Sperwer

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Pix.gif Sperwer Su-27 silhouette.svg
SPERWER B P1220856.jpg
Un Sperwer B

Constructeur Drapeau de la France Sagem Défense Sécurité
Rôle Drone tactique
Date de retrait Toujours en service
Équipage
aucun
Motorisation
Moteur Rotax 582
Nombre 1
Type bicylindre 2 temps avec hélices propulsives
Puissance unitaire 65 ch - 48 kW à 6 500 tr/min
Dimensions
Envergure 4,2 m
Longueur 3,5 m
Hauteur 1,30 m
Masses
À vide 275 kg
Carburant 80 l kg
Maximale 330 kg
Performances
Vitesse maximale 240 km/h
Vitesse de décrochage 130 km/h
Plafond 3 800 m
Rayon d'action 180 km
Armement
Interne aucune
Externe aucune
Avionique
Transponder/IFF mode 3C, relai VHF pour l'ATC, centrale de navigation hybride (GPS / inertiel)

Le Sperwer est un drone tactique (TUAV) de renseignement militaire conçu et fabriqué par la société Sagem Défense Sécurité.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le drone Sperwer est dérivé du drone Crécerelle. Son développement a débuté au milieu des années 1990.

Caractéristiques et usages[modifier | modifier le code]

Le drone Sperwer est un avion sans pilote à aile delta propulsé par un moteur deux temps de deux pistons et une hélice à quatre pales[1]. Il est propulsé pour le décollage par une catapulte pneumatique. L'atterrissage se fait à l'aide d'un parachute et de coussin gonflable de sécurité placés sous les ailes et le fuselage. Il peut voler 4 heures à 80 km de sa base et à la vitesse de 51 m/s (environ 185 km/h). Un engin est resté plus de 5h sur zone en Afghanistan[2].

Sa charge utile est un ensemble caméras gyrostabilisées qui permettent la prise d’images aériennes en lumière visible et en infrarouge, le suivi et la désignation de cibles et assure l'appui des troupes au sol et le réglage des tirs d'artillerie.

Le système de drone Sperwer est composé d'un véhicule aérien (le drone en lui-même) emportant la charge utile et d'un segment sol permettant la mise en œuvre et le contrôle du véhicule aérien. Les images prises par le drone sont retransmises en temps réel au segment sol où elles sont analysées par un militaire spécialisé.

Les drones de type Sperwer sont ou ont été en service sous différents noms[3] dans six armées[4] dans le monde, dont l'armée française avec le système de drone SDTI.

En France[modifier | modifier le code]

Drone sur son lanceur
Drone SDTI sur un lanceur Robonic
Drone SDTI en dotation au 61e régiment d'artillerie

Le Système de drone tactique intérimaire (SDTI) est le nom de version française du Sperwer de la société française Sagem Défense Sécurité.

Il équipe l'Armée de Terre française depuis 2005. Le 61e régiment d'artillerie de Chaumont est le régiment spécialisé dans la mise en œuvre des drones tactiques : le CL-289, le crécerelle, et le SDTI.

Depuis 2011, il dispose d'un système de station portable de récupération des images (RVT : Remote Video Terminal) qui permet aux troupes à terre de recevoir l'image au plus près de leurs objectifs[5].

Il a été déployé au Kosovo à partir de la fin 2007.

Sept à huit exemplaires ont été déployés en Afghanistan de novembre 2008 à juin 2012, dans le cadre de la Force Internationale d'Assistance et de Sécurité, douze engins ont été perdus en cours de mission. Quatre lors des atterrissages, et huit en cours de mission, la plupart du temps par perte de contrôle de l'engin[6].

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Sperwer est le nom néerlandais du faucon crécerelle. Le drone Sperwer fut nommé ainsi pour l'armée néerlandaise, première armée à le mettre en service. Ce nom fait référence à la vue perçante du faucon crécerelle. Le Crécerelle est également le nom du système de drone précédent de Sagem Défense Sécurité, utilisé en opérations pendant le conflit de l'ex-Yougoslavie.

Production[modifier | modifier le code]

En 2011, 130 Sperwer ont été produits au total à l'usine de Montluçon[7],[8].

Ventes[modifier | modifier le code]

Un SDTI de l'armée de terre française.

L’armée de terre française qui emploie cet engin sous le nom de Système de drone tactique intérimaire au sein du 61e régiment d’artillerie a acheté en date de 2005 18 drones tactiques Sperwer pour 90 millions d’euros (soit un prix unitaire de 5 millions €)[9]. Cinq autres sont commandés en janvier 2011. Cinq autres en version Sperwer Mk II en juin 2012 avec une modernisation des autres drones restant[10]. Une autre commande a été passé fin décembre 2013 sur cinq drones tactiques SDTI Sperwer supplémentaires au profit de l’armée de Terre française, dont trois fermes et deux en options livrable en 2015[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'hélice est faite d'un assemblage solidaire de deux éléments bipales en bois liées à un axe moteur unique. Cette conception résulte des contrainte liées au mode d'atterrissage
  2. « Blog Secret défense » du magazine Marianne
  3. « SDTI » (France), « Ugglan » (Suède)
  4. Canada, Danemark, France, Grèce, Pays-Bas, Suède [1]
  5. (en) « French Army to procure more Sperwer drones from Sagem », sur Brahmand,‎ 23 février 2011 (consulté le 16 janvier 2013)
  6. Jean-Dominique Merchet, « Le drone SDTI a fait son dernier vol en Afghanistan », sur Marianne,‎ 29 juin 2012 (consulté le 28 décembre 2012)
  7. http://www.safran-group.com/site-safran/defense/
  8. http://observatoiredefense.wordpress.com/tag/sdti-sperwer/
  9. Jean-Christophe Féraud, « La guerre des drones aura bien lieu », sur La Tribune,‎ 15 juin 2005 (consulté le 29 octobre 2013)
  10. (en) « France orders Sperwer Mk II drones from Sagem », sur Brahmand,‎ 13 juin 2012 (consulté le 16 janvier 2014)
  11. « Des Sperwer en plus pour l’armée de Terre », sur DSi,‎ 15 janvier 2014 (consulté le 15 janvier 2014)

Lien externe[modifier | modifier le code]

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