Horacio Quiroga

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Horacio Quiroga

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Horacio Quiroga en 1900.

Nom de naissance Horacio Silvestre Quiroga Forteza
Activités Écrivain
Naissance 31 décembre 1878
Salto, Uruguay
Décès 18 février 1937 (à 58 ans)
Buenos Aires, Argentine
Langue d'écriture Espagnol
Mouvement Naturalisme
Modernisme
Genres Nouvelle, pièce de théâtre, poésie

Horacio Quiroga est un écrivain uruguayen né à Salto Oriental en 1878 et mort à Buenos Aires (Argentine) en 1937.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

L'existence tout entière d'Horacio Quiroga est placée sous le signe de la mort : mort de son père, qui, alors que le futur écrivain est âgé de trois mois se tire une balle de fusil dans la tête sans que l'on sache s'il s'agit d'un accident de chasse ou d'un suicide; mort de son beau-père, dix-sept ans plus tard, qui paraplégique se suicide d'un coup de fusil soutenant l'arme avec ses pieds, Horacio est le premier qui arrive à l'endroit; suicide de sa première femme en 1915 ; mort enfin de son meilleur ami, Federico Ferrando, accidentellement tué par Quiroga lui-même alors qu'il manipule un pistolet.

On ne s'étonnera pas que dans ce contexte très particulier les contes et nouvelles publiés par Horacio Quiroga soient placés sous le signe de cette facilité sinistre de mourir dont parle Victor Hugo[1] : on citera, notamment, dans les Contes d'Amour, de folie et de mort, les nouvelles intitulées « La poule égorgée », « À la dérive », « Les bateaux-suicides », ou encore, dans le recueil Anaconda, la nouvelle intitulée « Diète d'amour », dans laquelle le héros, invité à appliquer littéralement l'adage « vivre d'amour et d'eau fraîche », meurt lentement et paisiblement de faim.

Il part à Paris en 1900, où il ne reste que trois mois, à court d'argent[2]. Il rejoint Buenos Aires, déçu par la capitale française. Le gouvernement cherchant à favoriser l'évangélisation de la province reculée de Misiones, Quiroga s'installe à San Ignacio, au milieu forêt tropicale, (on peut visiter sa maison). Il y emmène vivre sa jeune épouse, Ana María Cirés, âgée de 15 ans[3]. Il retourne en 1916 à Buenos Aires, où sont publiés ses ouvrages les plus connus: Cuentos de amor de locura y de muerte (1916), Cuentos de la selva (1918), El Salvaje (1918) et Anaconda (1921).

À partir des années 1920, Quiroga gagne une renommée internationale avec des traductions aux États-Unis et en France.

Atteint d'un cancer de la prostate, il mit fin à ses jours dans un hôpital de Buenos Aires, en avalant une pilule de cyanure en 1937. Les cendres de l'écrivain ont été mises dans un cylindre métallique pour les insérer dans une tête en bois de Quiroga. L'œuvre sculpté par l'artiste russe Stephan Erzia sur un morceau de racine d'un arbre de la forêt, et enfin emmenée à la ville natale de Quiroga, Salto, en Uruguay. Dans cette ville il y a un musée-mausolée à la maison de sa jeunesse, qui garde la sculpture.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Los arrecifes de coral (1901)
  • El crimen de otro (1904)
  • Historia de un amor turbio (1908)
  • Cuentos de amor de locura y de muerte (1917)
  • Cuentos de la selva (1918)
  • El salvaje (1920)
  • Las sacrificadas (1920)
  • Anaconda (1921)
  • El desierto (1924)
  • Los desterrados (1926)
  • Pasado amor (1929)
  • Suelo natal (1931, en collaboration avec Leonardo Glusberg)
  • Más allá (1935)

Ouvrages publiés en Français[modifier | modifier le code]

(Les ouvrages suivis d'une « * » sont des ouvrages destinés à la jeunesse.)

  • Anaconda, Métailié, 1998 (traduit de l’espagnol par Frédéric Chambert)
  • Au-delà, Métailié, 1993 (traduit de l’espagnol par François Gaudry)
  • Contes d'amour, de folie et de mort, Métailié, 1998 (traduit de l’espagnol par Frédéric Chambert)
  • Contes de la forêt vierge*, Métailié/Le Seuil, 1998
  • Le Désert, Métailié, 1999 (traduit de l’espagnol par François Gaudry)
  • Le Dévoreur d'hommes*, Métailié/Le Seuil, 2003 (traduit de l’espagnol par Anne Boule-Christauflour)
  • Les Exilés, Métailié, 1995 (traduit de l’espagnol par François Gaudry)
  • Lettres d'un chasseur et autres contes*, Métailié/Le Seuil, 2000 (traduit de l’espagnol par Anne Boule-Christauflour)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • José Miguel Oviedo Historia de la literatura hispanoamericana, vol. 3, Postmodernismo, Vanguardia, Regionalismo Alianza Editorial, Madrid, 2001.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. le poème « Les fusillés », in L'Année terrible.
  2. Oviedo, 2001, pp. 16-17
  3. Oviedo, 2001, p. 18

Liens externes[modifier | modifier le code]

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