Vol spécial Avio-Linee Italiane

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45° 04′ 51″ N 7° 46′ 03″ E / 45.08083, 7.7675

Le Vol spécial Avio-Linee Italiane était un vol spécial ayant eu lieu le vendredi 4 mai 1949, dont l'appareil, un Fiat G212 transportant l'équipe de football du Torino Football Club, s'est écrasé sur la colline de Superga, dans les environs de Turin. Les causes de cette catastrophe aérienne appelée à l'époque drame du Superga, sont multiples, faible visibilité liée à des nuages bas, manque d'indications radio, et erreur de navigation.

Accident[modifier | modifier le code]

L'avion décolle ce jour-là de Lisbonne où le Torino avait disputé un match amical contre le Benfica pour le jubilé du capitaine portugais Francisco Ferreira. Il transporte l'équipe et les entraîneurs de l'équipe championne d'Italie, ainsi que des journalistes et dirigeants qui l'accompagnaient.

Des nuages bas réduisant la visibilité, les pilotes de l'avion, un Fiat G212, descendirent à une altitude basse. L'appareil percuta un mur de soutien à l'arrière de la basilique de Superga qui domine la colline. Les 31 personnes à bord furent tuées.

Cette catastrophe est la plus grande tragédie dans l'histoire du sport italien, faisant disparaître les joueurs d'une équipe légendaire qui avait remporté 5 titres consécutifs en Série A (1943, 1946, 1947, 1948 et 1949, le championnat ayant été suspendu pendant 2 ans pendant la guerre).

Après ce drame, le Torino ne remportera qu'une seule fois le titre de champion, pendant la saison 1975-1976. De l'équipe type ne restait qu'un seul joueur, Sauro Tomà, qui n'avait pas effectué le déplacement pour cause de blessure. En outre, Ladislao Kubala, qui devait prendre l'avion, avait renoncé au déplacement à cause de la mauvaise santé de son fils.

Près d'un million de personnes assistèrent au cortège et aux funérailles à Turin.

Déroulement de l'accident[modifier | modifier le code]

Le 4 mai 1949 à 17 heures 03, l'appareil FIAT G-212 de la compagnie Avio Linee Italiane (ancêtre d'Alitalia), transportant l'équipe et l'encadrement du Torino A.C., s'écrasait contre la partie inférieure de la basilique de Superga qui surplombe la plaine du à quelques kilomètres de Turin.

Aux côtés des membres de l'équipage, dix-huit vedettes du football, les entraîneurs Erbstein et Lievesley, les dirigeants Agnisetta et Civalleri, le soigneur Corina, ainsi que les journalistes sportifs Casalbore, Cavallero et Tossati, trouvèrent la mort dans cette catastrophe aérienne.

La nouvelle du crash se répandit rapidement dans la population turinoise et notamment parmi la classe ouvrière qui soutenait ce fier rival de la Juventus, le club de la FIAT. C'est Vittorio Pozzo, le sélectionneur de la squadra azzurra, vainqueur des Coupes du Monde 1934 et 1938, qui reconnut les corps de ceux que l'on commença rapidement à appeler i caduti di Superga.

Deux jours plus tard, 500 000 personnes accompagnaient le convoi funèbre piazza Castello, l'une des plus grandes places de Turin et les obsèques étaient célébrées en présence de Giulio Andreotti alors sous-secrétaire d'État représentant le président du conseil italien Alcide De Gasperi.

Le désastre connut aussi un fort retentissement hors des frontières italiennes.Ainsi, étaient pleurées les disparitions des deux Italiens de France acquis par le club italien en 1948 : Émile Bongiorni, l'avant-centre du Racing club de Paris, et Roger Grava, l'ancien ailier gauche du CO Roubaix-Tourcoing. Avant la finale de la Coupe de France Racing-Lille, les Racingmen se relayèrent autour d'une chapelle ardente dressée sous la tribune officielle du Parc des Princes. De son côté, la FIFA décida de faire respecter une minute de silence sur les terrains de football du monde entier le dimanche 7 mai, alors que le club argentin de CA River Plate jouait plusieurs matches au profit des veuves et des orphelins des disparus.

Toutefois, c'est bien sûr à Turin que le choc fut le plus durable et, depuis l'accident, dirigeants et joueurs se recueillent tous les ans à la basilique de Superga le 4 mai ou viennent dédier aux disparus les moments de joie (Scudetto en 1976, promotions en Serie A) devenus plus rares.

Victimes[modifier | modifier le code]

Monument commémoratif sur le mur de la basilique

18 joueurs, dont 8 internationaux italiens, trouvèrent la mort au cours de crash aérien. L'international français Émile Bongiorni figure également parmi les victimes.

Joueurs
Employés du club
Équipage
  • Pierluigi Meroni, commandant de bord
  • Antonio Pangrazi
  • Celestino D'Inca
  • Cesare Biancardi
Journalistes
Organisateur
  • Andrea Bonaiuti

Annexe[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]