Post-communisme

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Le post-communisme est le nom donné à la période de « transition » des anciens pays communistes devenus des démocraties libérales en Europe centrale, orientale et en Asie.

Caractéristiques de la société post-communiste[modifier | modifier le code]

La mutation réformiste des partis communistes[modifier | modifier le code]

Après le démantèlement du rideau de fer et la chute du mur de Berlin, les pays d'Europe centrale et d'Europe de l'Est entament alors une transition politique et économique majeure, marquée par la rupture avec le communisme et l'adhésion aux valeurs de la démocratie libérale de l'Europe occidentale et des États-Unis. Dans la plupart de ces pays, les anciens partis uniques membres de l'Internationale communiste connaissent deux formes d'évolution. Certains choisissent de rester fidèles au marxisme et à la révolution prolétarienne, tandis que d'autres s'organisent comme des partis socialistes réformistes, sur le modèle des partis membres du Parti socialiste européen. Cette transformation se traduit par une place prépondérante jouée au sein de la gauche parlementaire des anciens pays communistes. Les partis communistes maintenus gardent cependant un poids électoral important en République tchèque, Russie et Moldavie.

Le début de la transition économique des anciens pays communistes est marqué par un contexte difficile sur le plan du chômage de masse et de la pauvreté. Cette situation bénéficie au retour de la gauche au pouvoir, et à travers elle des anciens cadres des partis uniques. Celle-ci s'emploie alors à déployer des politiques de soutien de la croissance marquées par la libéralisation du secteur public d'État et des systèmes de protection sociale.

En Europe occidentale, la chute de l'URSS a également une influence sur la ligne politique des partis communistes alignés sur le modèle soviétique. En Italie, en Allemagne et en France, les partis communistes poursuivent leur déclin électoral au profit des partis socialistes ou d'extrême-droite. L'extrême-gauche trotskiste, historiquement opposée à la dérive stalinienne de l'URSS, ne parvient pas quant à elle à bénéficier de l'affaiblissement des partis de l'Internationale communiste.

Les effets sociaux de la transition libérale[modifier | modifier le code]

La culture post-communiste[modifier | modifier le code]

L'Ostalgie[modifier | modifier le code]

La période de transition politique en Europe centrale est particulièrement féconde en production culturelle. Des films comme Good Bye, Lenin! ou plus discrètement Moskva tér mobilisent ainsi les ressorts d'une certaine nostalgie de la période communiste, et a fortiori des premières années de transition. En Allemagne, ce phénomène socio-culturel prend le nom d'Ostalgie, néologisme allemand fondé sur Ost (« Est ») et Nostalgie.

La culture urbaine contemporaine[modifier | modifier le code]

Dans la cour intérieur du Szimpla Kert à Budapest.

À Berlin, Varsovie, Prague, Budapest et d'autres grandes villes d'Europe centrale, le post-communisme se caractérise également par l'émergence de lieux de vie ou de fête aménagés dans d'anciens immeubles délabrés des centres-villes. Ce sont aussi bien les squats artistiques berlinois que les romkocsmas hongrois. Ce phénomène d'appropriation des centres urbains anciens par une jeunesse éduquée et une classe moyenne en formation peut s'apparenter au phénomène de gentrification observée dans d'autres capitales occidentales.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]