Centrale nucléaire de Saint-Alban

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Centrale nucléaire de Saint-Alban
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Commune Saint-Alban-du-Rhône et Saint-Maurice-l'Exil
Coordonnées 45° 24′ 16″ N 4° 45′ 19″ E / 45.40444, 4.7552845° 24′ 16″ Nord 4° 45′ 19″ Est / 45.40444, 4.75528  
Opérateur Électricité de France
Année de construction 1979
Date de mise en service 30 mars 1985
Direction Francis NIETTO
Réacteurs
Fournisseurs Areva NP, Alstom
Type REP
Réacteurs actifs 2 x 1 300 MW
Puissance nominale 2 600 MW
Production d’électricité
Production annuelle d'électricité 16,466 TWh (année 2006) ;
16,800 TWh (année 2008)
Production totale 400 TWh
Divers
Source froide Rhône
Site web EDF : Saint-Alban

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Centrale nucléaire de Saint-Alban

La centrale nucléaire de Saint-Alban est localisée en Isère sur le bord du Rhône à 50 km en aval de Lyon, sur les communes de Saint-Alban-du-Rhône et de Saint-Maurice-l'Exil.

En 2011, elle a produit 16,1 milliards de kWh soit 30 % des besoins de la région Rhône-Alpes.

La centrale est ouverte au public. Son centre d'information a accueilli 3500 visiteurs en 2011.

Présentation[modifier | modifier le code]

Pour le refroidissement de ses deux réacteurs nucléaires, la centrale utilise l'eau du Rhône[1].

Environ 670 personnes travaillent à Saint-Alban.

Les deux réacteurs de 1 300 MW ont été mis en service en 1986 et 1987[2].

Caractéristiques des réacteurs[modifier | modifier le code]

Les caractéristiques des réacteurs en service sont les suivantes[3].

Nom du réacteur Modèle Capacité [MW] Exploitant Constructeur Début constr. Raccord. au réseau Mise en service comm.
Thermique (MWt) brute (MWe) Nette (MWe)
St.Alban-1[4] P4 REP 1300 3817 1381 1335   EDF Framatome jan 1979 août 1985 mai 1986
St.Alban-2[5] P4 REP 1300 3817 1381 1335   EDF Framatome juil 1979 juil 1986 mars 1987

Défaillances[modifier | modifier le code]

En 2011, la centrale de Saint-Alban s'était faite remarquer lors des 2.071 inspections réalisées par l'Autorité de sureté nucléaire (ASN). L'ASN avait alors convoqué le directeur de la centrale, Patrice Mas, en raison de défaillances sur la protection de l'environnement[6].

Suite au plan d'action dédié demandé en 2011, les vérifications réalisées fin 2012 par l'Autorité de sûreté du nucléaire, portant sur la gestion des incidents, le management de la sûreté et l'organisation relevaient un pilotage efficace des engagements pris, et un "bon déroulement des exercices inopinés".

Le 28 juin 2012, le Réseau Sortir du nucléaire affirme avoir reçu des documents internes d'EDF et de l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) qui font état d'une anomalie sur les réacteurs nucléaires de Saint-Alban[7].

Risque sismique[modifier | modifier le code]

Selon l'association l'association WENRA des régulateurs du nucléaire en Europe de l'ouest, EDF dispose d'un plan anti-séisme[8], mais selon un document de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) datant d'octobre 2002, des anomalies pourraient rendre le système de commande à distance inopérant, remettant en cause le fonctionnement de robinets importants pour la sûreté nécessaires après un séisme.

Canicule 2003[modifier | modifier le code]

Le 14 juillet 2003, l'échauffement de l'eau du Rhône du à l'activité de la centrale a atteint une valeur moyenne de +0,36 °C au-dessus de la limite autorisée, pendant une durée de 4 heures. L’autorité de sûreté nucléaire a diffusé cette information sur son site web le 5 août 2003.

Risque incendie[modifier | modifier le code]

Le 11 mai 2005, l'Autorité de sûreté nucléaire avait adressé au Directeur de la centrale de Saint-Alban un courrier stipulant de nombreux écarts aux règles de prévention du risque incendie. Les inspecteurs de l'ASN ayant procédé à un exercice incendie, le détecteur activé par les inspecteurs n'avait pas déclenché d'alarme incendie, mais l'apparition d'une alarme défaut en salle de commande[9].

Selon le rapport annuel 2007 de l'ASN, le site devait progresser dans la surveillance en salle de commande[10].

En septembre 2012, le rapport de vérification de l'ASN mentionnait des progrès notables dans la protection contre l'incendie, la formation du personnel d'intervention et les procédures.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]