Politique en Arménie

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Politique en Arménie
Image illustrative de l'article Politique en Arménie

Pouvoir exécutif

Pouvoir législatif

Subdivisions


La politique en Arménie, une république caucasienne, se caractérise par son régime présidentiel fort.

Système gouvernemental et évènements politiques[modifier | modifier le code]

D'un point de vue politique, l'Arménie dispose d'un régime présidentiel avec à sa tête Serge Sargsian, élu en 2008 et réélu en 2013. Le premier président arménien fut Levon Ter Petrossian, qui avait pris les rênes du pays en 1991. Il avait été réélu en 1996 mais les élections avaient été contestées. En 1998, affaibli dans son pays après avoir souhaité renégocier le statut du Haut-Karabagh, il est poussé à la démission avant d'être remplacé par Robert Kotcharian. Ce dernier est réélu en 2003.

Le premier mandat de Robert Kotcharian est marqué d'une part, par la défaite de sa coalition parlementaire, lors des élections législatives d'avril 1999, remportées par l'alliance « Unité », menée conjointement par l'ancien secrétaire général du Parti communiste arménien, Karen Demirtchian, et le ministre de la Défense, Vazgen Sargsian. Robert Kotcharian est contraint de nommer Vazgen Sargsian au poste de Premier ministre, tandis que Karen Demirtchian devient président de l'Assemblée nationale.

Un second événement d'importance est l'irruption d'hommes armés dans l'enceinte de l'Assemblée nationale, en octobre de la même année, qui se conclut par un bain de sang, au cours duquel Demirtchian et Sargsian, ainsi que plusieurs autres politiciens de premier plan, sont assassinés par les insurgés.

Le 27 décembre 2004, après plusieurs heures d'un débat à huis-clos, l'Assemblée nationale a décidé d'envoyer pour un an un contingent de 46 spécialistes chargés d'opérations humanitaires en Irak. Cette décision a été prise malgré une très forte opposition parlementaire et civile. Les États-Unis ont promis de financer la majeure partie des coûts associés aux troupes arméniennes. Les motivations du gouvernement arménien sont plus liées à la politique caucasienne qu'à la situation irakienne : l'Arménie est le seul des trois États du Caucase (Géorgie, Azerbaïdjan) à ne pas avoir envoyé de troupes pour soutenir les États-Unis.

Le 27 novembre 2005, une réforme constitutionnelle (initiée par le Conseil de l’Europe) en vue de réduire les pouvoirs du Président a été adoptée par voie référendaire. La majorité des partis politiques soutenaient les amendements constitutionnels.

Élections[modifier | modifier le code]

Présidentielles[modifier | modifier le code]

Depuis son indépendance, l'Arménie a connu cinq élections présidentielles. Celle de 1991 a vu l'élection au premier tour de Levon Ter-Petrossian, et celle de 1996 sa réélection, toujours au premier tour, mais entachée d'accusations de fraudes. En 1998, après sa démission, c'est Robert Kotcharian, son premier ministre, qui est élu au second tour ; il est réélu, encore au second tour, en 2003. En 2008, le premier ministre, Serge Sargsian, remporte l'élection dès le premier tour[1], de même qu'en 2013[2].

Législatives[modifier | modifier le code]

L'Assemblée nationale arménienne.

Législatives du 25 mai 2003[modifier | modifier le code]

Les élections législatives du 25 mai 2003 confirment la victoire de la coalition pro-Kotcharian entre le HHK. Le HHK remporte 23,5 % des suffrages et 31 sièges sur 131 à l’Assemblée nationale. La légitimité des élections organisées par le régime Kotcharian sont fortement contestées par les observateurs de l'OSCE et du conseil de l'Europe[3].

Législatives du 12 mai 2007[modifier | modifier le code]

Les législatives du 12 mai 2007 voient le HHK remporter 33 % des voix et les deux autres partis de la coalition pro-Kotcharian (Arménie prospère et État de Droit) obtenir 22 % des voix. Deux partis d'opposition sont représentés à l'Assemblée nationale, Héritage et la Fédération révolutionnaire arménienne. L'opposition a contesté la régularité du scrutin mais les observateurs de la Communauté des États indépendants, de l'OSCE, du conseil de l'Europe et du parlement européen ont parlé d'amélioration par rapport aux précédentes élections[4],[5].

Législatives du 6 mai 2012[modifier | modifier le code]

Les élections législatives ont eu lieu le 6 mai 2012. Elles débouchent sur la mise en place d'une coalition gouvernementale rassemblant le HHK (69 sièges) et l'OEK (6 sièges) menée par le premier ministre sortant, Tigran Sargsian[6].

Relations diplomatiques[modifier | modifier le code]

L'Arménie a des relations difficiles avec deux de ses voisins : l'Azerbaïdjan et la Turquie. Les relations avec l'Azerbaïdjan sont difficiles en raison de la question du Haut-Karabagh. Les relations avec la Turquie sont très conflictuelles en raison du refus de l'État turc de reconnaître le génocide arménien de 1915-1916. Cependant, les relations arméno-turques sont actuellement moins tendues, notamment avec l'invitation du président Abdullah Gül en Arménie par Serge Sargsian pour assister au match de football Arménie-Turquie.

Les relations avec l'Iran qui s'étaient dégradées depuis l'installation d'un régime islamiste à Téhéran en 1979, sont, aujourd'hui, redevenues biens meilleures et tendraient même à se renforcer comme en témoigne la construction du gazoduc reliant les deux pays.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (hy+en) « Site de la Commission électorale centrale » (consulté le 16 mars 2008).
  2. (en) « Decision 2013: Serzh Sargsyan wins in Armenia’s presidential election », sur ArmeniaNow.com,‎ 19 février 2013 (consulté le 19 février 2013).
  3. (en) Observers condemn Armenian poll, BBC News, 26 mars 2003.
  4. (en) Pro-Government Parties Win Armenian Vote, Radio Free Europe, 13 mai 2007.
  5. (en) Ruling bloc wins Armenia election, BBC News, 13 mai 2007.
  6. (en) « Armenian PM Tigran Sargsyan keeps job in new government », sur ArmeniaNow.com,‎ 2 juin 2012 (consulté le 3 juin 2012).

Article connexe[modifier | modifier le code]