Culture mongole

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Cet article traite des divers aspects de la culture mongole.

Symboles nationaux[modifier | modifier le code]

Drapeau national
Soyombo

Artisanat[modifier | modifier le code]

Les artisans de Mongolie produisent et vendent aux touristes :

  • Des produits textiles en cachemire (écharpe, plaid...); le pays fournit 90 % de la production mondiale du célèbre lainage et les prix y sont 4 à 5 fois moins chers que dans les pays développés.
  • Des chaussons en poil de chameau et des bottes en cuir de cavaliers mongols
  • Le deel qui est le manteau traditionnel
  • Des yourtes complètes et le mobilier adéquat[1].

Cuisine mongole[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cuisine mongole.

Festivals[modifier | modifier le code]

  • Festival de Naadam. Ce festival célèbre l'indépendance de la Mongolie par rapport à la Chine. Il a lieu en juillet et se compose des sports traditionnels mongols : tir à l'arc, courses de chevaux, lutte mongole.
  • Fête de Tsagaan_Sar, le Nouvel An Mongol, qui se tient au mois de janvier ou février en fonction du calendrier lunaire[2].
  • Festival de glace du lac Khövsgöl, au mois de février. il annonce la fin prochaine de l'hiver et l'espoir des beaux jours. Il a lieu sur le lac qui est un des plus profonds du monde. Les tribus Darkhad et Tsaatan transforment sa surface translucide aux nuances bleutées et craquelée en un immense terrain de jeu sur lequel se déroule des compétitions de patin à glace en bottes et en vêtements traditionnels, des courses de traîneaux tirés par des chevaux, des luttes, des jeux de traction à la corde et des courses de rennes. Des yourtes de glace sont aussi construites et sont de véritables chefs-d'œuvre d'architecture. Les Chamans bénissent les jeux en invoquant les esprits de la nature et entrent en transe.

Jeux[modifier | modifier le code]

Langues en Mongolie[modifier | modifier le code]

Monuments prestigieux[modifier | modifier le code]

La « Stupa d'Or » de Erdene Zuu

Musique mongole[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musique mongole.
Musicien traditionnel
Lutte : Combat traditionnel de Burumbators (guerriers) au festival Naadam près de Oulan-Bator
Yourtes mongoles

La musique mongole est un élément important de la société traditionnelle mongole, et les Mongols pensent qu'elle appelle la bonne fortune. Les chants sont chantés n'importe où, pour passer le temps, bercer les bébés, porter chance lors des célébrations nationales ou encore encourager les enfants à étudier. La musique est également jouée avec de nombreux instruments traditionnels ; soit en accompagnement des chansons ou danses, soit en tant que telle.

Les premiers instruments de musique utilisés en Mongolie étaient des percussions, comme on peut s'en apercevoir sur les pétroglyphes hérités de cette époque. Les Huns utilisaient des tambours, cors, flûtes, pi-pa (sortes de mandoline) et des instruments à cordes que l'on faisait vibrer grâce à un arc. Durant l'époque de l'État de Sianbe (IIIe et IVe siècles), 80 types d'instruments étaient joués à la cour du roi lors de célébrations importantes. Il est notoire que Koubilaï Khan employait 412 musiciens professionnels.

Les principaux instruments associés à l'art folklorique mongol sont de nos jours, le Dombra, le khuuchir, le limbe, le morin khuur, le shanz, le yatga et le yochin.

Le höömii est un chant diphonique lyrique et puissant qui requiert du chanteur qu'il génère deux notes à la fois. Il est accompagné au luth et à la vièle à tête de cheval(morin khuur).

Mythologie mongole[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mythologie mongole.

Rites et religion[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rites et religion en Mongolie .

Le bouddhisme[modifier | modifier le code]

La religion principale de la Mongolie est le bouddhisme tibétain, une forme distinctive de Vajrayana. Le bouddhisme tibétain est non seulement pratiqué au Tibet, mais aussi en Mongolie, dans la République de Bouriatie, la République de Touva et la République de Kalmoukie.

C'est Altan Khan (1507-1582) qui rétablit les liens entre la Mongolie et les chefs religieux du Tibet. Il créa et offrit le titre de dalaï-lama (« Océan de Sagesse ») à Sonam Gyatso, chef du courant réformateur Guélougpa, titre qui fut appliqué rétrospectivement à ses deux prédécesseurs(Gedun Drub et Gedun Gyatso). Il invita deux fois Sonam Gyatso, le troisième dalaï-lama, en Mongolie (1569, 1578) et se convertit au bouddhisme tibétain durant la seconde visite du lama.

Pendant la période communiste, et surtout en 1939, les monastères bouddhistes ont été vandalisés ou ont été détruits totalement.

L'animisme[modifier | modifier le code]

Les croyances animistes sont très vives en Mongolie. Longtemps réprimées sous l'ère soviéto-communiste, les traditions chamanistes et les chamans, hommes et femmes, ont refait leur apparition depuis le milieu des années 1990. Toutes les tribus nomades tentent de vivre en osmose avec la nature.

Le chamanisme[modifier | modifier le code]

L'imaginaire et la culture chamanique sont omniprésents dans la tradition orale des mongols.

Sports[modifier | modifier le code]

  • Lutte mongole
  • Tir à l'arc
  • Courses de chevaux. Les courses de chevaux ne sont pas les mêmes qu'en Occident. Il s'agit de longues courses dans la campagne, les chevaux de 2 ans parcourent 15 km et les adultes 75 km. Chaque famille peut y présenter un cheval. Les chevaux sont montés par des enfants de moins de 12 ans puisque grâce à leur légèreté infantiles ils permettent au cheval de courir plus vite. On dit qu'un cheval montre sa bravoure lorsqu'il peut être conduit même par un tout petit. Le vainqueur de la course rapporte un grand honneur pour toute sa famille.

Yourte[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Yourte.

Littérature[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Littérature mongole.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. www.mongolyurt.com
  2. Sabine Grataloup, « Un voyage en Mongolie pendant Tsagaan Sar », sur Randocheval Mongolie,‎ 2012 (consulté le 18 mai 2012)

Livres[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

L'historien français Jean-Paul Roux a écrit de nombreux livres sur l'histoire et la culture mongole, dont :

  • Babur. Histoire des Grands Moghols (Fayard, 1986)
  • Tamerlan (Fayard, 1991)
  • Histoire de l'Empire mongol (Fayard, 1993)
  • Gengis Khan et l'Empire mongol (« Découvertes » Gallimard, 2002)


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Timothy Michael May, Culture and Customs of Mongolia, ABC-CLIO/Greenwood, 2008, 204 p. (ISBN 978-0-31333-983-7)