte le nom Rue Saint-Ferjus, entre le pont des Sablons et la tour Belledonne45,1915, 5,7404.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Actuel Mont Rachais au-dessus de Grenoble.
  2. La date de cette fête a varié : elle était au 16 janvier au XVIIe siècle, puis passa au 19 janvier dans le propre de Mgr Henry (1904), puis à nouveau au 16 janvier dans le propre de Mgr Caillot (1955), avant d'être fixée au 12 janvier dans le propre de Mgr Dufaux (1994) actuellement en vigueur.
  3. Musée dauphinois: nouvelles acquisitions.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Bligny (dir.), Le diocèse de Grenoble, Beauchesne, Paris, 1979.

Articles connexes[modifier | modifier le code]