Expédition Baudin

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L'expédition Baudin est un voyage d'exploration scientifique français parti du Havre le et qui conduisit Nicolas Baudin et l'équipage du Géographe et du Naturaliste dans les mers du Sud au-delà du cap de Bonne-Espérance et jusque dans l'océan Pacifique.

Marquée par une rencontre avec le Britannique Matthew Flinders au large de l'Australie, ce qui indiqua aux Européens que l'île était un continent d'un seul tenant, elle coûta la vie à de nombreux hommes, et notamment au commandant lui-même, qui mourut de la tuberculose en 1803 à l'île de France (aujourd'hui île Maurice). Cependant, elle permit aux nombreux savants qui y prirent part de réaliser les premières descriptions véritablement scientifiques d'un grand nombre de territoires austraux et de populations indigènes, du Piton de la Fournaise aux aborigènes australiens.

Préparations[modifier | modifier le code]

L'expédition intéressait au plus haut point les scientifiques de la Société des observateurs de l'homme fondée par Louis-François Jauffret. Pour guider les explorateurs dans leurs recherches, Cuvier avait rédigé une Note instructive sur les recherches à faire relativement aux différences anatomiques des diverses races d'homme et le baron Joseph-Marie de Gérando des Considérations sur les diverses méthodes à suivre dans l'observation des peuples sauvages[1]. Bernard-Germain de Lacépède, lui, avait constitué une bibliothèque scientifique pour son protégé, Bory de Saint-Vincent, qui malheureusement arriva trop tard pour être transportée à bord.

C'est Pierre-François Kéraudren, premier médecin de la Marine, qui rédigea les instructions sanitaires[2].

Navires[modifier | modifier le code]

Maquette du Géographe.

L'expédition commença avec deux navires[3], Le Géographe et Le Naturaliste. Huit officiers formaient l'état-major du premier[4] et huit celui du second[5]. Ils étaient équipés de filtres à eau conçus par Cuchet et Smith et fournis par le gouvernement.

La bibliothèque[modifier | modifier le code]

Bien que peu fournie[6], la bibliothèque contenait tout de même quelques relations de voyage intéressantes, la treizième édition du Systema Naturae, le Genera plantarum d'Antoine-Laurent de Jussieu ainsi que des ouvrages d'Étienne Pierre Ventenat. On y trouvait également le dictionnaire de Trévoux, une Encyclopédie, les mémoires de Réaumur et la compilation de Valmont de Bomare[7].

Principaux participants[modifier | modifier le code]

D'après Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent (1778-1846), naturaliste qui quitta l'expédition à l'île de France (aujourd'hui Maurice), « jamais expédition n'avait été mieux composée pour le progrès des sciences » depuis que les puissances européennes envoyaient des vaisseaux de par le monde pour mieux le comprendre. De fait, selon lui, « chaque voyageur, animé d'un zèle rare, portait avec lui des talents, le désir le plus sincère de s'instruire, et la volonté d'être utile ». Détail important pour la suite de l'expédition, qui vit la mort de nombreux hommes, il estime que « la jeunesse et la santé de la plupart leur permettaient l'espoir de supporter toutes sortes de fatigues » [7].

Les savants, naturalistes, dessinateurs, etc. sont au départ douze à bord du Géographe[8] et dix à bord du Naturaliste[9]. La moitié d'entre eux (onze personnes) quitte l'expédition à l'île de France. Lesueur, engagé comme artilleur, rejoint le groupe des savants en tant que dessinateur après la mort de Maugé et se fait assister de Petit.

Marins[modifier | modifier le code]

Aux dires de Bory de Saint-Vincent, « les officiers de marine destinés à conduire les naturalistes étaient d'un choix excellent, et, ce qu'on ne trouve pas chez toutes les personnes de leur état, d'une amabilité et d'une urbanité parfaites »[7].

En fait l'atmosphère n'est pas bonne entre officiers, la raison est due à l'inexpérience et à la jalousie de certains jeunes officiers. Des coteries se forment rapidement, la principale étant celle du capitaine Le Bas de Sainte-Croix, d'un orgueil tout aristocratique.

L'état-major de la corvette Le Géographe est constitué de huit officiers (plus sept aspirants) dont Baudin, le commandant de l'expédition, assisté du capitaine de frégate Le Bas de Sainte-Croix avec qui il ne s'entend pas et qu'il débarque à Timor. De plus l'équipage est constitué de dix officiers mariniers ; quatre officiers mariniers de cannonage; huit officiers mariniers de timonerie; trois officiers mariniers de charpentage; deux officiers mariniers de calfatage ; deux officiers mariniers de voilerie; onze matelots de première classe; huit matelots de deuxième classe; sept matelots de troisième classe; huit matelots de quatrième classe; neuf mousses de 1re et de 2e classe, huit artilleurs ; un officier de santé de 2e classe[10] et six commis de cuisine, plus le maître d'hôtel du commandant assisté de deux cuisiniers; le secrétaire du commandant[11]. Quatre matelots et un charpentier sont trouvés en plus à bord et un passager, Antoine Guth, débarqué à l'île de France.

L'équipage de la corvette Le Naturaliste est constitué de huit officiers d'état-major dont le capitaine de frégate Hamelin qui le commande ; neuf aspirants ; huit officiers de manœuvre; un officier marinier de canonnage; trois officiers mariniers de timonerie et neuf aides-timoniers; deux officiers mariniers de charpentage; deux officiers mariniers de calfatage; quatre officiers mariniers de voilerie ; douze matelots de première classe[12] ; cinq matelots de deuxième classe ; huit matelots de troisième classe ; dix-neuf matelots de quatrième classe ; dix-sept mousses[13] ; six matelots au munitionnaire et deux garçons de confiance[14] ; huit canonniers et aide-canonniers et un passager chinois du nom d'A-Sam, débarqué à l'île de France.

Le Géographe et le Naturaliste

Géographes, cartographes, dessinateurs et artistes[modifier | modifier le code]

Naturalistes, médecins et jardiniers[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Chronologie[modifier | modifier le code]

La traversée jusqu'à Terra Australis[modifier | modifier le code]

Le départ[modifier | modifier le code]

Parti de Paris le 30 septembre 1800, Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent arrive au Havre le 2 octobre à six heures du matin. Nicolas Baudin est en cette ville depuis plusieurs jours. Les participants de l'expédition y font connaissance pendant quelques jours le temps que les circonstances leur permettent de prendre la mer[7].

Le 18, craignant de ne pouvoir profiter de l'eau qui lui avait manqué lors de la marée du 7, le commandant Baudin tente de faire sortir Le Naturaliste du port bien que le vent soit contraire. Cette tentative échoue et le navire doit rentrer au vieux bassin vers dix heures du matin sous les yeux des très nombreux spectateurs couvrant la jetée s'avançant en mer. Ce n'est que le lendemain 19 octobre autour de huit heures que le Naturaliste réussit à quitter le port sans aucun obstacle suivi du Géographe et d'une corvette américaine ramenant des ambassadeurs des États-Unis dans leur pays[7].

Vers trois heures, les navires se trouvent à portée d'une frégate britannique bloquant le port du Havre. Son capitaine menace le commandant Baudin puis le laisse passer après avoir contrôlé les passeports de la cour de Londres dont l'expédition disposait. Dans la soirée, on trouva à bord du Naturaliste plusieurs passagers clandestins et on remarqua l'absence de deux matelots et d'un commissaire aux vivres. Sur le Géographe, on trouva par ailleurs un passager appelé Antoine Guth qui espérait retourner à l'île de France, d'où il avait été exilé[7].

La deuxième nuit à bord est agitée et le mal de mer frappa Bernier et Dumont. Ce dernier reste alité pendant deux jours. Cependant, d'après Bory de Saint-Vincent, il règne bientôt entre tous les participants à l'expédition une union que le temps ne fait que renforcer au point que le naturaliste écrivit, quelques années plus tard, tenir le voyage pour l'une des époques les plus heureuses de sa vie, celle où il forma « tant de liaisons précieuses ». À titre personnel, ses principaux amis sont Pierre Bernard Milius, Pierre-François Bernier et François Péron[7].

L'escale aux Canaries[modifier | modifier le code]

Ralentie par Le Naturaliste, qui connait une voie d'eau le 25 octobre, l'expédition n'atteint les environs de Madère qu'à la fin du mois d'octobre 1800. Le 31, elle subit un coup de canon de la part d'un cutter espagnol qu'elle pense d'abord britannique et qui la suit pendant la nuit et la matinée suivantes avant de disparaître. Peu après, vers deux heures et demie, la Grande Canarie apparaît à l'horizon[7].

Le 2 novembre au matin, l'expédition touche terre à Ténérife, sur une pointe de la côte nord de l'île. Bory, Bernier et Péron en profitent pour se livrer aussitôt à des observations botaniques qui leur permettent de tomber sur un sucre de Ténérife (Saccharum foliis). Ils se rendent ensuite dans une auberge tenue par un Milanais et appelée l'Aigle de l'Empire, où ils font un assez mauvais repas. Or, durant la traversée jusque-là, l'équipage n'a pu observer aucun poisson, et il s'est donc nourri du pain pris au Havre ainsi que du lait réchauffé tous les matins emporté par Nicolas Baudin, lequel ne gâte que le jour même de l'arrivée dans l'archipel[7].

Les membres de l'expédition rencontrent peu après Pierre Marie Auguste Broussonet, qui est alors établi sur place en tant que responsable du commerce avec la France. Il est l'hôte d'André Michaux dans la nuit du 2 au 3 novembre et donne par ailleurs une momie guanche entière à Bory de Saint-Vincent. En outre, il informe l'expédition qu'un bateau rempli de prisonniers britanniques appareille pour Gibraltar, ce qui permet à quelques novices déjà fatigués du voyage de reprendre la mer en direction de l'Europe. Malheureusement pour eux, une mutinerie éclate à bord au profit d'une voie d'eau, ce qui oblige l'état-major à rentrer à Grande Canarie en chaloupe en laissant le vaisseau en des mains inexpérimentées[7].

À Ténérife, les scientifiques membres de l'expédition restés sur l'île se livrent quant à eux à un travail de collecte considérable : alors que les naturalistes parcourent les vallons aux alentours de Sainte-Croix ou de La Laguna, les minéralogistes y prélèvent de très nombreuses pierres au point de crouler sous leur poids en fin de journée. Belfin intervient quant à lui sur un malade qui l'a appelé à L'Orotave. In fine, l'escale dure onze jours, mais les derniers sont perdus car les expéditions lointaines sont rendues impossibles par un départ annoncé comme imminent mais qui est sans cesse repoussé. Ces circonstances empêchent l'ascension du pic de Ténérife[7].

La traversée jusqu'au Cap de Bonne-Espérance[modifier | modifier le code]

L'expédition quitte Ténérife le 13 novembre ravitaillée en fruits et en animaux vivants par un convoi de mules missionné par un marquis local et arrivé le matin-même aux navires. Bory de Saint-Vincent croque avec attention la rade de Sainte-Croix et la ville derrière elle pendant l'appareillage du Naturaliste, qui rejoint bientôt l'autre navire. Hamelin en profite pour annoncer à son supérieur par dessus bord que quinze hommes ont débarqué et cinq étrangers embarqué lors de l'escale, et c'est à ce moment que les deux vergues manquent de se télescoper. L'incident cause du souci au commandant Baudin et incite les marins à naviguer à distance pendant les jours suivants[7].

De fait, le Naturaliste progresse à un rythme lent et ne progresse que d'un degré d'un arc de méridien en huit jours durant la deuxième moitié de novembre après avoir franchi le tropique du Cancer par 21° environ à l'ouest du méridien de Paris le 14 novembre. Accompagnés par des poissons volants à compter du jour suivant, ils ne sont toujours qu'au sud de la Sierra Leone le 29 novembre. Les jours suivants sont toutefois marqués par la capture de deux dauphins femelles par le maître d'équipage du Naturaliste : les matelots les pendent par la queue et finissent par en boire le sang par verres entiers. Trois jours plus tard, tout le navire commence à consommer la chair, qu'il préfère désormais au lard salé et aux abodages servis jusqu'alors. Ce sont les dorades qui les remplaceront par la suite[7].

Sur le Naturaliste, le passage de l'équateur au terme des premiers jours de décembre n'est célébré qu'avec quelques bouteilles de vin de Bordeaux et de la liqueur Marie Brizard. Hormis le lancement d'un fusée par le Naturaliste le 17 décembre, les jours suivants passent sans encombre et les navires passent au large de l'île de la Trinité sans l'apercevoir le 26 décembre. De même, ils dépassent Tristan da Cunha au milieu du mois de janvier 1801 sans y faire relâche malgré le fait qu'Hamelin avait parlé de cette éventualité au départ de Ténérife. La première terre n'est aperçue que le 3 février 1801 : il s'agit de la pointe méridionale de l'Afrique[7].

Le cap de Bonne-Espérance est passé avant le milieu du mois. Peu après, le 16 février, le capitaine du Naturaliste fait fêter le quatrième mois depuis le départ avec du vin des Canaries et du punch. Malheureusement pour lui, sa grand voile est déchirée le 3 mars à 4h30 de l'après-midi, une heure seulement après que le vent a changé de sens. La nuit suivante, d'autres sont également endommagées par une tempête. Le navire est « tour-à-tour précipité dans une vallée ténébreuse, voisine des derniers gouffres de l'Océan, ou subitement surélevé sur une montagne mugissante qui s'écroule bientôt en écume ». Les deux fusées qu'il lance restent sans réponse du Géographe[7].

L'arrêt à l'île Maurice[modifier | modifier le code]

Carte de l'île de France

Les navires s'étant retrouvés l'un l'autre le 5 mars, ils continuent leur route sur une mer apaisée mais avec un équipage faisant état de ce que Bory décrit, en s'observant lui-même, comme « une maigreur vraiment extraordinaire ». Par bonheur pour les hommes, l'île de France (aujourd'hui île Maurice) et les quelques îlots situés au large de sa côte nord apparaissent enfin le 14 mars à cinq heures de l'après-midi. Une heure plus tard, on relève le milieu de l'île Ronde, au nord-nord-ouest. L'ancre est jetée le lendemain soir après que l'expédition a tiré des coups de canon restés sans réponse. Cependant, elle est visitée le 16 par une commission de médecins et chirurgiens chargés d'inspecter les visiteurs avant qu'ils ne débarquent pour éviter une nouvelle épidémie de petite vérole. Tout le monde se porte à merveille à bord, à part Charles Baudin, Bissy et Milbert, dont la santé est délabrée[7].

La relâche à l'île de France dure trente-six jours. Elle ne se passe pas bien, car le commandant Baudin ne peut obtenir les vivres et les fournitures dont il a besoin, à cause de la mauvaise volonté des administrateurs de la colonie[15] qui ne veulent s'en dessaisir craignant une attaque des Anglais. Il est obligé de faire un prêt par lettres de change auprès du consul danois, le chevalier de Pelgrom. De plus onze savants et jardiniers décident de quitter l'expédition[16]. Le seul que Baudin regrette est Michaux. Quelques uns des savants se sont occupés de la connaissance du pays, « mais les citoyens Garnier, Bissy et Bory de Saint-Vincent, sous prétexte de maladie, sont constamment restés dans le port occupés de leurs plaisirs (…) Indépendamment des amusements frivoles auxquels ils se sont livrés, la suite de la campagne leur a paru ne pas offrir des amusements aussi agréables que ceux dont ils ont joui dans cette colonie. » Le commandant Baudin estime par ailleurs que ces personnes n'ont rien fait jusqu'alors pour les sciences et en doute (à tort) pour l'avenir. Enfin un groupe de trente-trois matelots déserte, attirés par d'autres offres de corsaires. Un petit groupe est retrouvé. Ils sont remplacés par des Noirs et des Malais pendant la durée des travaux des bateaux. Le commandant Baudin vit « avec peine que plusieurs officiers des état-majors des deux bâtiments prenaient des chambre à terre (…) se contentant de ne paraître à bord qu'une ou deux fois par décade[17] pour y faire ce qu'ils appellent leur service de garde. » Le lieutenant de vaisseau François-André Baudin, peu estimé du commandant, quitte l'expédition sous prétexte de maladie.

Traversée de l'île de France vers la Nouvelle-Hollande[modifier | modifier le code]

Vue d'un pétrel du Cap

L'expédition quitte l'île de France le 5 floréal an IX (25 avril 1801). Nicolas Baudin note que « les désagréments sans nombre que j'avais éprouvés pendant ma relâche dans cette colonie, ne me laissant que le désir d'en voir arriver la fin, j'était bien éloigné d'en vouloir différer mon départ, qu'il n'a pas dépendu de moi d'effectuer avant cette époque. »[18]. L'enseigne de vaisseau Picquet passe à bord du Géographe, à cause de désaccords avec le capitaine Hamelin; le citoyen Bernier, « beaucoup plus modeste et plus instruit[19] » que l'astronome Bissy, à bord du Naturaliste. On découvre un petit Malais clandestin[20] presque mort épuisé dans la cale, le 29 avril. La traversée se fait par vents favorables et beau temps, à part deux jours de bourrasque. Des oiseaux rencontrés seuls deux paraissent nouveaux aux savants. Péron rédige un long rapport sur l'espèce Procellaria capensis (pétrel damier) qu'ils rencontrent en grand nombre. Peu de mollusques sont observés.

La côte occidentale de la Nouvelle-Hollande (Australie) apparaît le 7 prairial an IX (27 mai 1801) à huit heures du matin, au large de la pointe de Leeuwin.

En Nouvelle-Hollande[modifier | modifier le code]

1802 - Nicolas Baudin fait une étude d'un mois sur la faune près de la rivière Derwent, en Tasmanie.

Découvertes[modifier | modifier le code]

Géographie[modifier | modifier le code]

Une inscription laissée par un passager du Géographe à l'île Kangourou en 1803.

L'expédition a découvert et nommé d'importantes parties de la côte australienne, notamment les îles Montalivet et la péninsule Fleurieu.

Zoologie[modifier | modifier le code]

L'expédition a récolté la peau d'un émeu noir, la seule que l'on connaisse de cette espèce. Elle est aujourd'hui conservée au muséum national d'Histoire naturelle de Paris.

Bory de Saint-Vincent a été le premier à décrire l'escolier serpent (Gempylus serpens) sous le nom d'Acinacea notha grâce au spécimen pêché par les timmoniers de l'expédition au large de l'Afrique de l'Ouest le 23 novembre 1800. Il décrit également Monophora noctiluca, pêché le 4 décembre, mais aussi Biphore biparti, récupéré fin janvier 1801, ou encore l'hyale papilionacée, capturée peu après, à savoir le 26 janvier. Il décrit ensuite Carinaria fragilis, attrapé en février au large de l'actuelle Afrique du Sud[7].

Botanique[modifier | modifier le code]

Au cours de l'expédition, la Lobelia broussonetia est décrite par Bory de Saint-Vincent à Ténérife[7].

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Publications conséquentes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean François Dortier, La Société des observateurs de l'homme [1]
  2. Il y a deux cents ans
  3. des corvettes dont la quille est doublée de cuivre
  4. Le capitaine de vaisseau Baudin ; le capitaine de frégate Le Bas de Sainte-Croix ; le capitaine de vaisseau Gicquel; le capitaine de vaisseau Charles Baudin ; le capitaine de vaisseau de Freycinet (Henry); le capitaine de vaisseau Capmartin ; l'officier de santé de 2e classe Laridon et l'officier de génie maritime Ronsard
  5. Le capitaine de frégate Hamelin; le lieutenant de vaisseau Bonnié; le lieutenant de vaisseau Milius; l'enseigne de vaisseau de Freycinet (Louis); l'enseigne de vaisseau de Saint-Cricq; l'enseigne de vaisseau Heirisson; l'enseigne de vaisseau Picquet et le chirurgien de 2e classe Bellefin
  6. D'après Bory de Saint-Vincent, leur bibliothèque avait un contenu dérisoire, ce qui lui fit regretter d'avoir raté la caisse de livres que lui avait envoyée Bernard-Germain de Lacépède
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az, ba, bb, bc et bd Voyage dans les quatre principales îles des mers d'Afrique, Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent.
  8. Bissy (astronome) ; Boullanger (ingénieur géographe) ; Maugé (zoologiste) ; Leschenault (botaniste en chef) ; Milbert (dessinateur en chef) ; Riedlé (jardinier en chef); Depuch (minéralogiste en chef) ; Péron (zoologiste); Levillain (zoologiste) ; Sautier (garçon jardinier) ; Guichenot (garçon jardinier) et Lebrun (dessinateur)
  9. Bernier (astronome) ; Faure (géographe) ; Michaux ((botaniste) ; Bory de Saint-Vincent (zoologiste en chef) ; Bailly (minéralogiste) ; Dumont (zoologiste) ; Delisse (botaniste) ; Cagnet (garçon jardinier) ; Merlot (garçon jardinier) et Garnier (dessinateur)
  10. Hubert Jules Taillefer
  11. Louis Petitain, originaire de Lyon
  12. Dont deux embarqués à Ténérife
  13. Dont quatre embarqués à Ténérife : deux Flamands, un Luxembourgeois et un Espagnol
  14. Un maître d'hôtel et un cuisinier
  15. En particulier le gouverneur général Magallon, Chanvalon, Chauvet, Foisy, Maugéot et Barbé
  16. Bissy, Milbert et Lebrun du Géographe; Michaux, Garnier, Bory de Saint-Vincent, Dumont, Delisse et deux garçons jardiniers de Michaux du Naturaliste
  17. Le repos hebdomadaire avait été aboli par la République et la semaine remplacée par la décade
  18. Baudin et Bonnemains 2001, p. 204
  19. Baudin et Bonnemains 2001, p. 205
  20. Il s'était échappé du service d'un habitant colon de l'île de France, M. Gleyeux

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

En français 
  • Jacqueline Goy, Les méduses de François Péron et Charles Lesueur : Un nouveau regard sur l'expédition Baudin, CTHS - Comité des Travaux,‎ 1995 (ISBN 978-2735503025)
  • Muriel Proust de la Gironière, Nicolas Baudin, marin et explorateur ou le mirage de l'Australie, Éditions du Gerfaut,‎ 2003 (ISBN 978-2914622134)
  • Frank Horner, La reconnaissance française : l'expédition Baudin en Australie (1801-1803), Éditions L'Harmattan,‎ 2006 (ISBN 978-2296013070)
  • Kumari-R Issur et Serge M. Rivière, Baudin-Flinders dans l'Océan Indien : Voyages, découvertes, rencontre, Éditions L'Harmattan,‎ 2007 (ISBN 978-2296022805)
  • Michèle Rivas, « Un navigateur-naturaliste d'origine poitevine célèbre en Australie, méconnu dans sa patrie: Nicolas Baudin (1754-1803)», Revue Historique du Centre-Ouest (Poitiers), tome V, 1er semestre 2006 pp. 73-112.
  • Michel Jangoux, Le Voyage aux Terres australes du commandant Baudin, Paris, Pups, 2013.
En anglais 
  • (en) N. J. B. Plomley, Baudin Expedition and the Tasmanian Aborigines, 1802, Blubber Head Press,‎ 1983 (ISBN 978-0908528103)
  • (en) Jacqueline Bonnemains, Elliott Forsyth et Bernard Smith, Baudin in Australian Waters : The Art Work of the French Voyage of Discovering to the Southern Lands, 1800-1804, Oxford University Press,‎ 1988 (ISBN 978-0195547870)
  • (en) Anthony J. Brown, Ill-Starred Captains : Flinders and Baudin, Stackpole Books,‎ 2001 (ISBN 978-0811708494)
  • (en) Jean Fornasiero, Peter Monteath et John West-Sooby, Encountering Terra Australis : The Australian Voyages of Nicolas Baudin and Matthew Flinders, Kent Town, Wakefield Press,‎ 2004 (ISBN 978-1862546257)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Navigators, Klaus Toft, Bfs Entertainment, 2002.
  • La course aux terres australes, Olivier Julien, Gédéons, 2002.