Hans Krebs

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Hans Krebs
le Général Hans Krebs en 1944
le Général Hans Krebs en 1944

Naissance 4 mars 1898
Helmstedt
Décès 1er mai 1945 (à 47 ans)
Berlin
Origine Allemand
Allégeance Flag of the German Empire.svg Empire allemand
Flag of Germany.svg République de Weimar
Flag of German Reich (1935–1945).svg Troisième Reich
Arme War Ensign of Germany 1903-1918.svg Deutsches Reichsheer
Flag of Weimar Republic (war).svg Reichswehr
Balkenkreuz.svg Wehrmacht, Heer
Grade General der Infanterie (équivalent de général de corps d'armée)
Années de service 19141945
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Faits d'armes Bataille de Verdun
Front de l'Est
Front de l'Ouest
Bataille de Berlin

Hans Krebs (né le 4 mars 1898 à Helmstedt, décédé le 1er mai 1945 à Berlin) était un général d'infanterie allemand lors de la Seconde Guerre mondiale. Il fut le dernier chef d'état-major général de l'armée de terre de l'Allemagne nazie.

Famille[modifier | modifier le code]

Krebs est né à Helmstedt, il est l'aîné d'une famille de deux enfants ; son père Otto Krebs est instituteur, sa mère se prénomme Adèle, son unique sœur naît un an après lui. Le 19 avril 1920, il épouse Ilse Wittop. En 1921, ils ont leur première fille, Anne-Marie, puis en 1925 leur seconde, Lieselotte.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Au début de la Première Guerre mondiale en 1914 (il n'a que 16 ans), il est volontaire pour servir dans l'armée ; on l'affecte au bataillon de chasseurs no 10 dans lequel il combat à Verdun. Il est promu Leutnant (équivalent de sous-lieutenant) en 1915.

Après la défaite, il rejoint la Reichswehr et atteint le grade de Oberleutnant (équivalent de lieutenant) en 1925.

Il devient Oberstleutnant (équivalent de lieutenant-colonel) en 1939, puis Oberst (équivalent de colonel) en 1940 ; il est nommé Generalleutnant (équivalent de général de division) en 1943.

Liste des fonctions tenues, dans l'ordre chronologique[modifier | modifier le code]

À la tête de l'OKH[modifier | modifier le code]

Le 1er avril 1945, il devient chef de l'état-major général de l'armée de terre (en remplacement de Heinz Guderian, limogé le 28 mars 1945). Dés sa nomination, il a l'idée, pour permettre aux personnes assistant aux réunions d'état-major de mieux prendre conscience de la gravité de la situation, de remplacer les deux cartes habituelles, l'une pour le front de l'Ouest, l'autre pour le front de l'Est, qui étaient à une échelle de 1/300 000, par une seule carte qui est au 1/1 000 000[réf 3].

À Berlin, il est l'un des derniers officiers supérieurs présents aux côtés d'Hitler. Le soir du 30 avril 1945, après le suicide de ce dernier, Krebs, qui parle russe, est envoyé par le nouveau chancelier Joseph Goebbels avec un drapeau blanc pour tenter de négocier avec les Soviétiques, lesquels se trouvent à quelques centaines de mètres de la chancellerie ; il rencontre alors le général russe Vassili Tchouïkov. La proposition allemande, portée par Goebbels, d'engager des négociations séparées entre les Alliés, est catégoriquement refusée par les Russes, qui exigent une reddition allemande totale et sans conditions. Le lendemain, 1er mai, il se suicide d'une balle dans la tête, au côté du général Wilhelm Burgdorf[réf 4], dans le bunker de la Chancellerie du IIIe Reich en ruines ; l'armée russe retrouve son corps un peu plus tard.

Décorations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dollinger Hans. The Decline and Fall of Nazi Germany and Imperial Japan. Crown Publisher, New York, 1968.
  • Holmes Frederic Lawrence. Hans Krebs. Oxford University Press, New York, 1991-1993. (OCLC 23144722)
  • Masson Philippe. Histoire de l'Armée allemande 1939-1945. Perrin, Paris, 1994, ISBN 2-262-01355-1.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]


Références[modifier | modifier le code]

  1. 8 mai 1945, la victoire en Europe- actes du colloque international de Reims, 1985 ; Maurice Vaïsse ; La Manufacture ; p.135
  2. German Army 1939-45 (4)- Eastern Front 1943-45 ; Nigel Thomas ; Osprey Publishing (1999) ; pp. 3-4
  3. P.Masson, Histoire de l'Armée allemande, p.460.
  4. Antony Beevor, La chute de Berlin, p. 532–533

Sources[modifier | modifier le code]