Tréflaouénan

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Tréflaouénan
La Mairie de Tréflaouénan.
La Mairie de Tréflaouénan.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Canton Plouzévédé
Intercommunalité Communauté de communes de la Baie du Kernic
Maire
Mandat
Jean-François Calarnou
2014-2020
Code postal 29440
Code commune 29285
Démographie
Gentilé Tréflaouénanais, Tréflaouénanaise
Population
municipale
536 hab. (2011)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ N 4° 06′ O / 48.63, -4.148° 38′ Nord 4° 06′ Ouest / 48.63, -4.1  
Altitude Min. 19 m – Max. 96 m
Superficie 8,16 km2
Localisation

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Tréflaouénan [tʁeflawenɑ̃] est une commune du Finistère (Bretagne), en France. Tréflaouénan vient du breton "treb" (village) et de Saint Laouénan ou Loëvan (Lavan), (disciple de Saint Pol Aurélien). On trouve les appellations suivantes : Trefflouenan (en 1446), Treffloenan (en 1516) et Trefflaouenan (en 1534).

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Tréflaouénan a pour éponyme saint Laouenan, fêté le 15 février. Ce moine breton venu du pays de Galles, ami et compagnon de saint Tugdual, disciple de saint Pol Aurélien, fonde une trève (lieu-dit) vers 530 avec un petit oratoire qui dépassait de la paroisse-mère de Plouzévédé. Le nom signifie donc la « trève de Laouénan », ou littéralement trève du roitelet[1].

Tréflaouénan devait être un lieu de passage pour les Celtes ; des vestiges préhistoriques retrouvés sur la commune à Kerhuel à l'Est, à Bodilio, à Quéran à l'Ouest l'attestent[2]. Au 5e siècle, des émigrés gallois, les Bretons, débarquent en Armorique par famille ou par clans avec leurs chefs religieux et civils pour s'installer progressivement, sans créer de réelles difficultés. Armoricains et Bretons se connaissent assez bien, ils procèdent à des échanges depuis des siècles, leurs cultures, costumes et langues sont assez proches. Leurs agglomérations s’appellent des « plou » ou « gwi », paroisses auxquelles les chefs donnent leur nom (Plouescat, Plouvorn, Guipavas...) et se subdivisent en « tref » ou trèves avec un lieu de culte[3].

De l'importance devait être accordée à saint Laouénan, pourtant simple abbé. En effet, un acte de 1528 dit qu'à cette époque on avait coutume dans la paroisse de déférer le serment aux créanciers et débiteurs sur les reliques de « Monseigneur sainct-Laouenan » (an aotrou)[4]. Ses reliques furent conservées à Tréflaouénan jusqu'au 16e siècle environ. Le reliquaire existe toujours et est sorti pour la procession, le 2e dimanche de juillet, jour du pardon.

Vers 1330, Tréflaouénan et ses trèves de Quéran et de Trézilidé sont un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouzévédé. C'est à Quéran que Saint Hervé est élevé. La paroisse de Tréflaouénan dépend de l'évêché de Léon. En 1792-1793, Quéran est rattaché à Tréflaouénan[5].
Aux XVe-XVIe siècles, la seigneurie la plus influente de Tréflaouénan est celle des Tournemine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Rose des vents Plouescat Cléder Sibiril, Plougoulm Rose des vents
Tréflez N Mespaul
O    Tréflaouénan    E
S
Plouzévédé, Saint-Vougay Trézilidé Plouvorn

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Tréflaouénan
Le Bourg
29440 Tréflaouénan

Liste des maires de Tréflaouénan
Période Identité Étiquette Qualité
 ? 1983 Eugène Quéméner    
1983 1995 Yvon Quéméner    
1995 2008 Jean Rosec    
2008 ... André Seité    

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
625 796 1 136 838 856 903 907 944 911
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
878 865 874 867 855 827 815 792 750
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
721 761 748 709 692 667 668 654 601
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
602 567 519 509 432 434 488 501 534
2011 - - - - - - - -
536 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Léonor.

Événements[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Renée Guillerm, Tréflaouénan, Autour de l'église, 2008, 78 p.
  • Pol Potier de Courcy, Itinéraire de Saint-Pol à Brest, 1859
  • Louis Le Guennec, Le Finistère monumental - Morlaix et sa région, p. 309 à 313
  • Jean-Louis Autret, Patrick Kernévez, Contribution à l'étude du château de Kermilin à Tréflaouénan, Société archéologique du Finistère, 1995, p. 227 à 242

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Renée Guillerm, Tréflaouénan, Autour de l'église, 2008, p. 4
  2. Renée Guillerm, Tréflaouénan, Autour de l'église, 2008, p. 2
  3. Michel de Mauny, Le pays de Léon, p. 368 - p. 383
  4. Louis Pape, Les saints bretons, p.28
  5. archives-finistere.fr
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]