Saint-Éloy-de-Gy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Saint-Éloy-de-Gy
Image illustrative de l'article Saint-Éloy-de-Gy
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Cher
Arrondissement de Bourges
Canton de Saint-Martin-d'Auxigny
Intercommunalité Communauté de communes en Terres Vives
Maire
Mandat
Annie Lauverjat
2014-2020
Code postal 18110
Code commune 18206
Démographie
Population
municipale
1 535 hab. (2011)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 09′ 25″ N 2° 20′ 35″ E / 47.1569, 2.343147° 09′ 25″ Nord 2° 20′ 35″ Est / 47.1569, 2.3431  
Altitude Min. 133 m – Max. 235 m
Superficie 31,2 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Éloy-de-Gy

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Éloy-de-Gy

Saint-Éloy-de-Gy est une commune française située dans le département du Cher en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Allogny Saint-Martin-d'Auxigny Rose des vents
Allouis N Vasselay
O    Saint-Éloy-de-Gy    E
S
Berry-Bouy Saint-Doulchard

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Il est fait mention dans "La guerre des Gaules" de Jules César, dans le livre VII Chapitre XXIII de mines de fer, ce qui laisse penser qu'il ait ici fait référence aux mines de Bourgneuf, commune de Saint-Eloy-de-Gy.
  • 1272 : La paroisse Sanctus Eligius de Gii est mentionnée.
  • Avant 1789, Saint-Éloy-de-Gy était un prieuré simple et régulier dépendant de l'abbaye Saint-Sulpice de Bourges (laquelle percevait donc la part principale de la dîme versée par les habitants de cette paroisse).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 1989 Mr Turpin    
mars 1989 mars 2001 Marc Godon    
mars 2001 mars 2008 Véronique Caluraud    
mars 2008 2 Juin 2010 André Bourgougnon   ingénieur
9 juillet 2010   Annie Lauverjat DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 535 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 018 879 1 030 1 040 1 008 1 064 1 038 1 090 1 133
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 229 1 274 1 371 1 446 1 448 1 393 1 337 1 421 1 309
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 238 1 178 1 080 981 914 844 829 880 930
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
972 1 028 920 1 071 1 269 1 382 1 497 1 530 1 535
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Éloy. Fin XIIe s. XVIe s., rénovée en 2000 [3]. Elle est classée parmi les Monuments Historiques : décret du 1er décembre 1913.
  • La mairie a été réaménagée dans les murs de l'ancien presbytère, 4 place de l'Église, encore habité par un prêtre dans les années 1990-2000.
  • Château de Dame. XVe s. XIXe s.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Louis Hector Chaudru de Raynal naquit à Bourges le 28 janvier 1805. Son père, Pierre Chaudru de Raynal était né à Salignac le 7 mai 1768, mais il se fixa en Berry après son mariage avec Mlle Decencière de la Ferrandière, originaire d’une famille du Sancerrois. Professeur de belles lettres à 18 ans, au collège de Bourges, Pierre Chaudru de Raynal fut promu recteur de l’Académie de Bourges sous l’Empire. Destitué par la Restauration il retrouva son poste en 1816, et le conserva, si l’on excepte quelques années passées à Paris, puis d’inspecteur général des Études jusqu’à sa mort en 1849.

Son fils Louis fit ses études au lycée Louis-le-Grand avant d’entrer à la faculté de Droit. Titulaire d’une licence en 1825, il entre au cabinet de Me Barthe, avocat au barreau de Paris. 4 ans plus tard Louis Hector Chaudru de Raynal revint à Bourges et s’inscrit au barreau de la Cour d’Appel.

La révolution de 1830 fit de Barthe un homme politique et son protégé fut invité à entrer dans la magistrature. D’emblée, il fut désigné comme substitut du procureur général à la cour de Bourges à 25 ans. Ce choix s’avéra cependant justifié par les qualités dont il fit preuve dans l’exercice de ses fonctions. Très vite Louis Hector Chaudru de Raynal fut introduit dans la société cultivée de Bourges, qui l’incita à s’orienter vers les recherches historiques. Il décida alors d’écrire une histoire locale du Berry. Louis Hector Chaudru de Raynal avait jugé en effet que sa province ne possédait pas d’histoire qui soit de valeur ou du moins homogène. Simple distraction au début, ces recherches historiques devinrent pour lui un travail assidu.

En 1833, Louis Hector Chaudru de Raynal est substitut du procureur général à la Cour Royale de Bourges, 5 ans plus tard il est avocat général, et 1er avocat général en 1841. L’avènement de la IIe République amena sa destitution par M. Crémieux en mars 1848. Mais il fut bientôt réintégré dans son emploi et promu, en juillet 1849, procureur général à la Cour d’Appel de Caen où il resta 3 ans.

En 1853, il fut appelé comme avocat général au Parquet de la Cour de Cassation. Premier Avocat général en 1864, président de la Chambre des Requêtes en 1875 et procureur général en 1877. Destitué 2 ans plus tard par M. Dufaure, il se retira à Saint-Éloy-de-Gy.

En 1840, Louis Hector Chaudru de Raynal était entré au conseil municipal de Bourges, dont il resta membre plusieurs années durant. À la fin du Second Empire le siège de conseiller général du canton de Saint-Martin-d’Auxigny ayant été laissé vacant par M. Tourangin, il se fit élire conseiller général du canton.

Louis Hector Chaudru de Raynal mourut dans sa propriété du Vernay, commune de Saint-Éloy-de-Gy, le 4 avril 1892, à l’âge de 87 ans.

Esprit curieux, il sut se cantonner dans les connaissances inhérentes à sa profession, et, pour se divertir, s’intéressa à l’histoire, à l’archéologie et aux belles lettres.

Son œuvre majeure : L’Histoire du Berry qui comporte 12 livres de géographie historique, écrite entre 1835 et 1844.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  3. l'association des amis de l'église de Saint Éloy de Gy

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :