Sixt-Fer-à-Cheval

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Sixt-Fer-à-Cheval
Vue aérienne de Sixt-Fer-à-Chevaldepuis le collet d'Anterne.
Vue aérienne de Sixt-Fer-à-Cheval
depuis le collet d'Anterne.
Blason de Sixt-Fer-à-Cheval
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Bonneville
Canton Samoëns
Maire
Mandat
Stéphane Bouvet
2014-2020
Code postal 74740
Code commune 74273
Démographie
Gentilé Sizerets
Population
municipale
789 hab. (2012)
Densité 6,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 03′ 21″ N 6° 46′ 35″ E / 46.0558333333, 6.7763888888946° 03′ 21″ Nord 6° 46′ 35″ Est / 46.0558333333, 6.77638888889  
Altitude Min. 728 m – Max. 3 098 m
Superficie 119,07 km2
Localisation

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Liens
Site web sixtferacheval.com

Sixt-Fer-à-Cheval est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation de la commune.

Le chef-lieu se trouve au cœur du massif du Haut Giffre, à environ 765 mètres d'altitude. Les habitations sont concentrées au bord du Giffre sur la plaine de la Glière et sur les pentes de la Montagne de Commune, où l'on trouve le plus important hameau, Salvagny.

Les principaux autres hameaux constituant la commune sont : Les Curtets, L'Echarny, Le Molliet, Nambride, situés entre le chef-lieu et le cirque du Fer-à-Cheval, dans la vallée du Giffre Haut. Maison Neuve, hameau juste avant Salvagny, Passy, au-dessus de Maisonneuve, Le Fay, Hauterive, La Chapelle, et Englène situés comme Salvagny dans la vallée du Giffre des Fonts.

Sixt-Fer-à-Cheval est reliée par une seule route au reste de la vallée par le passage des gorges des Tines, verrou glaciaire qui sépare nettement la commune du reste de la région.

La majorité de la commune, occupée par la réserve naturelle de Sixt-Fer-à-Cheval, est donc partiellement inhabitée, hormis par des exploitations pastorales en été.

Le torrent sortant du village principal, au niveau des gorges des Tines, est le résultat de la confluence de 2 torrents appelés pour l'un Giffre Haut (mais plutôt appelé communément Giffre) et l'autre Giffre des Fonts.

Le torrent traversant le village principal s'appelle donc le Giffre. C'est celui qui provient de la vallée glaciaire du Fer-à-Cheval, plus loin que le Cirque du Fer-à-Cheval, au lieu-dit le Bout du Monde.

L'autre torrent dit « Giffre des Fonts » prend sa source au cirque des Fonts. Chacun des deux torrents est le résultat du regroupement de plusieurs petits ruisseaux et cascades dans le cirque du Fer-à-Cheval pour l'un et dans le cirque des Fonts pour l'autre.

De nombreuses cascades jaillissent un peu partout. La plus importante est la cascade du Rouget. En été, plus de trente cascades arrosent le cirque du Fer-à-Cheval.

Le point culminant de la commune est le mont Buet, d'une altitude de 3 096 mètres puis le Ruan (3 050 mètres) et le Tenneverge (2 989 mètres).

La commune est bordée par la frontière suisse.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15[1].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1942 1960 François Rannaud MRP Exploitant forestier, marchand de bois; hôtelier et épicier
mars 2001 mars 2008 Béatrice Pin    
mars 2008 7 mai 2009[Note 1] Pierre Moccand    
7 mai 2009 en cours
(au 8 décembre 2014[3])
Stéphane Bouvet    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 789 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 015 1 174 1 254 1 481 1 659 1 644 1 354 1 478 1 393
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 298 1 278 1 230 1 221 1 192 1 143 1 089 1 037 906
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
777 756 715 671 621 626 605 619 626
1982 1990 1999 2004 2006 2009 2012 - -
662 715 706 793 786 790 789 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Médias[modifier | modifier le code]

Du fait de la situation encaissée du village et de ses hameaux, le village est l'un des rares en France à être doté d'un réseau câblé pour la télévision. (Indépendant des grands opérateurs privés, 7 chaînes)[réf. nécessaire]

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie locale est basée sur :

  • l'exploitation du bois (coupes en forêts, scieries, bois de chauffage) ;
  • l'artisanat (lingerie, articles en bois, petits meubles) ;
  • de petites entreprises liées au bâtiment (menuiserie, charpente, plomberie, électricité, chauffage...) ;
  • l'agriculture (élevage, production de fromages) ;
  • le tourisme :
    • l'accueil des vacanciers (hôtels, locations, chambres d'hôte) et les activités annexes (magasins de souvenirs, de sport, alimentation, cafés, restaurants...), gestion des refuges de montagne en été et des remontées mécaniques en hiver ;
    • en été : alpinisme (guides de haute montagne), randonneurs à pied, VTT, activités sportives telles que rochers et falaises d'escalade de divers niveaux de difficulté, Via Ferrata, rafting, location d'ânes, mulets et chevaux, randonnées en calèche ;
    • en hiver : ski de fond, ski de descente, escalade de nombreuses cascades glacées.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cascade de la Pleureuse et de la Sauffaz.
Table orientation : cirque du Fer-à-Cheval.

L'ancienne abbaye de chanoines réguliers de Saint-Augustin fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 1997[6]. L'oratoire de Maison-Neuve fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 22 juin 1943[7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Ponce de Faucigny (vers 1100-vers 1170), religieux savoyard, fondateur de l'abbaye de Sixt.
  • Albanis Beaumont (1753-1810), ingénieur et géographe, mort et enterré à Sixt.
  • Jacques Balmat (1762-1834), chasseur de chamois, cristallier et guide qui réussit la première ascension du mont Blanc, mort à Sixt à la suite d'une chute en montagne, son corps n'a jamais été retrouvé.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les Armes de Sixt-Fer-à-Cheval se blasonnent ainsi : « De gueules à la fasce ondée d'argent, accompagnée en chef d'une tête d'aigle d'or et en pointe d'une crosse du même ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Marie Rannaud, Histoire de Sixt.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Moccan, maire, démissionne le 7 mai 2009[2].
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]