Jean-Simon DesRochers

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jean-Simon DesRochers
Description de l'image Jean-Simon DesRochers.jpg.
Naissance (41 ans)
Montréal, Drapeau du Canada Canada
Activité principale
Écrivain, romancier, poète
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

Parle seul (2003)
La Canicule des pauvres (2009)
Le Sablier des solitudes (2011)
L'année noire (2017)

Jean-Simon DesRochers, né en 1976 à Montréal, est un écrivain et scénariste québécois. Il est également professeur de littérature au Département des littératures de langue française, Université de Montréal.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il favorise la création de projets littéraires à la fois complexes et accessibles. D'abord intéressé par la poésie, il fonde en 2003 la revue Dialogis[1] avec la collaboration de Andrée-Anne Dupuis-Bourret, devenue par après sa conjointe, Éric Gougeon et Laurent Lamarche. Dès lors, il publie un manifeste, divers essais, ainsi que des nouvelles. À la fin du projet Dialogis, il se retire pour rédiger des romans ; le premier, La Canicule des pauvres paraît en 2009. En 2011, il publie son deuxième roman, Le Sablier des solitudes.

La Canicule des pauvres est un roman foisonnant en personnages qui compte près de 700 pages dans son édition originale. Centré autour d'un immeuble résidentiel d'un quartier populaire au cœur de Montréal, il raconte les vies entrecroisées des différents occupants dans un tourbillon de sexe, drogues, rock 'n roll et bandes dessinées. Le roman est divisé en très nombreux chapitres pour la plupart brefs et tournant autour d'un seul personnage. L'action se déroule lors d'une semaine de chaleur intense au début du mois de juillet. Salué par la critique[2], le roman est un succès de librairie et est en lice pour plusieurs prix.

Le Sablier des solitudes reprend une structure similaire, et suit l'existence de 13 personnages impliqués en fin de roman dans un carambolage massif sur une route enneigée par une journée glaciale de janvier. Cette fois, les personnages ne se croisent pas, sauf lors de l'accident où ils sont tous impliqués, et la structure en forme de sablier évoque autant l'avant- et l'après-accident que le moment fatidique décrit avec une précision quasi-mathématique (l'auteur explique avoir dessiné avec précision l'endroit et la position où se retrouve chacun des véhicules impliqués afin de bien situer tous ses personnages dans l'espace au moment de la collision). Un des personnages du Sablier apparaissait déjà brièvement dans La Canicule des pauvres, une technique que l'auteur promet de réutiliser lors de ses prochains romans, qui formeront ainsi une chronique imbriquée de la société québécoise contemporaine. Plus court et moins intimidant que son premier roman, Le Sablier des solitudes confirme autant le succès public du précédent roman que l'accueil critique favorable accordé à son auteur[3].

Pour son troisième roman, Demain sera sans rêves (2013), il propose un récit de mémoires axé sur un style fragmenté, opérant selon un temps narratif non linéaire, croisant le roman d'anticipation à la poésie, ainsi que le réalisme sale déjà présent dans ses deux premiers romans[4]. Jouissant d'une réception critique très positive, oscillant entre le grand roman[5] et l'incompréhension fascinée[6], Demain sera sans rêves est considéré par certains comme la confirmation que DesRochers réalise une œuvre foisonnante[7].

Après une pause de quelques années, consacrée en partie à la rédaction de sa thèse de doctorat en littérature, il revient en 2017 avec un autre roman touffu, celui-ci en deux tomes, intitulé L'Année noire. Il explique avoir voulu séparer le roman en deux parties parce qu'il aurait sinon fallu publier une véritable brique, rendue difficile à lire par son nombre imposant de pages. La première partie, intitulée "Les inquiétudes", est publiée en mai, alors que la seconde, "Les certitudes", lui fait suite à l'automne.[8] Le roman, dont l'action se situe dans l'est de Montréal dans le quartier où se trouve l'immeuble de la Canicule des pauvres, commence avec la disparition d'un jeune garçon alors qu'il se promène à bicyclette dans un parc près du logement de ses parents. Le roman met en scène différent habitants du quartier, plus ou moins affectés par l'affaire, autour de ses parents, dont le couple chancelait déjà avant la disparition de leur fils et qui n'ont désormais pratiquement plus aucun sentiment l'un pour l'autre. Les deux tentent chacun de leur côté de tout mettre en branle pour retrouver le jeune disparu, alors que les soupçons se tournent rapidement vers un réseau lié à la pornographie pédophile. Des personnages des précédents romans de Jean-Simon DesRochers se retrouvent dans ce livre, dont la propriétaire de l'immeuble de la Canicule des pauvres ainsi que son concierge, une urgentologue qui a soigné certaines des victimes du carambolage monstre du Sablier des solitudes, et un autre qui croit avoir transmis ses souvenirs à son frère par télépathie, comme dans Demain sera sans rêves. Le tout ajoute au caractère balzacien de ce roman ambitieux, qui englobe un grand pan de vie montréalaise au début du XXIe siècle. Encore une fois, la critique est élogieuse, comparant le roman à un "modèle réduit de la société" et que suite à sa lecture "nous ne regarderons jamais plus nos voisins de la même manière."[9]

Œuvre[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Essai[modifier | modifier le code]

Nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Le jour d'avant, app. Opuscule UNEQ, 2017
  • L’enfant plante, collectif Zoofolie, éd. Nota bene, 2015
  • Exemple du cambiste périphérique, collectif Il n’y a que les fous, éd. L’instant même, 2015      
  • La grise, revue XYZ no 121, 2015   
  • La Tout Croche, collectif Maison de jeunes, éditions Ta mère, 2013
  • La Sauce, collectif La Politique, éditions Rodrigol, 2012
  • Les Isoloirs, revue XYZ, no 100, été 2012
  • Six jours en été pour une femme froide, collectif Amour et libertinage, éditions Les 400 coups, 2011
  • Le Bruit, le bruit, revue Moebius, no 130, 2011
  • Le désespoir ordinaire de madame l'agente, revue Zinc, no 18, 2009
  • C'est mort, revue Biscuit Chinois no 8, 2008   
  • Keep it straight, revue Zinc, no 9, 2006 
  • Trois Arpents, collectif La Campagne, éditions Rodrigol, 2005   

Poèmes isolés[modifier | modifier le code]

  • Poèmes de l'homme assis, revue Estuaire, no 142, 2010
  • Cueillette, revue Les Écrits no 142, 2015   
  • Chambrées, revue Estuaire, no 168, 2017

Scénario[modifier | modifier le code]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]