Intoxication au cyanure

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Intoxication au cyanure
Classification et ressources externes
Cyanide-ion-3D-vdW.png
Ion cyanure
CIM-10 T65.0
CIM-9 989.0
DiseasesDB 3280
eMedicine med/487 
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L’intoxication au cyanure se produit quand un organisme vivant est exposé au cyanure. L'ion cyanure, lorsqu’il est utilisé comme poison, est généralement fourni sous forme de gaz, le cyanure d'hydrogène, HCN ou sous forme de cyanure de potassium ou de cyanure de sodium.

Mode d'action[modifier | modifier le code]

Les ions cyanure inhibent l'enzyme mitochondriale Cytochrome c oxydase nécessaire à la respiration cellulaire, c'est-à-dire la production d'énergie utilisable par la cellule à partir de nutriments comme le glucose et du dioxygène respiré dans l'air. Le blocage d'un processus aussi fondamental pour le fonctionnement cellulaire explique la haute toxicité du cyanure pour l'organisme entier. Le cyanure n'a rien à voir avec la cyanose, qui est une coloration bleuté de la peau et des muqueuses suite à un appauvrissement du sang en dioxygène. Dans le cas d'une intoxication au cyanure au contraire, le dioxygène n'est plus consommé par les cellules et s'accumule dans le sang, créant une coloration rose intense de la peau. La dose fatale pour un humain est faible, à partir de 1,5mg/kg[1]. Dans le cas d'une intoxication par du cyanure d'hydrogène (gazeux), les taux de concentration atmosphériques supérieurs à 50 ppm respirés pendant plus d'une demi-heure représentent un risque important, alors que des taux de 200 à 400 ppm ou plus sont considérés comme pouvant entraîner la mort après une exposition de quelques minutes. À titre indicatif, la dose létale 50 pour le rat est de 484 ppm pour une exposition de 5 minutes.

Exposition et symptômes[modifier | modifier le code]

L'intoxication aiguë par inhalation de fortes concentrations de cyanure d'hydrogène entraine apnée, convulsions, coma, arrêt cardio-circulatoire et la mort survient en quelques dizaines de secondes. Cette inhalation peut être provoquée par la combustion de polymères contenant de l'azote, comme la laine, la soie, le polyuréthane, le vinyle[2]. À des doses plus faibles, la perte de conscience peut être précédée par une faiblesse générale, des céphalées, des vertiges, de la confusion et une gêne respiratoire perceptible. Lors de la première phase de perte de conscience, la respiration est souvent normale, parfois même rapide, bien que l'état de la victime évolue vers un coma profond qui peut être associé à un œdème aigu du poumon et finalement conduire à l'arrêt cardiaque.

L'intoxication peut également être provoquée par une exposition chronique (exposition à une faible dose de cyanure sur une longue période). Le cyanure est présent dans des pesticides et insecticides, dans des fumées comme celle du tabac ou d'incendies, et dans des aliments comme les amandes amères, les noyaux d'abricot, les pépins d'orange et le manioc (on trouve des cas en Afrique tropicale où cette plante est utilisée comme source alimentaire principale ; mal préparée elle contient encore du cyanure). Cette exposition peut être compensée par un apport de vitamine B12 sous forme d'hydroxocobalamine [3].

Cette exposition provoque une augmentation du taux de cyanure dans le sang et entraine une faiblesse et divers sympômes : paralysie (qui peut être permanente), lésions nerveuses[4],[5],[6], hypothyroïdisme[5] et fausses-couches[7],[8]. On peut également observer des dommages sur le foie et les reins[9],[10].


Traitement et antidotes[modifier | modifier le code]

Le kit standard de première urgence utilisé aux États-Unis comme antidote au cyanure comporte d’abord l’inhalation d’une petite dose de nitrite d'amyle, suivie par l’injection intraveineuse de nitrite de sodium, puis de thiosulfate de sodium par voie intraveineuse. Les nitrites oxydent une partie du fer de l'hémoglobine de l’état ferreux à l’état ferrique et transforment l'hémoglobine en méthémoglobine. (le traitement par les nitrites d'alkyle n'est pas anodin car la méthémoglobine ne peut pas transporter l'oxygène). Le cyanure se lie préférentiellement à la méthémoglobine plutôt qu’à la cytochrome oxydase, transformant la méthémoglobine en cyanométhémoglobine. Dans la dernière étape, l’injection intraveineuse de thiosulfate de sodium transforme la cyanométhémoglobine en thiocyanate, sulfite, et hémoglobine. Le thiocyanate est excrété.

Des méthodes alternatives de traitement de l'intoxication au cyanure sont utilisées dans d'autres pays. Par exemple, en France on utilise l’hydroxycobalamine (une forme de vitamine B12) qui se lie au cyanure pour former une molécule inoffensive, vitamine B12a cyanocobalamine. La cyanocobalamine est éliminée dans les urines. L’hydroxycobalamine agit à la fois dans l'espace intravasculaire et à l'intérieur des cellules pour lutter contre l'intoxication au cyanure. Cette polyvalence contraste avec la méthémoglobine, qui agit seulement comme un antidote dans l'espace vasculaire. L’administration de thiosulfate de sodium améliore la capacité de l’hydroxycobalamine à contrecarrer les effets de l'empoisonnement au cyanure. Ce traitement est considéré comme efficace et inoffensif et il est administré régulièrement à Paris aux victimes ayant inhalé des fumées pour les préserver de toute intoxication associée au cyanure. Toutefois, il est relativement cher et n’est pas disponible partout.

Le 4-Dimethylaminophenol (4-DMAP) a été proposé en Allemagne comme antidote à effet plus rapide que les nitrites en raison d’une plus faible toxicité (d’après les cas rapportés). Le 4-DMAP est utilisé actuellement par les militaires allemands et par la population civile. Chez l'homme, l'injection intraveineuse de 3 mg / kg de 4-DMAP génère un taux de méthémoglobine de 35 pour cent en 1 minute. Selon les informations disponibles, l 4-DMAP est l’un composant du Cyanokit aux États-Unis, alors qu'il n’est pas inclus dans le Cyanokit allemand à cause d’effets secondaires possibles (par exemple hémolyse).

Les sels de cobalt ont également fait la preuve qu’ils étaient capables de se lier au cyanure. L’antidote à base de cobalt le plus couramment disponible en Europe est le dicobalt édétate ou dicobalt-EDTA, vendu sous le nom de Kelocyanor. Cet agent chélateur du cyanure se fixe sur le toxique pour former du cyanure de cobalt. Ce médicament produit un effet antidote plus rapidement que par le mécanisme de formation de méthémoglobine, mais une nette supériorité par rapport à la formation méthémoglobine n'a pas été démontrée. Les complexes du cobalt sont très toxiques, et des accidents ont été signalés au Royaume-Uni où des patients ont reçu du dicobalt-EDTA par erreur sur la base d'un diagnostic erroné d'empoisonnement au cyanure.

Le programme international pour la sécurité chimique a publié une enquête (IPCS/CEC évaluation d’une série d’antidotes), qui énumère les antidotes suivants et leurs effets : l'oxygène, le thiosulfate de sodium, le nitrite d'amyle, le nitrite de sodium, le 4-dimethylaminophenol, l’hydroxocobalamine, et le dicobalt EDTA ( 'Kelocyanor'), ainsi que plusieurs autres[11]. Les autres antidotes communément recommandés sont les 'solutions A et B' (une solution de sulfate ferreux avec l’acide citrique en milieu aqueux, et de carbonate de sodium en milieu aqueux) et le nitrite d'amyle.

Le Health and Safety Executive (HSE) de Grande-Bretagne s’est prononcé contre l'emploi de solutions A et B en raison de leur durée de vie limitée, du risque d’empoisonnement par le fer, et de sa portée limitée (efficace seulement en cas d'ingestion de cyanure, alors que les principaux modes d'intoxication sont l'inhalation et le contact avec la peau). Le HSE a également remis en cause l'utilité du nitrite d'amyle en raison de problèmes de stockage ou de disponibilité, de risques d'abus, et de l'absence de preuve de bénéfices réels, et recommandé à la place le Kelocyanor[12].

Des preuves tirées de l'expérimentation animale suggèrent que la coadministration de glucose protège contre la toxicité associée du cobalt liée à l’antidote dicobalt EDTA. Pour cette raison, le glucose est souvent administré en association avec cet agent (par exemple dans la formulation Kelocyanor).

Il a également été suggéré de façon anecdotique que le glucose lui-même agit comme un antidote efficace du cyanure, en réagissant avec lui pour former des composés moins toxiques qui peuvent être éliminés par l'organisme. Une théorie sur l'apparente immunité de Raspoutine au cyanure s’appuyait sur le fait que ses assassins avaient mis le poison dans des pâtisseries sucrées et du vin de Madère qui sont tous deux riches en sucre ; ainsi Raspoutine aurait reçu le poison avec des quantités massives d'antidote. Une étude a révélé une réduction de la toxicité du cyanure chez la souris lorsque le cyanure avait été mélangé avec du glucose[13]. Néanmoins, le glucose en tant que tel n'est pas officiellement reconnu comme antidote à l'intoxication au cyanure.

Le cyanure est présent, en petites quantités dans certaines denrées alimentaires. Elles sont éliminées par un métabolisme enzymatique sous l’effet de la rhodanase, qui lie le cyanure avec le thiosulfate pour produire des thiocyanates comparativement moins nocifs. Des préparations orales de rhodanase proposées en prophylaxie et en traitement de l’intoxication aiguë par le cyanure sont actuellement en cours d’essais cliniques[14].

Exemples historiques[modifier | modifier le code]

Chambres à gaz[modifier | modifier le code]

Le cyanure d'hydrogène sous forme de gaz était l'agent utilisé sous le régime nazi en Allemagne pour l’extermination de masse dans les chambres à gaz au cours de l’Holocauste. Il était libéré par des pastilles de zyklon B, qui était le nom commercial d’un biocide. Il a également été utilisé pour l’exécution des condamnés à mort dans les chambres à gaz aux États-Unis, où il était produit par réaction entre le cyanure de potassium tombé dans un compartiment contenant de l’acide sulfurique directement placé au-dessous de la chaise du prisonnier dans la chambre d’exécution.

Guerre chimique[modifier | modifier le code]

Les cyanures ont été stockés dans les arsenaux d’armes chimiques à la fois en Union soviétique et aux États-Unis, dans les années 1950 et 1960. Au cours de la guerre froide, l'Union soviétique a été soupçonnée d’avoir planifié l'utilisation du cyanure d'hydrogène comme arme destinée à une blitzkrieg pour se frayer un chemin à travers la ligne de front ennemie, sachant que le cyanure d'hydrogène se dissiperait et permettrait l'accès sans protection à la zone conquise. Toutefois, le cyanure d'hydrogène n'a pas été jugé très efficace comme agent militaire, car il est plus léger que l'air et nécessite l’emploi d’une dose importante pour neutraliser ou tuer.

Bien qu'il n'y ait pas eu d’exemple vérifié de son utilisation comme arme, le cyanure d'hydrogène a sans doute été employé par l’Irak dans la guerre contre l’Iran et contre les Kurdes dans le nord de l'Irak au cours des années 1980[15].

Suicides[modifier | modifier le code]

Les sels de cyanure sont parfois utilisés comme dispositifs de suicide à action rapide. Le cyanure est réputé agir plus vite sur un estomac vide, peut-être parce que l'anion se combine aux protons fournis par l’acide gastrique pour former le radical HCN.

Parmi les personnes célèbres qui se sont suicidées avec des sels de cyanure, citons :

Meurtres[modifier | modifier le code]

Il y a plusieurs cas de meurtres effectués à l'aide de cyanure :

Terrorisme[modifier | modifier le code]

En 2003 Al-Qaida aurait prévu de répandre du cyanure sous forme de gaz dans le métro de New York pour le 2e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001. L'attaque aurait été finalement abandonnée car elle n’aurait pas entraîné suffisamment de victimes[18].

En 1995, un dispositif piégé a été découvert dans une salle d’attente de la station de métro de Kayabacho à Tōkyō. Il était constitué de sacs de cyanure de sodium et d’acide sulfurique et comportait un moteur contrôlé à distance pour commander leur rupture. Ce fait a été considéré comme une tentative d’attentat par déversement de grandes quantités de cyanure d'hydrogène sans doute organisé par la secte Aum Shinrikyo[19]

Dans les œuvres de fiction[modifier | modifier le code]

L'intoxication par le cyanure figure en bonne place dans le roman policier, par exemple dans Meurtre au champagne d’Agatha Christie (également intitulé Remembered Death) et Dix petits nègres . Le cyanure est également l'arme du crime dans Le grand sommeil de Raymond Chandler, "La Clinique du Docteur H." de Mary Higgins Clark et La logeuse, la nouvelle de Roald Dahl (parue dans son recueil Kiss Kiss en 1959). Dans la pièce de Joseph Kesselring Arsenic et vieilles dentelles, deux vieilles dames mélangent du vin avec de l’arsenic, du cyanure et de la strychnine dans le but de tuer des vieillards. Dans le livre Tueur à gage : un manuel technique pour les entrepreneurs indépendants, l'usage du cyanure pour empoisonner une substance est expliqué en détail.

Le joker de la bande dessinée Batman est également connu pour son usage des gâteaux au cyanure comme l'une de ses « armes de comédie ».

Le roman de l’auteur australien Nevil Shute sur la vie après la guerre nucléaire, Le Dernier Rivage, présente un scénario où le gouvernement australien distribue gratuitement des pilules de cyanure aux survivants qui préfèrent se suicider plutôt que d'affronter la mort par irradiation.

Dans les films et les romans de James Bond, les agents 00 ont reçu des capsules de cyanure à utiliser en cas de capture par l'ennemi. James Bond est décrit comme ayant délibérément jeté la sienne. Les assassins dans ces films ont également utilisé le cyanure comme méthode rapide de suicide comme Mr Jones dans James Bond 007 contre Dr. No , et dans L'espion qui m'aimait, où les sous-marins nucléaires britanniques et américains sont menacés d'injection de cyanure gazeux pour forcer leurs équipages à se rendre.

Dans 12.30 à Croydon, un roman de Freeman Wills Crofts datant de 1934, le protagoniste tue habilement son oncle par l'insertion de fausses pilules, sculptées dans le cyanure de potassium, dans la boîte à médicaments du vieil homme.

Dans la série télévisée 24 heures chrono, il y a de nombreux exemples où les terroristes mordent une capsule de cyanure pour éviter un interrogatoire musclé.

L’auteur de chansons satiriques Tom Lehrer a cité ce toxique au détour d'un vers dans sa chanson Empoisonnement des pigeons dans le parc :

Quand ils nous voient venir
Les oiseaux essayent tous de se cacher
Mais cela ne leur sert à rien
Quand ils se cachent avec le cyanure.

Le cyanure de potassium est aussi le principal ingrédient dans la fausse pilule de la mort Hideo Kojima du jeu Metal Gear Solid: The Twin Snakes[20]. Il est un des éléments essentiels utilisés par Big Boss en cas d'urgence, il met Naked Snake dans un état proche de mort jusqu'à ce qu'il renaisse à l'aide d'une nouvelle pilule. Si on le laisse dans un état de mort apparente pendant trop longtemps, il va mourir.

Dans Phoenix Wright: Ace Attorney - Trials and Tribulations, le troisième cas résolu par le joueur entraîne l’assassinat d’un programmeur avec du cyanure de potassium glissé dans son café au restaurant.

Le cyanure de potassium a également été présenté dans le roman et le film Battle Royale . Disposant d’un échantillon de la substance utilisée comme arme, Yūko Sakaki, l'un des personnages féminins, emploie le toxique pour empoisonner les spaghettis d'un autre personnage. La nourriture contaminée parvient involontairement à un autre destinataire en la personne de Yuka Nakagawa, ce qui déclenche la suite des événements dans la scène phare.

Le cyanure de potassium est également utilisé comme une méthode de suicide en 2008 dans Spirits, un remake américain d'un film d'horreur thaïlandais.

Dans l'épisode À l'amour, à la mort (épisode 21 de la saison 3) de la série NCIS : Enquêtes spéciales, Abigail Sciuto subit une tentative d'assassinat au cours du test d'identification, avec du cyanure de potassium mélangé à de la drogue pour devenir du cyanure d’hydrogène.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Cyanide [Technical document – Chemical/Physical Parameters] », Health Canada
  2. (en) David M. Cline et al., Tintinalli's Emergency Medicine Manual : 7e édition, New York, McGraw-Hill Professional,‎ 2012, 604 p. (ISBN 9780071781848)
  3. (en) Crampton, Gaunt et Harris, « Effects of low cobalamin diet and chronic cyanide toxicity in baboons », Toxicology, National Library of Medicine, vol. 12, no 3,‎ 1979, p. 221–34 (PMID 494304, DOI 10.1016/0300-483X(79)90068-4)
  4. Soto-Blanco, Maiorka et Gorniak, « Effects of long-term low-dose cyanide administration to rats », Ecotoxicology and Environmental Safety, vol. 53, no 1,‎ 2002, p. 37–41 (PMID 12481854, DOI 10.1006/eesa.2002.2189)
  5. a et b Soto-Blanco, Stegelmeier et Pfister, « Comparative effects of prolonged administration of cyanide, thiocyanate and chokecherry (Prunus virginiana) to goats », Journal of Applied Toxicology, vol. 28, no 3,‎ 2008, p. 356–63 (PMID 17631662, DOI 10.1002/jat.1286)
  6. Soto-Blanco, Maiorka et Gorniak, « Neuropathologic study of long term cyanide administration to goats », Food and Chemical Toxicology, vol. 40, no 11,‎ 2002, p. 1693–1698 (PMID 12176095, DOI 10.1016/S0278-6915(02)00151-5)
  7. Soto-Blanco et Gorniak, « Prenatal toxicity of cyanide in goats—a model for teratological studies in ruminants », Theriogenology, vol. 62, no 6,‎ 2004, p. 1012–26 (PMID 15289044, DOI 10.1016/j.theriogenology.2003.12.023)
  8. Soto-Blanco et Pereira Verechia, « Fetal and maternal lesions of cyanide dosing to pregnant goats », Small Ruminant Research, vol. 87, no 1–3,‎ 2009, p. 76–80 (DOI 10.1016/j.smallrumres.2009.09.029)
  9. Sousa, Soto-Blanco, Guerra, Kimura et Gorniak, « Does prolonged oral exposure to cyanide promote hepatotoxicity and nephrotoxicity? », Toxicology, vol. 174, no 2,‎ 2002, p. 87–95 (PMID 11985886, DOI 10.1016/S0300-483X(02)00041-0)
  10. (en) Manzano, de Sousa, Soto-Blanco et al., « Effects of long-term cyanide ingestion by pigs », Veterinary Research Communications, vol. 31, no 1,‎ 2007, p. 93–104 (PMID 17180454, DOI 10.1007/s11259-006-3361-x)
  11. # PartNumber: 6
  12. http://www.hse.gov.uk/pubns/misc076.htm
  13. http://www.sertox.com.ar/retel/n07/02.pdf
  14. « Fast-acting Cyanide Antidote Discovered » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), University of Minnesota, 26 déc. 2007. Consulté le 19 mars 2013
  15. http://www.bt.cdc.gov/agent/cyanide/basics/facts.asp
  16. (en) Tylenol molecule sur www.worldofmolecules.com
  17. (en) 100 Agents hunt for killer in 7 tylenol deaths, The New York Times, par Andrew H. Malcom, publié le 3 octobre 1982. Consulté le 23 décembre 2007.
  18. Time magazine, The Untold Story of al-Qaeda's Plot to Attack the Subway, 19 jin 2006, consulté le 20 janvier 2007.
  19. [PDF] « Chronology of Aum Shinrikyo's CBW Activities »
  20. Major Tom : « I'm afraid so. You've been given a 'fake death' pill for that purpose. SIS guidelines stipulate that soldiers on covert ops like this one, be issued a potassium cyanide capsule. Tape it to your body, so you can take it when you need to. » (Metal Gear Solid 3: Snake Eater) Konami Computer Entertainment Japan, 2004

Sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]