Politique en Roumanie

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Politique en Roumanie
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La Roumanie est une république démocratique multipartite, le régime semi-présidentiel, où le Premier ministre est le chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est détenu par le gouvernement tandis que le pouvoir législatif est partagé entre le gouvernement et les deux chambres du parlement.

Pouvoir exécutif[modifier | modifier le code]

Fonction Nom Parti Depuis
Président Traian Băsescu 20 décembre 2004
Premier ministre Victor Ponta Parti social-démocrate 7 mai 2012

Le président est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans. En tant que chef de l’État, il est chargé de la sauvegarde de la Constitution, des affaires étrangères et du bon fonctionnement des autorités publiques. Il est également le commandant suprême des forces armées et président du Conseil suprême de défense nationale. Il nomme le Premier ministre sur conseil du parti majoritaire au parlement. Si aucun parti ne détient la majorité, il consulte au préalable l’ensemble des partis représentés. Le Premier ministre nomme les autres membres du gouvernement. Lui et ses ministres répondent politiquement de leurs actes devant le parlement.

Pouvoir législatif[modifier | modifier le code]

Le parlement de la Roumanie est un système bicaméral formé du Sénat (composé de 137 sénateurs) et de la Chambre des députés (composée de 334 députés). Les membres des deux chambres sont élus pour quatre ans, la dernière fois en novembre 2008.

Politique[modifier | modifier le code]

Avant le communisme[modifier | modifier le code]

Depuis sa création, la Roumanie a eu une politique très riche, se situant toujours au cœur des grands empires régionaux. On peut même dire que la Roumanie, entité dont le territoire varie dans le temps, s'est créée avec l'aide de grandes puissances comme la France du XIXe siècle et sur les restes et l'influence de plusieurs anciens empires en ordre : romain, byzantin, mongol, ottoman, habsburgique, URSS (sous influence), pour finir de nos jours au sein de l'Union européenne, sauf la partie est de la Moldavie et encore quelques régions qui ne font plus partie de la Roumanie.

Compte tenu de ces grands bouleversements, il convient plus de parler de l'histoire des Roumains et non pas de l'histoire de la Roumanie. Car par cette dernière on entend plusieurs pays et régions en fonction de l'année où on se situe. Également et contrairement à la France, la conscience d'appartenir à une seule nation s'est développée très difficilement malgré une langue et une culture presque identique et unique dans la région.

Au XXIe siècle, une partie des Roumains habitant en République de Moldavie se posent des questions sur l'importance que peut avoir pour eux l'appartenance de leurs parents à une seule nation roumaine unie, la Grande Roumanie historique, alors que même cette région ne pourrait identifier correctement l'étendue culturelle des Roumains. Ainsi, même de nos jours, on trouve un nombre important de Roumains en Serbie où ils sont reconnus comme une minorité importante.

La période communiste[modifier | modifier le code]

Une partie importante de la population roumaine estime que l'histoire du pays après la Seconde Guerre mondiale a commencé par un « putsch soviétique ». Les électeurs avaient accordé au minuscule Parti communiste roumain environ 3 à 5 % des voix mais, malgré ce score très bas, les communistes sont arrivés au pouvoir et l'histoire a montré le rôle de l'URSS dans cette prise du pouvoir. Le régime communiste roumain a commencé dès 1945 avec la prise de contrôle du Royaume de Roumanie par les communistes; la République populaire roumaine a été proclamée le 30 décembre 1947.

L'épisode le plus connu de l'histoire du communisme en Roumanie est la dictature des Ceaușescu. Elle a duré 25 années et fut peut-être l'une des dictatures communistes les plus longues, les plus autoritaires et les plus dures de l'Europe de l'Est. La révolution roumaine de 1989 a marqué la fin de la période communiste.

Comme conséquence du communisme mais aussi à cause des régions montagneuses, le processus de modernisation s'est estompé longtemps dans certaines régions rurales où les paysans ont fait de la résistance à la collectivisation des terres, ce qui les a poussés à adopter des techniques parfois plus archaïques d'agriculture. Ainsi on a pu éviter des possibles famines, comme à la fin des années 1980. Même de nos jours, les paysans ont du mal à renoncer à leur terre pour faire des exploitations plus intensives.

La période de transition[modifier | modifier le code]

Après une période de transition hésitante sous les présidences de Ion Iliescu (1989-1992, 1992-1996 et 2000-2004) et d'Emil Constantinescu (1996-2000) durant laquelle l'essentiel de la classe politique était issue des rangs du parti communiste de Ceaușescu et de l'ancienne haute administration, on estime aujourd'hui que la Roumanie commence, avec une croissance économique de 8,3 % et un taux de chômage d'environ 6,2 % à la fin de l'année 2004, à devenir un « bon élève » parmi les candidats à l'adhésion à l'Union européenne.

Une fiscalité attrayante (16 % à partir du 1er janvier 2005, comparé à 19 % en Slovaquie ou 33 % en France) et la perspective de l'adhésion à l'Union européenne font de la Roumanie une zone propice pour les entreprises qui souhaitent délocaliser ou s'implanter en Europe de l'Est.

La Roumanie est devenue membre de l'OTAN en 2004.

La Roumanie est le premier pays de l'Europe centrale et de l'est qui a établi des relations avec la Communauté européenne, depuis 1974 quand elle a exprimé sa différence par rapport aux autres pays qui étaient proches de Moscou. Elle a achevé la négociation des 31 chapitres de l'acquis communautaire en décembre 2004 puis elle a signé à Luxembourg le traité d'adhésion le 25 avril 2005. Son adhésion à l'Union européenne est devenue effective le 1er janvier 2007.

Condamnation du communisme[modifier | modifier le code]

En décembre 2006, quelques jours après la cérémonie d’entrée dans l’Union européenne, le président Traian Basescu a été le premier président roumain à critiquer le système communiste. À l’annonce, les parlementaires ont crié, sifflé et trépigné entre les deux groupes adverses et la multitude des visiteurs venu assister à ce geste politique historique. Parmi les personnes qui se sont opposées se trouvent des anciennes personnes haut placées sous l’ancien régime, comme Corneliu Vadim Tudor pour qui le rapport est « ridicule et est plein d’erreurs culturelles et historiques ». Le président Basescu a quand même poursuivi imperturbable, à la mémoire des 2 millions de Roumains tués ou persécutés pendant deux générations (45 ans).

La Roumanie est à la fois le dernier pays à critiquer le communisme (les autres l’ont fait très vite après le changement de système) mais aussi le premier pays ex-communiste à le critiquer de cette façon. En effet, plus qu’une simple critique, il s’agit d'un rapport complet[1] conduit par Vladimir Tismăneanu et indépendant de 660 pages présentant toutes les facettes de ce système, dont la plupart sont vues de façon négative. Le rapport commence par un motto, une citation sur la Révolution française par Jules Michelet.

Ce rapport se veut comme un premier pas vers une analyse historique plus objective de la période communiste. « J'ai trouvé dans ce rapport les raisons pour lesquelles je peux condamner, au nom d’un Etat démocratique, le régime communiste en Roumanie » a dit le président. C'est une première en ce sens dans un pays ex-communiste où « d’anciens dignitaires communistes occupent des positions importantes dans la politique, les affaires et les médias » comme le rappelle le président Traian Basescu, qui continue en disant que « c’est le triangle qui lutte contre les institutions de l’État démocratique, essayant de maintenir sa domination exercée pendant 15 ans. […] Je lutterai sans pitié contre ces phénomènes. Tout comme ils sont impitoyables envers moi ». Cette déclaration est la voie ouverte vers une future incrimination des tortionnaires et une indemnisation des victimes.

À la même date (décembre 2006), la Fondation pour une Société ouverte avait publié un sondage[2] indiquant que la plupart des Roumains considèrent la société communiste comme :

  • 12 % - une bonne idée bien appliquée ;
  • 41 % - une bonne idée mal appliquée ;
  • 34 % - une mauvaise idée ;
  • 13 % - autre chose.

Après l'adhésion à l'UE[modifier | modifier le code]

Après le 1er janvier 2007, il s'agit de la politique de la Roumanie comme sous-ensemble de celle de l'Union européenne.

Début 2007, l'extrême droite a dépassé les 20 parlementaires nécessaires pour se constituer un groupe parlementaire, d'après Bruno Gollnisch, membre du Front national en France et qui sera le chef du nouveau groupe. Cependant, le groupe a eu du mal à se former, car les cinq membres du Parti de la Grande Roumanie conduit par Corneliu Vadim Tudor sont difficilement classables dans la catégorie "extrême-droite" et lors de l'annonce de cette alliance, une grande partie de ses membres n'était pas au courant, mais contente car ainsi leur parti va recevoir 50 000 euros par parlementaire et par an.

L'entrée des autres partis roumains au Parlement européen a surtout profité aux libéraux européens (qui voient ainsi leur nombre augmenter de 17 %) et aux partis de centre-droit, avec un petit nombre d'euro-députés socialistes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]