Tour des Valois

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Tour de Valois
Image illustrative de l’article Tour des Valois
Tour de Valois (côté sud).
Période ou style Moyen Âge
Début construction 1336
Propriétaire initial Philippe de Valois
Destination initiale ouvrage de défense
Propriétaire actuel commune de Sainte-Colombe
Protection Logo monument historique Classé MH (1919)
Coordonnées 45° 31′ 35″ nord, 4° 52′ 11″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Commune Sainte-Colombe

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Tour de Valois

Géolocalisation sur la carte : Rhône

(Voir situation sur carte : Rhône)
Tour de Valois

La Tour de Valois se situe à Sainte-Colombe, au sud du département du Rhône, sur la rive droite du fleuve, en face de Vienne.

Description[modifier | modifier le code]

Cette tour, de plan presque carré, constitue le seul vestige des fortifications élevées à Sainte-Colombe. Le bourg était en effet aussi environné de remparts percés de trois portes, au midi, au levant et au couchant. À la tour était accolée la maison du viguier ou viguerie; une porte, plus tard murée, permettait de passer d'un lieu à l'autre.

Haute de près de 30 mètres, la tour est équipée de créneaux et de meurtrières. Des échauguettes occupent les angles de la terrasse supérieure. Deux escaliers intérieurs aujourd’hui détruits desservaient les étages et la plate-forme.

La tour fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [1]. Elle ne se visite pas.

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

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Historique[modifier | modifier le code]

En 1335, Sainte-Colombe, qui faisait partie des États de l'archevêque de Vienne est annexée au Royaume de France. Le roi Philippe de Valois fait édifier en 1336[2] la tour dite « des Valois », à l'entrée du pont[3] sur le Rhône. Elle est destinée à protéger Sainte-Colombe mais aussi à menacer Vienne que le roi veut s'approprier.

« Tour Ste Colombe et couvent des cordeliers comme ils étaient en 1793 » Lavis de Fleury Épinat (1764-1830).

Viguiers les plus marquants[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

  • le bâtiment est recyclé à plusieurs reprises : fabrique de pâtes alimentaires, entrepôt de vaisselle ou magasin de charbon;
  • jusqu'en 2008, la famille Garon est propriétaire;
  • en 2008, la commune se rend acquéreur de la tour.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice no PA00118027, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. André Châtelain, Châteaux forts - Images de pierre des guerres médiévales, Paris, Rempart, 2003, (ISBN 2-904-365-001), p. 44.
  3. Le pont que gardait la tour ne résiste pas aux crues du fleuve ; il s'écroule une première fois en 1407, est ébranlé à plusieurs reprises (1571, 1604, 1617) et en août 1651 lors d'une terrible crue la majeure partie du pont chute. Finalement le reste de l'ouvrage sera détruit en 1663 et en 1682.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Chorier, Recherches sur les antiquités de la ville de Vienne métropole des Allobroges (Lyon, 1828)
  • Théodore Ogier, La France par cantons et par communes: Département du Rhône (Paris, 1856)
  • Édouard Perroy, Les familles nobles du Forez au XIIIe siècle: essais de filiation, Volume 1 (1976)
  • Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), p. 715

Article connexe[modifier | modifier le code]