Tsaatan

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Les Tsaatan (mongol : Цаатан) ou Doukha sont un peuple turc[1] d'éleveurs de rennes vivant dans les forêts proches du lac Khövsgöl, au Nord de la Mongolie, et jusqu'en Russie. La population actuelle tsaatan est d'environ quatre-vingt familles dont la moitié vit toujours dans la taïga (les autres ont pour moitié adopté le mode de vie nomade mongol et l'autre moitié se sont sédentarisés)[2]. « Tsaa » signifie « renne » en idiome tsaatan  : les Tsaatans sont « ceux qui vivent avec les rennes », mais cette appellation est mongole, eux-mêmes préfèrent se nommer « les gens de la Taiga ». Ils sont des Touvains, peuple turc de l'Altaï. Les rennes leur servent de source de nourriture, d'habillement et de monnaie d'échange. Peuplade nomade du Nord de la Mongolie, qui remontait vers le nord, de l'autre côté de la frontière, lors des chaleurs d'été, les Tsataan subirent une sédentarisation forcée lors de la période collectiviste, mais une partie d'entre eux reprit leur vie nomade à partir des années 1990. Animistes, leurs groupes comptent quelques chamanes.

En 2000, Jean-Christophe Grangé, dans son livre Le Concile de Pierre, a traité d'un mythe des Tsaatan, livre adapté au cinéma par Guillaume Nicloux en 2006.

Sources[modifier | modifier le code]

Rapports officiels[modifier | modifier le code]

  • 2011  : La thèse "Les éleveurs de rennes des Monts Sayan" est enfin soutenue et obtenue avec mention très honorable après plus de 10 ans de travail et réflexion de la part de l'auteur Magali Schneider à l'UFR de Géographie de Rouen (76). Cet ouvrage qui commence par une étude statistique des Tsaatan en leur demandant de s'interroger sur leur mode de vie passé, présent et futur se poursuit par une comparaison avec les deux autres groupes de l'autre côté de la frontière  : les Todza de Touva et les Tofalar du raïon d'Irkoutsk (Russie). La dernière partie est une monographie entièrement consacrée aux Tsaatan. L'auteur, qui vit dans les pays de la Loire, a rencontré les Tsaatan pour la première fois en avril 1997 et continue à leurs rendre visite tous les ans amicalement depuis la fin de sa thèse.
  • (en) Changing Taiga: Challenges for Mongolia’s Reindeer Herders (2012). Un rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement qui « montre la nécessité de prendre des mesures de toute urgence pour soutenir en Mongolie les éleveurs de rennes [Doukha] qui sont menacés par les mines sauvages, la déforestation, la pollution de l'eau et les changements climatiques »[3].
  • 2013 : À la suite de la visite du Président de la Mongolie en personne, une aide du gouvernement mongol a été attribuée. Les Tsaatan perçoivent désormais une aide pécuniaire égale à un demi salaire soit 130 000 tu par adulte et 65 000 tu (2 000 tu vaut un euro fin aout 2013). Les conditions sont de vivre dans la taïga, posséder des rennes, ne plus aller chasser et ne plus vendre des rennes sauf pour reconstituer des troupeaux dans les familles ayant peu de bêtes. En plus, une école d'été est constituée afin de donner au enfants des cours de langues touvaine, la langue vernaculaire, aux enfants. Les jeunes Tsaatanes bénéficient d'ailleurs des frais d'université pris en charge par l'état. Ce projet s'étalera sur 3 ans avec une possibilité de prolongation de 2 ans.

Livres[modifier | modifier le code]

  • Angèle Mayeux, Jacques Mayeux, Les Tsaatanes : le peuple des rennes, Solar,‎ 2005, 188 p. (ISBN 2263039430)
  • Jacqueline Thevenet, La Mongolie, KARTHALA Editions,‎ 2007, 232 p. (ISBN 2845869223)

Audiovisuel[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

Films de fiction[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Elisabetta Ragagnin (2011), Dukhan, a Turkic Variety of Northern Mongolia, Description and Analysis, Harrassowitz Verlag, Wiesbaden
  2. Jacqueline Thevenet 2007, p. 19.
  3. Mongolie : les éleveurs de rennes ont besoin d'aide, selon le PNUE, Centre d'actualité de l'ONU, 28 mars 2012
  4. « Sur la piste du renne blanc », sur zed.fr
  5. « Virginie Efira chez les Tsaatans », sur france2.fr
  6. « Site officiel »

Liens externes[modifier | modifier le code]