Richard Mique

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Richard Mique, seigneur d'Heillecourt, était un architecte français, né à Nancy le 18 septembre 1728 et décédé le 8 juillet 1794 à Paris sur l'échafaud. Né d'un second mariage de Simon Mique avec Barbe Michel, son père était architecte-entrepreneur de Lunéville, et son grand-père Pierre Mique également architecte, avait été l'un des constructeurs de la primatiale de Nancy.

[modifier] Biographie

Richard fut, le lendemain de sa naissance, baptisé à l'église paroissiale de Saint-Sébastien à Nancy.

Après une formation à Strasbourg en 1740 où il apprend le métier d'architecte auprès de Jacques Étienne Barbier, ingénieur[1], il peut marcher dans les pas de son père et de son grand-père, devenant comme son cousin Claude architecte en Lorraine, au service du roi Stanislas, duc de Lorraine et père de la reine de France Marie Leszczyńska. Il participe ainsi à l'embellissement de Nancy et Lunéville où il répand l'imitation du style antique, influencé comme tous les architectes néo-classiques par les œuvres de la Renaissance italienne et notamment le style d'Andrea Palladio. La mort du roi Stanislas arrête un temps cette carrière, Ange-Jacques Gabriel, premier architecte du Roi Louis XV, se montrant jaloux de son influence à la cour de France.

C'est pourtant à Mique que la reine Marie Leszczynska, soutenue par le clan polonais réuni à Versailles autour d'elle, commande la construction d'un important couvent à Versailles. Inauguré par le roi lui-même, le Couvent de la Reine (devenu le lycée Hoche) fait remarquer l'architecte.

La reine Marie-Antoinette se l'attache ensuite et lui confie plusieurs commandes. Mique succède alors à Ange-Jacques Gabriel comme Premier Architecte du roi Louis XVI et directeur de l'Académie royale d'architecture, et devient ainsi le principal maître d'œuvre des travaux du château de Versailles à la fin du XVIIIe siècle.

Il est arrêté avec son fils, comme prévenus de conspiration pour sauver la reine, et tous deux sont traduits devant le Tribunal révolutionnaire. Ils sont condamnés à mort le 7 juillet 1794, guillotinés le lendemain sur la place du Trône-Renversé (maintenant place de la Nation) puis enterrés au cimetière de Picpus[2].

[modifier] Ses œuvres

Belvédère du Petit Trianon, Versailles
Le Temple de l'Amour dans le jardin anglais du Petit Trianon
La chapelle du Carmel de Saint-Denis

On lui attribue aussi d'autres réfections telles que : les églises de Saint-Cloud, Fontainebleau, ainsi qu'une porte d'entrée de la ville de Nancy, l'école forestière de Metz, etc.

[modifier] Notes et références

  1. «Richard Mique», Généalogie lorraine, n° 103, décembre 2003, p. 5.
  2. Gustave Desjardins, Le Petit Trianon : Histoire et description, Versailles, L. Bernard, 1885, p. 362
  3. Le patrimoine des communes des Yvelines, tome II, collection Le patrimoine des communes de France, Flohic Éditions, 2000, (ISBN 2842340701), p.1088.


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