Le Dernier Rivage

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Le Dernier Rivage

Description de cette image, également commentée ci-après

Crépuscule sur les rivages de Melbourne
Plage de Middle Park (en)

Titre original On the Beach
Réalisation Stanley Kramer
Scénario John Paxton
Acteurs principaux
Sociétés de production Stanley Kramer Productions
United Artists
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Science-fiction
Sortie 1959
Durée 135 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Dernier Rivage (On the Beach) est un film américain réalisé par Stanley Kramer, sorti en 1959.

Il est adapté du roman éponyme du Britannique Nevil Shute (1899-1960)

Synopsis[modifier | modifier le code]

La Troisième Guerre mondiale et nucléaire a été déclenchée. L'Australie est le dernier continent survivant dans l’attente inexorable d’être atteint à son tour par les mortelles radiations. L’action se situe à Melbourne et se concentre sur les dernières semaines de la vie de quelques personnes. On suit notamment les amours désespérées de Moira Davidson et de Dwight Towers, capitaine d'un sous-marin américain qui patrouillait dans le Pacifique lors du bombardement et les ultimes événements dans la vie du jeune couple Holmes et de son entourage.

L'espoir qu'il reste d'autres survivants est quelque temps entretenu par la réception de signaux intermittents de type Morse désordonnés, mais la découverte de leur origine y mettra fin.

Dernière image du film :

« There is still time… brother (Il est encore temps… mon frère) »

— Inscrit sur une banderole qui flotte au vent d'un monde mort contaminé.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

BO[modifier | modifier le code]

Musique additionnelle : chanson Waltzing Matilda, paroles d'Andrew Barton « Banjo » Paterson sur la version musicale de Marie Cowan (1903)[1].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

  • Période prises de vue : mi-janvier au 27 mars 1959
  • Extérieurs :
  • Ava Gardner[2] : « Le Dernier rivage contient un certain nombre de réussites techniques, dont la plupart sont dues au génie de Pepe Rotunno[3]. Dans une scène, Greg m’embrasse devant un feu de camp et la caméra doit tourner autour de nous, d’assez loin[4] ; elle couvre en beauté les trois cent soixante degrés, alors que tous les techniciens juraient à Pepe Rotunno que c’était impossible. Quand la caméra boucle enfin la boucle, j’ai gagné ma qualification au concours du baiser le plus long de l’histoire du cinéma, mais Dieu qu’il est épuisant de maintenir ce genre de position pendant deux minutes !
    À la fin du film. […] Une prise de vues déclarée irréalisable par tout le monde, parce que Rotunno devait filmer en plein contre-jour, mais il a réussi, et pour moi, ce plan est un des plus beaux du cinéma. On sait que certains plans resteront à jamais gravés dans la mémoire, et celui-là, il sera toujours inscrit dans la mienne[5]. »

Accueil[modifier | modifier le code]

  • Ava Gardner[2] : « Le Dernier rivage est sorti simultanément dans dix-huit capitales le 17 décembre 1959. L’idée était d’imposer le film comme celui qu’il faut avoir vu quand bien même on ne verrait qu’un seul film de sa vie, et à cause du sujet, il a vite quitté la page cinéma des gazettes pour faire la une. Le Journal American de New York, par exemple, a titré : « Le Dernier rivage a l’impact d’une bombe. »
    Partout où le film a été montré, il a suscité des controverses. Le New York Daily News, dans un éditorial, l’a qualifié de « film défaitiste », en expliquant que « la pensée qui le sous-tend ouvre la voie à l’asservissement final de tout le genre humain ». Même un observateur aussi aristocratique que Stewart Alsop s’est cru obligé de dire : « Il est inexact qu’une guerre atomique aurait pour résultat la mort de tout le monde et la destruction complète du Monde, comme dans Le Dernier rivage. »
    Quant à ma prestation, les critiques ne parvenaient apparemment pas à dire ce qui était le plus surprenant : la qualité de mon jeu, ou mon côté moche, physiquement[6]. Newsweek illustre bien cette tendance en décrétant que « Miss Gardner n’a jamais été aussi laide, ni aussi efficace ». Honnêtement, je me fichais comme d’une guigne de leur opinion. J’étais fière d’avoir participé à ce film, fière du message qu’il véhiculait. »
  • Gilles Gressard[7] : « Kramer regarde les gens vivre ces derniers moments et choisir leur mode de survie temporaire ou leur suicide. Bien que très lent et très peu spectaculaire, Le Dernier Rivage est un film prenant et l’on approuve le cynisme du savant interprété par Fred Astaire lorsqu’il commente avec ironie : Qui a jamais cru que nous pourrions maintenir la paix en organisant notre défense avec des armes que toute utilisation rend suicidaire ! »

Autour du film[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Adaptée en français sous le titre Mathilda par Francis Lemarque, interprétée par lui-même et par Yves Montand.
  2. a et b Extrait de l'autobiographie d'Ava Gardner (trad. Françoise Cartano), Ava, mémoires [« Ava: My Story »], Paris, Presses de la Renaissance,‎ 1991, 360 p. (ISBN 2856165818).
  3. Ava écrit qu’elle venait de travailler « pour la première fois avec le plus grand cameraman que je connaisse, Giuseppe Rotunno. » (opérateur italien de son film précédent La Maja nue d’Henry Koster).
  4. En fait, en intérieur, devant un feu de cheminée et en plan très rapproché, avec, en fond sonore, le chant traditionnel australien et l’une des premières protest songs, Waltzing Matilda
  5. Giuseppe Rotunno réussit à filmer les ultimes adieux d’Ava Gardner et de Gregory Peck face aux reflets du soleil sur la mer : la lumière irradie littéralement autour de leurs silhouettes. Chaque spectateur peut interpréter cet effet selon sa propre sensibilité : ce sont les radiations atomiques qui s’abattent sur eux ou bien c’est l’amour qui irradie d’eux, ou les deux à la fois…
  6. Ava écrit qu'elle incarne une femme « alcoolique et désenchantée » (sic)
  7. Extrait de son essai Le Film de science-fiction, Éditions J’ai lu, Collection Cinéma (Les Grands Genres), Paris, 2007 (ISBN 2-277-37010-X)
  8. USS Charleston (On the Beach) sur Imdb
  9. Dans ce remake, au moment d'embarquer à bord du Charleston, le lieutenant Peter Holmes dit au commandant Dwight Towers à propos du sous-marin qu'il doit s'agir « d'un classe Los Angeles nucléaire retapé propulsé sur deux tunnels de chenilles » (~25e minute). Il s'agit évidemment d'une référence au livre, puis au film À la poursuite d'Octobre rouge (1990). À noter que le USS Dallas qui prend en chasse l'Octobre rouge est également un sous-marin de classe Los Angeles.