Boisse-Penchot

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Boisse-Penchot
Image illustrative de l'article Boisse-Penchot
Blason de Boisse-Penchot
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Villefranche-de-Rouergue
Canton Decazeville
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée du Lot
Maire
Mandat
Francis Cayron
2014-2020
Code postal 12300
Code commune 12028
Démographie
Gentilé Penchotins
Population
municipale
536 hab. (2011)
Densité 116 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 35′ 31″ N 2° 12′ 27″ E / 44.5919444444, 2.207544° 35′ 31″ Nord 2° 12′ 27″ Est / 44.5919444444, 2.2075  
Altitude Min. 172 m – Max. 463 m
Superficie 4,64 km2
Localisation

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Boisse-Penchot

Boisse-Penchot est une commune française située dans le département de l'Aveyron et la région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Montredon Rose des vents
N Livinhac-le-Haut
O    Boisse-Penchot    E
S
Bouillac Viviez Decazeville

Site[modifier | modifier le code]

Commune rurale sur la rive gauche du Lot où elle prend ses racines et étend son regard jusqu’aux monts du Cantal depuis son plateau.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Boisse-Penchot

D’or à la branche de buis de sinople.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le vieux village de Boisse fut construit sur un plateau, autour d'un château qui comporte une tour du XIVe siècle. Cette forteresse faisait face à celle de La Roque et toutes deux surveillaient la voie marchande que constituait le Lot, dissuadant les intrusions guerrières d'envahisseurs venus de lointains rivages. En effet, en ce temps là, les cours d'eau demeuraient le seul moyen de communication fiable et relativement rapide, comparé aux chemins caillouteux et semés d'ornières. En 1345, le château appartenait à Pierre de Viazac.

Au Moyen Âge, la spiritualité n'était jamais loin de la temporalité. L'église de Boisse remonterait au XIIe siècle, peut-être même au XIe siècle. Les nobles Galhard, Teulet (co-seigneur de Livinhac), Pierre de Boisse et Antoine de Naucase ont possédé successivement le prieuré de la paroisse. Les actes paroissiaux stipulaient parfois le nom de Buxia, relatif au mot buis, au détriment de celui de Boisse.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le château changea plusieurs fois de propriétaire et, en 1607, Antoine de Naucaze devint le nouveau seigneur de Boisse. Par la suite, la famille Buisson (ou Bouyssou) prit possession de la bâtisse avant la Révolution et y résidait encore vers le milieu du XIXe siècle.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le Lot et la gare en 1898.

Au XIXe siècle, avec l'essor du bassin minier de Decazeville tout proche, la rive gauche du Lot servit rapidement d'embarcadère pour le chargement de la houille en vue de son acheminement vers les ports de la côte atlantique pour être exportée. En parallèle, profitant de la disponibilité de cette source d'énergie fossile, l'activité industrielle se développa dans la vallée. Ainsi, avec la demande croissante de main d'œuvre des maisons se construisirent de part et d'autre de la rivière. En 1875 le village de Boisse qui, en 1833, avait été annexé par la commune de Viviez reprit son autonomie sous le nouveau nom de Boisse-Penchot.

Aujourd'hui, Penchot, qui signifie en Occitan "pentu", désigne aussi bien la partie basse du village que le hameau situé sur la rive droite de la rivière et qui appartient à la commune de Livinhac-le-Haut. Les deux rives sont reliées entre elles depuis 1888 par un pont de fer.

L'église fut agrandie en 1892, une rosace a été posée en 1894. L'édifice fut démoli en avril 1971. Mais le 20 juin 1964, une nouvelle église avait déjà été inaugurée par Monseigneur Ménard, évêque de Rodez.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Francis Cayron[1]   Entrepreneur TP
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 536 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
201 228 770 781 865 748 754 930 985
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 074 947 843 630 649 646 700 818 735
1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011 -
622 646 546 509 532 536 538 536 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Joute givordine[modifier | modifier le code]

Les joutes nautiques font partie intégrante de l'histoire de Boisse-Penchot. Pour bien comprendre ce mariage singulier il faut s'intéresser au passé industriel du village évoqué ci-dessus. En effet, en raison de l'extraction de la houille toute proche, une verrerie s'installa en bordure du Lot. Chauffer la matière exigeait des quantités considérables de charbon. L'entreprise fut créée en 1842 et fabriqua principalement des bouteilles et des verres à vitre jusqu'au début du XXe siècle. À cette date, la direction fit venir des ouvriers spécialisés de la région lyonnaise, plus précisément de Rive-de-Gier. Ces hommes apportèrent dans leurs bagages et dans leur cœur leur sport préféré: les joutes givordines. Depuis, Boisse-Penchot a connu la notoriété grâce à ses joutes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église St Joseph, moderne (1964), qui a été conçue par les architectes Vidalenc et Paszkiewiez, avec un très beau Christ moderne ainsi qu'un baptistère. Une croix du XVIe est plantée devant.
  • La Croix des Verriers, réalisée avec des verres fondus à la verrerie créée en 1842 (voir ci-dessus), témoigne du riche passé industriel de la commune.
  • Les écluses, dont une est située en plein cœur du village à côté de la salle des fêtes et la deuxième au lieu dit "Roquelongue".
  • La croix de Millagues (point culminant à 461 m sur les chemins de St Jacques).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel, La Sala : Boissa, Flanhac, Las Juniás, Livinhac, Sent-Antin, Sent-Partem / Christian-Pierre Bedel et les habitants del canton de La Sala, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 1991, ill., couv. ill. ; 28 cm, 231 p. (ISBN 2-907279-05-X, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36652253)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]