Politique en Croatie

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Politique en Croatie
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La Croatie est une démocratie parlementaire.

Le Premier ministre de la République de Croatie est à la tête du gouvernement. Le pouvoir exécutif est attribué au gouvernement, le pouvoir législatif à la Diète. Le pouvoir judiciaire est indépendant des pouvoirs exécutif et législatif.

Constitution[modifier | modifier le code]

La Croatie a adopté sa Constitution actuelle le 22 décembre 1990.

Celle-ci a fait l'objet de 4 amendements :

Banski Dvori

Premier ministre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Premier ministre de Croatie.

Gouvernement[modifier | modifier le code]

Le Gouvernement de la République de Croatie (Vlada) est dirigé par le Premier ministre, qui a des Vice-Premiers ministres et des ministres, en nombre variable, chargés de divers secteurs d'activité. Le pouvoir exécutif a la charge de proposer des lois et un budget, de veiller à l'application des lois et de guider la politique intérieure et étrangère de la république.

Président de la République[modifier | modifier le code]

Le président de la République

Le président de la république (Predsjednik) est le chef de l'État et il est élu pour 5 ans. En plus d'être le Chef des Armées, le président a le devoir de désigner le Premier ministre avec l'accord du Parlement, et il a également une certaine influence sur la politique étrangère.

Le 10 janvier 2010, le député social-démocrate Ivo Josipović est élu président de la République, au second tour de ce scrutin, par 60,3 % des voix contre le maire de centre-gauche de Zagreb Milan Bandić. C'est la première fois depuis l'indépendance qu'un social-démocrate accède à la tête de l'État croate.

Parlement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Diète.

La Diète est composé d'un maximum de 153 représentants élus au suffrage universel pour une durée de 4 ans. Les sessions ordinaires se déroulent du 15 janvier au 15 juillet et du 15 septembre au 15 décembre.

Relations internationales[modifier | modifier le code]

La Croatie est membre des Nations unies depuis mai 1992 et du Conseil de l'Europe depuis 1996. En 2003 elle est devenue membre de l'Accord de libre-échange d'Europe centrale. La Croatie est également membre des plus importantes institutions financières internationales (le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement) ainsi que l'Organisation mondiale du commerce (depuis l'an 2000).

Elle est également candidate à l'OTAN. La victoire en novembre 2003 des conservateurs et la nomination de Ivo Sanader à la tête du gouvernement marque la seconde alternance au sommet de l'État. Elle a par ailleurs obtenu au Sommet de Ouagadougou en novembre 2004 le statut d'observateur au sein de l'Organisation internationale de la Francophonie, malgré le faible nombre de personnes parlant le français.

Intégration européenne[modifier | modifier le code]


La Croatie a posé sa candidature pour l'adhésion à l'Union européenne en 2003 et les négociations d'adhésion ont ouvert le 3 octobre 2005, elle est devenue effective le 9 décembre 2011 avec la signature du traité d'adhésion. Elle en est membre depuis le 1er juillet 2013[3].

L'arrestation du général Ante Gotovina, recherché comme criminel de guerre par le TPIY, constituait pour l'Union européenne un préalable à l'engagement de négociations d'adhésion avec la Croatie.

Le 8 décembre 2005, repéré par les services de renseignement croates et espagnols dans les îles Canaries (Espagne), le général Gotovina a été arrêté dans le restaurant d’un hôtel de luxe de l'île de Tenerife pour être transféré devant le TPIY[4].

Le 10 décembre, à Zagreb, quelques centaines de partisans du général Gotovina, considéré comme un héros de guerre, ont protesté contre son arrestation en accusant le Premier ministre croate de trahison, du fait de l’aide du gouvernement dans cette arrestation, alors qu’environ 50 000 manifestants ont été comptés à Split, fief des nationalistes, et que le drapeau européen a été brûlé par des étudiants à Zadar. Selon un sondage près de 80 % de la population croate croit en son innocence et, à Zagreb, des dizaines de milliers de posters à son effigie, flanqués d’un immense « Heroj » (héros) ont été vendus.

À la suite de cette arrestation, le commissaire européen à l'élargissement, Olli Rehn, déclarait qu'« un obstacle majeur a été retiré du chemin de la Croatie ». Finalement, les réactions auraient été plutôt calmes du fait de l'alliance du chef du gouvernement chrétien-démocrate Ivo Sanader avec l'Église catholique croate, qui avait jusqu'alors plutôt soutenu le général Gotovina.

Partis politiques[modifier | modifier le code]

Place de l'Église catholique[modifier | modifier le code]

En Croatie, où 90 % des habitants s'affirment catholiques pratiquants le gouvernement a besoin du soutien de l'Église, et le clergé est largement financé par l'État qui verse la solde des prêtres. [réf. nécessaire]

Le gouvernement d'Ivo Sanader a promis à l'Église catholique, 25 % des actions de la société Croatia osiguranje, principale société d'assurance croate en cours de privatisation — soit quelque 65 millions d'euros en réparation des biens confisqués à l'Église après la Seconde Guerre mondiale lors de la prise du pouvoir par les communistes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Compléments[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]


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