Joseph Charles Bailly

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Le Géographe et Le Naturaliste

Joseph Charles Bailly, né le 9 novembre 1777 à Nancy et décédé en 1844, est un minéralogiste français qui participa à l'expédition vers les Terres australes que conduisit Nicolas Baudin au départ du Havre à compter du 19 octobre 1800.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles Bailly entre en 1796 à l'École polytechnique (France), et la quitte en mai 1800 « n'ayant pas été reçu dans l'artillerie »[1].

En 1800, il est nommé membre de l'expédition Baudin. Installé à bord du Naturaliste[2], il est l'un des rares participants à avoir survécu à ce voyage d'exploration qui fit de lui, avec Louis Depuch, le premier spécialiste de la géologie à fouler le sol australien[3].

D'après le Voyage dans les quatre principales îles des mers d'Afrique publié par Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent en 1804, Charles Bailly était au départ de l'expédition l'un des quinze membres de l'état-major à bord du Naturaliste, où il s'embarqua en tant que minéralogiste-adjoint[2].

Sur l'île de Tenerife, où eut lieu la première escale du voyage, il participa aux côtés dudit Bory de Saint-Vincent et de son collègue Jacques Delisse à une petite équipée scientifique partie du port de Santa Cruz de Tenerife le 3 novembre 1800 à la pointe du jour avec pour objectif de rejoindre le naturaliste André Michaux, qui avait couché la veille chez Pierre Marie Auguste Broussonet, alors commissaire des relations commerciales du gouvernement français. Il parcourut à cette occasion les hauteurs derrière la ville au nord-ouest[2].

Le lendemain, il se rendit sur le Géographe avant le lever du jour avec Bory de Saint-Vincent, Delisse et Michaux pour y prendre Anselme Riedlé. Mais il y passa la matinée avec eux à attendre le canot qu'ils avaient malencontreusement renvoyé vers leur navire pour pouvoir débarquer. Il put néanmoins collecter de nombreux échantillons pour ses études dans l'après-midi aux côtés du docteur François-Étienne Lharidon de Cremenec et de Louis Depuch. Cependant, d'après Bory de Saint-Vincent, ce dernier et Bailly ployèrent sous le poids de leur charge constituée de pierres sur le chemin du retour et « furent bientôt obligés d'en abandonner une partie »[2].

Quelques mois plus tard, il atteignit l'Australie avec l'expédition et survécut à la longue navigation qui suivit, à l'inverse de nombre de ses compagnons. Il passa dès lors à bord du Géographe à Port Jackson en 1802[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Wolf Mayer, Deux géologues français en Nouvelle-Hollande (Australie) : Louis Depuch et Charles Bailly, membres de l’expédition Baudin (1801-1803) Travaux du COFRHIGEO, 2005
  2. a, b, c et d Voyage dans les quatre principales îles des mers d'Afrique, Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent, 1804.
  3. a et b « Bailly, Joseph Charles », Bright Sparcs.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Baudin, Mon voyage aux Terres australes, journal personnel du commandant Baudin, imprimerie nationale, 2000