Charles Baudin

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Charles Baudin
Charles Baudin amiral de France, Charles Landelle (1821–1908), Musée de l'Histoire de France (Versailles).
Charles Baudin amiral de France, Charles Landelle (1821–1908), Musée de l'Histoire de France (Versailles).

Naissance 1784
à Paris
Décès 1854 (à ~70 ans)
à Ischia (Royaume des Deux-Siciles)
Origine Français
Allégeance Drapeau de l'Empire français Empire français
Royal Standard of King Louis XIV.svg Royaume de France
Drapeau français Royaume de France
Arme Pavillon de la Marine du Premier Empire Marine impériale française
Pavillon de la marine française Marine nationale française
Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Grade Amiral de France
Années de service 18001854
Conflits Guerre de la pâtisserie
Commandement Commandant en chef des forces navales dans les mers de l'Amérique du Sud.
Faits d'armes Bataille de San Juan de Ulúa
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Famille Pierre-Charles-Louis Baudin (son père)

Charles Baudin, né en 1784 à Paris, mort en 1854 à Ischia, est un officier de marine français des XVIIIe et XIXe siècles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et famille[modifier | modifier le code]

Il est le fils du conventionnel Pierre-Charles-Louis Baudin (des Ardennes).

Carrière[modifier | modifier le code]

À compter de 1800, il participe en tant qu'aspirant de deuxième classe sur le Géographe au voyage vers les mers du Sud de Nicolas Baudin[1].

Enseigne à bord de la frégate la Piémontaise, il participe en 1808 à un combat contre les Britanniques dans la mer des Indes, et il a le bras droit emporté par un boulet, mais n'en continue pas moins à servir.

Lieutenant de vaisseau en 1812, il commande le brick le Renard ; il reçoit l'ordre d'escorter, avec une petite goélette pour conserve, un convoi de quatorze bâtiments chargés de munitions navales, en destination pour Toulon. Parti de Gênes le 11 juin, le convoi est constamment harcelé par les nombreux croiseurs ennemis qui infestaient alors la Méditerranée.

Le 16, se trouvant à la hauteur de Saint-Tropez, il lutte contre des vaisseaux britanniques de force supérieure[2]. Ce combat vaut au lieutenant Baudin le grade de capitaine de frégate.

Il quitte le service à la rentrée des Bourbons. La Restauration le met en non-activité[Quoi ?], mais le repos lui pèse ; il entre dans la marine marchande[3]. Il fonde au Havre une maison de commerce qui fait faillite avec la Révolution de 1830.

En 1830, il rend ses épaulettes au capitaine au long cours. À la fin de 1833, il est nommé capitaine de vaisseau, et en 1838, trente ans après le jour où il a perdu un bras au service de son pays, il est promu au grade de contre-amiral.

Guerre de la pâtisserie[modifier | modifier le code]

La prise de Saint-Jean d'Ulloa en 1838, sous les ordres de Charles Baudin.
Article détaillé : Guerre des Pâtisseries.

À cette époque fut résolue l'expédition contre le Mexique, il est chargé en 1838, de tirer vengeance d'actes de violence commis au Mexique contre des négociants français. L'amiral Baudin est chargé du commandement de l'escadre. Arrivé devant les côtes de la Nouvelle-Espagne avec vingt-trois bâtiments, il épuise, pendant un mois, toutes les voies de conciliation.

Article détaillé : Bataille de San Juan de Ulúa.

Il fallut recourir à la force, et le 27 novembre 1838, la frégate amirale la Néréide, la Gloire et Ephigénie, et les bombardes le Cyclope et le Vulcain, ouvrent un feu terrible contre Saint-Jean-d'Ulloa, forteresse regardée imprenable par les Mexicains, et qui commande le port et la ville de la Veracruz. C'est la bataille de San Juan de Ulúa.

Charles Baudin est nommé vice-amiral le 22 janvier 1839. En 1840, il reçoit le cordon de commandeur et est investi d'une mission militaire et diplomatique près de la Confédération argentine, ainsi que du commandement en chef des forces navales dans les mers de l'Amérique du Sud.

Il venait d'être élevé par Napoléon III à la dignité d'Amiral de France lorsqu'il meurt en 1854. Protestant, il avait été élu président du conseil central des églises réformées par ses coreligionnaires.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voyage de découvertes aux terres australes, François Péron.
  2. Poursuivi par un vaisseau de ligne, une frégate et un brick britannique, le commandant du Renard manœuvre de façon à assurer le sort de son convoi, qu'il fait entrer dans le port de Saint-Tropez; puis, il vient hardiment offrir le combat au brick ennemi, trop éloigné en ce moment du vaisseau et de la frégate, pour espérer un secours immédiat : arrivé bord à bord, il fait ouvrir le feu, et un combat terrible s'engage entre le Renard et l'ennemi qui compte un équipage nombreux, et foudroie les marins du feu de ses vingt-deux canonnades. Pendant trois quarts d'heure le Renard fait pleuvoir sur le pont ennemi une grêle de projectiles ; on se bat vergue contre vergue ; les deux navires sont littéralement hachés par les boulets ; l'avantage est aux français et l'ennemi ne pouvait leur échapper sans l'arrivée de la frégate sous la protection de laquelle il se réfugie et qui le remorque au large. Sur 94 hommes composant l'équipage du Renard, 14 sont tués et 28 blessés dans l'action.
  3. C'est alors, assure-t-on[Qui ?], qu'avec quelques camarades, il forme le projet abandonné d'aller à Sainte-Hélène délivrer Napoléon Ier

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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