Decazeville

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Decazeville

Élie Decazes
Élie Decazes

Decazeville#Héraldique
Détail
Administration
Pays France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Villefranche-de-Rouergue
Canton Decazeville
Code Insee abr. 12089
Code postal 12300
Maire
Mandat en cours
Pierre Gadea
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Bassin de Decazeville Aubin
Site internet http://www.decazeville.fr/
Démographie
Population 6 294 hab. (2006)
Densité 453 hab./km²
Gentilé Decazevillois, Decazevilloises
Géographie
Coordonnées
géographiques
44° 33′ 35″ Nord
         2° 15′ 23″ Est
/ 44.5597222222, 2.25638888889
Altitudes mini. 163 m — maxi. 454 m
Superficie 13,88 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Decazeville, en occitan La Sala, est une ville du département français de l'Aveyron (12) et de la région Midi-Pyrénées. Elle a été créée au XIXe siècle sous l'impulsion de la révolution industrielle et doit son nom au duc Decazes (1780-1860), homme politique et fondateur de l'usine à l'origine de la ville. Ses habitants sont appelés les Decazevillois.


Sommaire

[modifier] Histoire

Statue de François Cabrol

La ville et le nom sont récents : le lieu s'appelait auparavant La Salle (en occitan La Sala), qui indique au Moyen Âge une maison forte de petite noblesse.
C'est le charbon qui a causé le changement. La Salle en produisait, dès le XVIe siècle, qu'on exportait par le Lot vers Bordeaux, mais petitement.
Tout vint de ce que Louis XIV et ses successeurs, malgré les protestations de la paroisse, dotèrent leurs maîtresses de mines. Ainsi, le duc Decazes (1780-1860) qui en hérita, créa en 1826, avec l’aide du polytechnicien Cabrol, les "Houillères et Fonderies de l'Aveyron" qui allaient faire de ce village-rue un grand centre sidérurgique.
Sous Napoléon III, la cité, reconnaissante, prit le nom de Decazeville, tandis que le grand homme était statufié en toge romaine.
L'apogée fut atteinte au début du XXe siècle avec 9 000 travailleurs et un million de tonnes de fonte par an. Cette activité, aujourd'hui déclinante, a amené Decazeville à se diversifier et a développer d'autres industries : métallurgie, industrie du bois, chaudronnerie, production de tubes en acier.

Ayant subi de plein fouet le déclin de l'industrie minière, cette ville comporte désormais de nombreuses friches industrielles tout en gardant un caractère populaire lié a son passé minier et industriel.

Le Bassin minier est connu pour la grève des mineurs decazevillois de 1961 à 1962 où plus de 1500 mineurs ont passé 66 jours au fond de la mine entre le 23 décembre 1961 et le 26 février 1962.[1]

La dernière mine a définitivement fermé en juin 2001.


[modifier] Héraldique

De gueules à deux hauts fourneaux d’or, accouplés, les récupérateurs au centre, leur tuyauterie de sinople, accompagnés en pointe d’une foi d'argent parée d'or, au chef d’argent chargé de trois lampes anciennes de mineur de sable allumées de gueules.


[modifier] Le Pèlerinage de Compostelle

Decazeville est située sur la Via Podiensis du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.
On vient de Noailhac et de sa chapelle Saint Roch. La commune suivante est Livinhac-le-Haut où on trouve, à nouveau, une chapelle Saint Roch.
Bien sûr, l'étape de Decazeville (fondée au XIXe siècle) portait un autre nom dans le Guide du Pèlerin d'Aymeri Picaud (XIIe siècle).


Étape précédente
Noailhac
Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle
Coquille Saint-Jacques
Via Podiensis
Étape suivante
Livinhac-le-Haut

[modifier] Administration

[modifier] Municipalité

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1995 en fonction Pierre Gadea PS ...
1919 1959 Paul Ramadier SFIO président du Conseil
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Au début du XXe siècle, Decazeville comptait 11 536 habitants[2].

Évolution démographique
(Source : 1966 - 2006 : INSEE[3], 1881 - 1990 : netaveyron.net[4])
1881 1911 1946 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
9 625 14 144 12 138 11 855 10 532 10 231 8 804 7 754 6 805 6 294
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


[modifier] Culture et patrimoine

[modifier] Monuments et lieux touristiques

Troisième station du chemin de croix de Gustave Moreau
  • La ville abrite le musée régional de géologie « Pierre Vetter » (du nom de son fondateur), consacré surtout aux gisements de la période carbonifère.
  • Des visites du site de « La Découverte », ancienne mine à ciel ouvert, sont organisées.
  • Dans l'église moderne Notre-Dame, on peut admirer un chemin de croix du XIXe siècle du peintre Gustave Moreau.

[modifier] Événements

Un festival intercontinental de feux d'artifice est organisé fin juillet sur le site de l'ancienne mine à ciel ouvert (« Découverte »).

[modifier] Jumelages

[modifier] Decazevillois illustres et célèbres, de naissance ou d'adoption

  • Élie Decazes (1788-1860) : fondateur de la ville, président du conseil des ministres sous Louis XVIII ;
  • François Gracchus Cabrol (1793-1882) : capitaine de l'armée napoléonienne à 21 ans, directeur de la Société des houillères et fonderies de l'Aveyron crée par Decazes, inhumé à Decazeville ;
  • Emma Calvé : cantatrice de célébrité internationale pendant la "belle époque", née à Decazeville en 1858 ;
  • Jean-Pierre Timbaud (1904-1941) : syndicaliste et résistant, fusillé par les Allemands (Pendant la première guerre mondiale, il a fait avec sa famille un bref séjour à Decazeville où il a travaillé, comme son père, dans une usine de fonderie, il avait alors 13 ans D'après biographie de J-P Timbaud consultée le 13 mars 2008 sur le site [1]) ;
  • Paul Ramadier : maire de Decazeville de 1919 à 1959, plusieurs fois ministre, président du conseil en 1947 ;
  • Jacques Monfrin (1924-1998) philologue) né à Decazeville;
  • Serge Mesonès (1948-2001) : footballeur de niveau national ;
  • Jean-Claude Berejnoï : joueur international de rugby à XV, né à Decazeville en 1939 ;
  • Henri Agel (1911-2008), critique de cinéma et philosophe adopta Decazeville et y acheva sa vie;
  • Maurice Frot (1928-2004) : écrivain, également un des fondateurs du Printemps de Bourges.


[modifier] Sports

Club de rugby à XV le Sporting Club Decazevillois évoluant dans le Championnat de France de 2e division fédérale saison 2008-2009


[modifier] Notes et références

  1. Philippe Marcy, Une grève peu oridinaire: Decazeville 1961-1962, Montauban, revue Arkheia, 2008.
  2. Le Lot partie Centres d'excursions p.261 - Armand Viré - Réédition de l'ouvrage de 1907 - ISBN 274550049X
  3. Decazeville sur le site de l'Insee
  4. Démographie sur netaveyron.net


[modifier] Liens externes


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