Joseph Le Caron

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Joseph Le Caron (1586 - 29 mars 1632) est le premier missionnaire récollet de l'Huronie et l'un des quatre missionnaires pionniers du Canada[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né près de Paris, il embrasse l'état ecclésiastique et devient chapelain du duc d'Orléans. À la mort du prince, il se joint aux Récollets et fait sa profession en 1611. Le 24 avril 1615, il quitta Honfleur et arriva au Canada le 25 mai, se rendant immédiatement au Sault-Saint-Louis.

Peu de temps après, il voyagea à Québec, prit un autel portable, revint au Sault et s'en alla dans le pays des Hurons, devenant le premier à visiter leurs établissements et à prêcher l'Évangile[2]. Il demeura avec eux pendant un an, et fut parmi eux à nouveau en 1623.

En 1616, il revint en France pour prendre soin des besoins spirituels et matériels de la colonie. L'automne suivant vit son retour au Canada en tant que commissaire provincial. Pendant les hivers de 1618 et 1622, il évangélisa les Montagnais de Tadoussac.

En 1625, il était à nouveau en France pour ensuite revenir a Canada l'année suivante, où il fut élu supérieur de son ordre à Québec. Il occupa ses fonctions jusqu'à la prise de Québec par les Anglais en 1629, lorsqu'avec ses collègues il fut renvoyé en France.

Le Caron était un homme saint, adonné à la pratique des austérités, mais tendre envers les autres. Il mourut en 1632 de la terrible épidémie de peste au Couvent des Récollets Sainte-Marguerite de Trie-Château à côté de Gisors en France. Il y avait été nommé supérieur à son retour du Québec. Le Martyrologe Franciscain mentionne son décès avec toutes les qualités d'un saint dans le dévouement qu'il apporta aux autres malades de cette épidémie. Il fut enterré dans le domaine, vraisemblablement dans la chapelle qui n'existe plus. Tous ses précieux documents qu'il avait pu ramener furent brûlés comme il se devait dans telle situation de grave épidémie. Le couvent Sainte Marguerite existe toujours, transformé à la Révolution en petit château. Il sert actuellement de lieu de récollection pour le diocèse de Paris. Nous devons à Joseph Le Caron le premier dictionnaire de la langue huronne.

La Bibliotheca Universa Franciscana de Jean de Saint-Antoine dit que, d'après le témoignage du 31 août d'Arturus dans son Martyrologium Franciscanum, que Le Caron est aussi l'auteur de la Quærimonia Novæ Franciæ (complainte de la Nouvelle-France).

Le collège Édouard-Montpetit a un pavillon nommé en son honneur. Le Pont Le Caron qui relie Montréal à Laval au Québec a été nommé en son honneur en 1937 mais il a été renommé sous le nom de Pont Pie-IX en 1967

Références[modifier | modifier le code]