1969 au Québec

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24 mai : John Lennon organise un bed-in pour la paix à l'Hôtel Reine-Elizabeth de Montréal.
8 avril : match inaugural des Expos de Montréal au Parc Jarry. L'équipe locale défait les Mets de New York par la marque de 11-10.
16 mai : Québec et Ottawa concluent une entente sur l'aménagement d'un parc à Forillon en Gaspésie.

Cet article traite des événements qui se sont produits durant l'année 1969 au Québec.

Événements[modifier | modifier le code]

Janvier[modifier | modifier le code]

Février[modifier | modifier le code]

Mars[modifier | modifier le code]

  • 4 mars : le felquiste Pierre-Paul Geoffroy, accusé d'avoir participé à l'attentat contre la Bourse de Montréal, est arrêté[6].
  • 11 mars : le budget Dozois prévoit des dépenses de 3.37 milliards de dollars pour 1969-1970, un record[7].
  • 27 mars : Ottawa annonce que le nouvel aéroport sera construit à Sainte-Scholastique à 40 kilomètres au nord de Montréal. 3126 avis d'expropriation sont envoyés aux résidents des environs car le gouvernement fédéral a besoin de 93 000 acres de terrain pour son édification. Québec accueille fort mal cette décision car il avait recommandé un emplacement en Montérégie[8].
  • 28 mars : 15 000 manifestants défilent devant l'université McGill, dénonçant la "domination de l'establishment anglophone de Montréal sur le peuple québécois" et réclamant un "McGill français". La manifestation se déroule dans le calme malgré un accrochage avec des contre-manifestants anglophones[9].

Avril[modifier | modifier le code]

  • 8 avril : match inaugural des Expos de Montréal au Parc Jarry. Ils jouent contre les Mets de New-York et remportent la partie 11-10.

Mai[modifier | modifier le code]

Juin[modifier | modifier le code]

  • 22 juin : congrès au leadership de l'UN. Jean-Jacques Bertrand est élu chef avec 58 % des votes contre 42 % à Jean-Guy Cardinal et 0,9 % à André Léveillé. Le parti sort tout de même divisé de cette course et les membres les plus nationalistes commencent à le quitter[13].

Juillet[modifier | modifier le code]

Août[modifier | modifier le code]

Septembre[modifier | modifier le code]

Octobre[modifier | modifier le code]

  • 5 octobre : les délégués du Crédit social votent la création d'une aile québécoise du parti.
  • 7 octobre : les 3700 policiers et les 2400 pompiers de Montréal se mettent en grève. Ils se réunissent lors d'une assemblée tumultueuse au Centre Paul-Sauvé. L'Assemblée nationale, qui reprend ses travaux le même jour, fait voter une loi spéciale leur ordonnant de rentrer au travail. Jean Drapeau demande des renforts de la SQ, de la GRC et de l'armée canadienne, mais il est trop tard. Des manifestants (surtout des chauffeurs de taxi) prennent d'assaut le garage de la Murray Hill. Trois autobus sont incendiés, un autre est lancé en flammes contre les portes d'un garage. Les gardes privés tirent du toit et font un mort. La manifestation dégénère en émeute dans l'ouest de Montréal. Quelques magasins et hôtels sont pillés dont le rez-de-chaussée du Queen Elizabeth[19].
  • 8 octobre :
  • 17 octobre - Robert Bourassa annonce sa candidature à la chefferie du Parti libéral.
  • 23 octobre : Jean-Guy Cardinal dépose le projet de loi 63, frère jumeau de l'ancien projet de loi 85 mort au feuilleton le printemps passé. Cette loi, devant en principe promouvoir l'usage de la langue française dans les écoles, permet en fait la liberté de choix des parents pour la langue d'enseignement[20].
  • 26 octobre : une centaine d'associations québécoises décident de former un Front commun du Québec français, qui orchestrerait une semaine complète de manifestations afin d'empêcher l'Assemblée nationale d'adopter la loi 63.
  • 31 octobre : 40 000 personnes manifestent contre le projet de loi 63 devant le Parlement.

Novembre[modifier | modifier le code]

Décembre[modifier | modifier le code]

  • 2 décembre : le Repos du Vieillard, maison de refuge pour personnes âgées située à Notre-Dame-du-Lac flambe, faisant 38 morts parmi les 75 résidents. Selon René Lévesque, cette maison, qu'il avait visitée en 1966, aurait dû être condamnée depuis longtemps[22].
  • 17 décembre : dépôt du rapport de la commission Laurendeau-Dunton sur le monde du travail. Selon lui, dans tous les domaines passés en revue, les francophones sont désavantagés par rapport aux anglophones. Leurs revenus sont nettement inférieurs et ils ont beaucoup moins de chances d'occuper un poste de direction[23].
  • 23 décembre : la session est prorogée.

Naissances[modifier | modifier le code]

Décès[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Articles sur l'année 1969 au Québec[modifier | modifier le code]

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Bilan du siècle
  2. Louis La Rochelle. En flagrant délit de pouvoir. Boréal. 1982. p. 123
  3. Louis Fournier. FLQ. Québec-Amérique. 1982. p. 202
  4. La révolte étudiante oubliée de 1969 Mise à jour le samedi 15 février 2014 à 2 h 44 HNE
  5. a, b et c « Chronologie parlementaire 1969-1970 » (consulté le 30 avril 2009)
  6. Idem, p. 205
  7. En flagrant délit de pouvoir. p. 124
  8. Bilan du Siècle
  9. Chronologie de l'histoire du Québec
  10. Jacques Lacoursière. Histoire populaire du Québec tome 5. Septentrion. 2007. p. 169
  11. Bilan du Siècle
  12. Peter Brown. Yesterday, les Beatles. Robert Laffont. 1984. p. 342
  13. En flagrant délit de pouvoir, p. 125
  14. En flagrant délit de pouvoir, p. 126
  15. Bilan du Siècle
  16. Idem, p. 126
  17. Bilan du Siècle
  18. Pierre Duchesne. Jacques Parizeau tome 1. Québec-Amérique. 2001. p. 478
  19. FLQ, p. 226
  20. FLQ, p. 231
  21. Bilan du Siècle
  22. Jean Cournoyer, La mémoire du Québec, , p. 1107.
  23. André Charbonneau, « Une infériorité flagrante qui appelle d'urgence des solutions radicales », Le Devoir,‎ , p. 1,2