Jean Metzinger

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Jean Metzinger

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Jean Metzinger circa 1912

Nom de naissance Jean Dominique Antony Metzinger
Naissance
Flag of France.svg Nantes, France
Décès (à 73 ans)
Paris
Activités Artiste peintre
Dessinateur
Théoricien
Écrivain
Formation Académie des beaux-arts de Nantes
Élèves Académie de La Palette
Serge Charchoune
Jessica Dismorr
Nadejda Oudaltsova
Lioubov Popova
Mouvement artistique Néo-impressionnisme, Divisionnisme, Fauvisme, Cubisme

Œuvres réputées

Coucher de soleil no. 1, 1906, Bacchante (La danse), 1906, Nu, 1910, Le Goûter, 1911, La Femme au Cheval, 1911-1912, La Plume jaune, 1912, Danseuse au café, 1912, Les Baigneuses, 1912-1913, L'Oiseau bleu, 1912-1913
Portrait de Jean Metzinger dit L'Homme à la tulipe (1906) par Robert Delaunay, localisation inconnue.

Jean Dominique Antony Metzinger, dit Jean Metzinger, né le 24 juin 1883 à Nantes, mort le 3 novembre 1956 à Paris, est un peintre, théoricien, écrivain, critique d'art et poète français. Ses premières œuvres, de 1900 à 1904, semblent avoir été influencées par le néo-impressionnisme de Georges Seurat et Henri-Edmond Cross. Entre 1904 et 1907 Metzinger a travaillé dans les styles divisionniste et fauvisme. À partir de 1908, il a été directement impliqué avec le Cubisme, à la fois comme théoricien et artiste du mouvement. Jean Metzinger, en collaboration avec Albert Gleizes, a écrit le premier traité majeur sur le cubisme, Du "Cubisme" en 1912. Metzinger était un membre fondateur de la Section d'Or.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Metzinger s'installe à Paris en 1903 pour se consacrer pleinement à la peinture. Après avoir expérimenté le néo-impressionnisme, divisionnisme, puis le fauvisme, il peint, à partir de 1908, des œuvres cubistes[1]. Ami de Max Jacob et de Guillaume Apollinaire, dont il réalise le portrait en 1910, Jean Metzinger devient un habitué du Bateau-Lavoir et s'oriente vers un cubisme analytique orthodoxe (Paysage, 1908-09, Nu, 1910).

Adepte de l'Abbaye de Créteil où il fréquente le peintre Albert Gleizes, ses talents d'écrivain font de lui l'un des premiers à révéler à l'avant-garde les pratiques des Montmartrois, généralement absents lors des Salons. Dans son article « Note sur la peinture » de 1910, il note que Robert Delaunay, Henri Le Fauconnier, Georges Braque et Pablo Picasso « s'étaient dépouillés de la perspective traditionnelle et octroyés la liberté de tourner autour des objets »[2].

Il se dégage en 1911 de l'influence de Braque et de Picasso et peint des toiles moins fragmentées (Le Goûter, 1911), avant de se livrer à une étude complexe du sujet, durant une phase où le sujet est présenté sous divers angles (La Femme au Cheval, 1911-12, Danseuse au café, 1912, La Plume jaune, 1912, L'Oiseau bleu, 1912-13, En Canot. 1913). Puis, entre 1914 et 1919, il perpétue cette étude de façon simplifiée au sein d'un armature géométrique hétérogène (Le Vélodrome, 1914, Femme à la dentelle, 1916,Table près de la fenêtre[3]. 1917, La Femme à la Cafetière, 1919).

Par la fragmentation des objets et la volonté du peintre d'en montrer plusieurs faces grâce au pivotement des plans, l'art de Metzinger s'apparente au cubisme des pionniers de 1908-1910. Mais en restant préoccupé par le sujet anecdotique et par un système d'éclairage classique, il demeure attaché à l'art traditionnel (Les Baigneuses, 1913). Par cet aspect, il se rapproche d'Albert Gleizes avec qui il coécrit l'ouvrage Du Cubisme[4]. Adepte de la Section d'Or, il participe à l'exposition à la galerie de La Boétie et tente d'intégrer la notion de simultanéité dans ses œuvres (Le Goûter, 1912).

Ses principales œuvres[modifier | modifier le code]

Article principale: Liste des œuvres de Jean Metzinger

Publications par Jean Metzinger[modifier | modifier le code]

  • Note sur la peinture, Pan (Paris), octobre-novembre 1910
  • Cubisme et tradition, Paris Journal, 16 août 1911
  • Alexandre Mercereau, Vers et prose, 27 (octobre-novembre 1911): 122-129
  • Du Cubisme, en collaboration avec Albert Gleizes, Édition Figuière, Paris, 1912
  • Art et esthétique, Lettres Parisiennes, suppl. 9 (avril 1920): 6-7
  • Réponse à notre enquête - Où va la peinture moderne?, en collaboration avec Fernand Léger, Bulletin de l'Effort moderne, février 1924, 5-6
  • L'Évolution du coloris, Bulletin de l'Effort moderne, Paris, 1925
  • Enquête du bulletin, Bulletin de l'Effort moderne, octobre 1925, 14-15
  • Metzinger, Chabaud, Chagall, Gruber et André Mouchard répondent à l'enquête des Beaux-Arts sur le métric, Beaux-Arts, 2 octobre 1936, 1
  • Un souper chez G. Apollinaire, Apollinaire, Paris, 1946
  • Écluses, Préface par Henri Charpentier, Paris: G.L. Arlaud, 1947
  • 1912-1946, nouvel édition de Du Cubisme, A. Gleizes and J. Metzinger, Paris, Compagnie française des Arts Graphiques, 1947
  • Le Cubisme apporta à Gleizes le moyen d'écrire l'espace, Arts spectacles, 418, 3-9, juillet 1953
  • Structures de peinture, Structure de l'esprit, Hommage à Albert Gleizes, avec des essais, des déclarations et des fragments d'œuvres de Gleizes, Metzinger, André Beaudin, Gino Severini, etc., Lyons, Atelier de la Rose, 1954
  • Suzanne Phocas, Paris, galerie de l'Institut, février 1955
  • Le Cubisme était né, Souvenirs, Chambery, Éditions Présence, 1972

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean Metzinger, Divisionism, Cubism and Post-Cubism
  2. Jean Metzinger, October–November 1910, "Note sur la peinture" Pan: 60
  3. http://www.metmuseum.org/toah/works-of-art/59.86 Table by a Window
  4. Albert Gleizes, Jean Metzinger, Du Cubisme, Eugène Figuière Editeurs, Collection « Tous les Arts », Paris, 1912 (publié en anglais et en russe en 1913, nouvelle édition en 1947).
  5. http://www.metmuseum.org/toah/works-of-art/59.86
  6. Reproduction dans Beaux Arts magazine, n° 279, septembre 207, p. 103
  7. Reproduction dans Beaux Arts magazine, n° 75, janvier 1990, p. 40

Liens externes[modifier | modifier le code]

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