Pierre Peyron

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Peyron.
Le roi Persée de Macédoine devant Aemilius Paulus

Pierre Peyron (Aix-en-Provence le 15/12/1744 - Paris le 20/01/1814) est un peintre français, lié au mouvement néoclassique.

Sommaire

[modifier] Biographie

Jean François Pierre Peyron (son nom complet) fut un élève de Lagrenée et de Claude Arnulphy[1] et il était considéré comme le meilleur peintre de sa génération. Il fut l’un des premiers à recommencer à appliquer les principes Classiques de composition de Poussin alors que la mode était en faveur du rococo.

Il remporta le Prix de Rome en 1773, battant David, aussi candidat. En 1774, il peignit les décors du salon de l'hôtel Grimod de la Reynière à Paris, d'après des dessins de Charles-Louis Clérisseau. Il passa ensuite sept années à l’Académie de France à Rome, de 1775 à 1782. Son tableau, les jeunes Athéniens et les jeunes Athéniennes tirant au sort pour être livrés au Minotaure lui valut l'admiration de Charles Claude Flahaut de La Billarderie, comte d'Angiviller, qui devint son protecteur. Le cardinal de Bernis, ambassadeur de France à Rome, lui commanda les deux œuvres conservées aujourd'hui au musée des Augustins de Toulouse : Bélisaire recevant l'hospitalité d'un paysan ayant servi sous ses ordres et Cornélie, mère des Gracques.

À son retour à Paris, la carrière de David avait pris son essor. Au salon de 1785, David présenta le Serment des Horaces, et Peyron, la mort d'Alceste. Des deux tableaux, c'est celui de David qui reçut un accueil triomphal. Au salon de 1787, les deux peintres devaient présenter une composition sur le même thème, la mort de Socrate. Mais Peyron retarda le moment de présenter son travail, et quand il le fit, quelques jours avant la fermeture du Salon, il s'agissait seulement d'une esquisse à grande échelle de son projet. Après cet échec Peyron n'eut plus jamais le rôle de premier plan qu'il avait eu à ses débuts. Le 30 juin de la même année, il fut reçu à l'Académie, avec comme morceau de réception son Curius Dentatus refusant les présents des ambassadeurs samnites (aujourd'hui au Musée Calvet d'Avignon).

David lui rendra pourtant hommage lors de ses funérailles, déclarant : « Il m’a ouvert les yeux »

[modifier] Liste de ses tableaux

(Liste à compléter)

[modifier] Bibliographie

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Pierre Rosenberg et Udolpho Van De Sandt, Pierre Peyron, 1744-1814, 1983, éd. Arthena ISBN 2-903239-02-9
  • Françoise Casanova, Michel Constantini, Pierre Fresnault-Deruelle, Étienne Jollet et Philippe Le Leyzour, l'Ange de Peyron, 2000, Farrago.

[modifier] Notes

  1. La Peinture en Provence, Alauzen, éd. Jeanne-Laffitte, Marseille, 1989.
Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils
Autres langues