Decazeville

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Decazeville
Élie Decazes
Élie Decazes
Blason de Decazeville
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Villefranche-de-Rouergue
Canton Decazeville
Intercommunalité Communauté de communes du Bassin de Decazeville Aubin
Maire
Mandat
Jean Reuilles
...-2014
Code postal 12300
Code commune 12089
Démographie
Gentilé Decazevillois, Decazevilloises
Population
municipale
6 012 hab. (2010)
Densité 433 hab./km2
Population
aire urbaine
18 792 hab.
Géographie
Coordonnées 44° 33′ 35″ N 2° 15′ 23″ E / 44.5597222222, 2.2563888888944° 33′ 35″ Nord
       2° 15′ 23″ Est
/ 44.5597222222, 2.25638888889
  
Altitude Min. 163 m — Max. 454 m
Superficie 13,88 km2
Localisation

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Decazeville
Liens
Site web http://www.decazeville.fr/

Decazeville, en occitan La Sala[1], est une ville du département français de l'Aveyron et de la région Midi-Pyrénées. Elle a été créée au XIXe siècle sous l'impulsion de la révolution industrielle et doit son nom au duc Decazes (1780-1860), homme politique et fondateur de l'usine à l'origine de la ville. Ses habitants sont appelés les Decazevillois.

Sommaire

Histoire [modifier]

Statue de François Cabrol

La ville et le nom sont récents : le lieu s'appelait auparavant La Salle (en occitan La Sala), qui indique au Moyen Âge une maison forte de petite noblesse.

C'est le charbon qui a causé le changement. La Salle en produisait, dès le XVIe siècle, qu'on exportait par le Lot vers Bordeaux, mais en petites quantités.

Tout vint de ce que Louis XIV et ses successeurs, malgré les protestations de la paroisse, dotèrent leurs maîtresses de mines. Ainsi, le duc Decazes (1780-1860) qui en hérita, créa en 1826, avec l’aide du polytechnicien Cabrol, les "Houillères et Fonderies de l'Aveyron" qui allaient faire de ce village-rue un grand centre sidérurgique[1].

Sous Napoléon III, la cité prit le nom de Decazeville, tandis que le fondateur était statufié en toge romaine.

L'apogée fut atteinte au début du XXe siècle avec 9 000 travailleurs et un million de tonnes de fonte par an. Cette activité, aujourd'hui déclinante, a amené Decazeville à se diversifier et a développer d'autres industries : métallurgie, industrie du bois, chaudronnerie, production de tubes en acier.

Ayant subi de plein fouet le déclin de l'industrie minière, cette ville comporte désormais de nombreuses friches industrielles tout en gardant un caractère populaire lié a son passé minier et industriel.

Le Bassin minier est connu pour la grève des mineurs decazevillois de 1961 à 1962 où plus de 1500 mineurs ont passé 66 jours au fond de la mine entre le 23 décembre 1961 et le 26 février 1962[2].

La dernière mine a définitivement fermé en juin 2001.

Héraldique [modifier]

Blason de la ville

« De gueules à deux hauts fourneaux d’or, accouplés, les récupérateurs au centre, leur tuyauterie de sinople, accompagnés en pointe d’une foi d'argent parée d'or, au chef d’argent chargé de trois lampes anciennes de mineur de sable allumées de gueules. »

Le pèlerinage de Compostelle [modifier]

Decazeville est située sur la Via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

On vient de Noailhac et de sa chapelle Saint-Roch. La commune suivante est Livinhac-le-Haut où on trouve, à nouveau, une chapelle Saint Roch.

Bien sûr, l'étape de Decazeville (fondée au XIXe siècle) portait un autre nom dans le Guide du Pèlerin d'Aymeri Picaud (XIIe siècle).

Administration [modifier]

Municipalité [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
17/7/2010   Jean Reuilles PS ...
1995 17/7/2010 Pierre Gadea PS Président de la communauté de communes
1977 1995 Pierre Delpech app. PCF puis DVG ...
1971 1977 Yves Roques PS ...
1965 1971 René Rouquette PSU ...
1919 1959 Paul Ramadier SFIO Président du Conseil
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 6 012 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1836. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876
2 715 4 154 6 323 5 938 8 842 8 620 7 106 8 710 9 547
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
9 625 10 702 8 871 9 634 11 536 12 961 14 144 14 089 14 261
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
15 210 12 365 12 138 11 510 11 855 10 532 10 231 8 804 7 754
1999 2006 2010 - - - - - -
6 805 6 294 6 012 - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[3] puis Insee à partir de 1968[4].)

Histogramme de l'évolution démographique


Au début du XXe siècle, Decazeville comptait 11 536 habitants[5].

Culture et patrimoine [modifier]

Monuments et lieux touristiques [modifier]

Annularia sphenophylloides, carbonifère - Muséum de Toulouse
Troisième station du chemin de croix de Gustave Moreau
  • La ville abrite le musée régional de géologie « Pierre Vetter » (du nom de son fondateur), consacré surtout aux gisements de la période carbonifère.
  • Des visites du site de « La Découverte », ancienne mine à ciel ouvert, sont organisées.
  • Dans l'église moderne Notre-Dame, on peut admirer un chemin de croix du XIXe siècle du peintre Gustave Moreau.

Événements [modifier]

  • Un festival intercontinental de feux d'artifice est organisé fin juillet sur le site de l'ancienne mine à ciel ouvert (« Découverte »).

Jumelages [modifier]

Decazevillois illustres et célèbres, de naissance ou d'adoption [modifier]

  • Élie Decazes (1780-1860) : fondateur de la ville, président du conseil des ministres sous Louis XVIII ;
  • François Gracchus Cabrol (1793-1882) : capitaine de l'armée napoléonienne à 21 ans, directeur de la Société des houillères et fonderies de l'Aveyron créée par Decazes, inhumé à Decazeville ;
  • Emma Calvé : cantatrice de célébrité internationale pendant la Belle Époque, née à Decazeville en 1858 ;
  • Jean-Pierre Timbaud (1904-1941) : syndicaliste et résistant, fusillé par les Allemands (pendant la première guerre mondiale, il a fait avec sa famille un bref séjour à Decazeville où il a travaillé, comme son père, dans une usine de fonderie, il avait alors 13 ans D'après biographie de J-P Timbaud consultée le 13 mars 2008 sur le site Les Communistes) ;
  • Paul Ramadier : maire de Decazeville de 1919 à 1959, conseiller général du canton de Decazeville de 1928 à 1961, plusieurs fois député de l'Aveyron de 1928 à 1958, plusieurs fois ministre de 1938 à 1949, président du conseil des ministres en 1947, président du bureau international du travail (BIT) en 1951 ;
  • Jacques Monfrin (1924-1998) philologue) né à Decazeville;
  • Serge Mesonès (1948-2001) : footballeur de niveau national ;
  • Jean-Claude Berejnoï : joueur international de rugby à XV, né à Decazeville en 1939 ;
  • Lilian Bathelot : romancier, auteur, né à Aubin en 1959, il vécut ses années de jeunesse à Decazeville.
  • Henri Agel (1911-2008), critique de cinéma et philosophe adopta Decazeville et y acheva sa vie;
  • Maurice Frot (1928-2004) : écrivain, également un des fondateurs du Printemps de Bourges.
  • Pierre Baudis : né le 11 mai 1916 à Decazeville et mort le 5 janvier 1997 à Toulouse, a été maire de Toulouse de 1971 à 1983. Il était le père de Dominique Baudis, lui-même maire de Toulouse de 1983 à 2001, président du CSA de 2001 à 2007.
  • Pierre Delpech : né le 16 août 1922 à Salvagnac-Cajarc et mort début octobre 1994, étudiant à Toulouse puis docteur généraliste à Decazeville, résistant et militant communiste. Conseiller municipal (1953), maire (1977) et conseiller général (1976) communiste puis divers gauche (1979). Le Centre hospitalier de la commune porte son nom.

Sports [modifier]

Club de rugby à XV, le Sporting club decazevillois évolue en Fédérale 2 pour la saison 2010/2011[6].

Voir aussi [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Références [modifier]

  1. a et b Bénédicte Boyrie-Fénié et Jean-Jacques Fénié, Toponymie des pays occitans, Éditions Sud Ouest, 2007, 480 p. (ISBN 978-2-87901-808-9), p. 302 
  2. Philippe Marcy, Une grève peu ordinaire : Decazeville 1961-1962, Montauban, revue Arkheia, 2008.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  5. Le Lot partie Centres d'excursions p.261 - Armand Viré - Réédition de l'ouvrage de 1907 - ISBN 2-7455-0049-X
  6. SC Decazeville, sur www.scdecazeville.net. Consulté le 23 août 2011

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Liens externes [modifier]


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Coquille Saint-Jacques
Via Podiensis
(? km jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle)
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