Centrale nucléaire de Saint-Alban
| Centrale nucléaire de Saint-Alban | |||
| Administration | |||
|---|---|---|---|
| Pays | |||
| Région | Rhône-Alpes | ||
| Département | Isère | ||
| Commune | Saint-Alban-du-Rhône et Saint-Maurice-l'Exil | ||
| Coordonnées | |||
| Opérateur | Électricité de France | ||
| Année de construction | 1979 | ||
| Date de mise en service | 30 mars 1985 | ||
| Direction | Patrice Mas | ||
| Réacteurs | |||
| Fournisseurs | Areva NP, Alstom | ||
| Type | REP | ||
| Réacteurs actifs | 2 x 1 300 MW | ||
| Puissance nominale | 2 600 MW | ||
| Production d’électricité | |||
| Production totale | 400 TWh | ||
| Divers | |||
| Source froide | Rhône | ||
| Site web | EDF : Saint-Alban | ||
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Géolocalisation sur la carte : France |
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La centrale nucléaire de Saint-Alban est localisée en Isère sur le bord du Rhône à 50 km en aval de Lyon, sur les communes de Saint-Alban-du-Rhône et de Saint-Maurice-l'Exil.
En 2011, elle a produit 16,1 milliards de kWh soit 30 % des besoins de la région Rhône-Alpes.
La centrale est ouverte au public. Son centre d'information a accueilli 3500 visiteurs en 2011.
Sommaire |
Présentation [modifier]
Pour le refroidissement de ses deux réacteurs nucléaires, la centrale utilise l'eau du Rhône[1].
Environ 670 personnes travaillent à Saint-Alban.
Les deux réacteurs de 1 300 MW ont été mis en service en 1986 et 1987[2].
Caractéristiques des réacteurs [modifier]
Les caractéristiques des réacteurs en service sont les suivantes[3].
| Nom du réacteur | Modèle | Capacité [MW] | Exploitant | Constructeur | Début constr. | Raccord. au réseau | Mise en service comm. | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Thermique (MWt) | brute (MWe) | Nette (MWe) | |||||||
| St.Alban-1[4] | P4 REP 1300 | 3817 | 1381 | 1335 | EDF | Framatome | jan 1979 | août 1985 | mai 1986 |
| St.Alban-2[5] | P4 REP 1300 | 3817 | 1381 | 1335 | EDF | Framatome | juil 1979 | juil 1986 | mars 1987 |
Défaillances [modifier]
En 2011, la centrale de Saint-Alban s'était faite remarquer lors des 2.071 inspections réalisées par l'Autorité de sureté nucléaire (ASN). L'ASN avait alors convoqué le directeur de la centrale, Patrick Mas, en raison de défaillances sur la protection de l'environnement[6].
Suite au plan d'action dédié demandé en 2011, les vérifications réalisées fin 2012 par l'Autorité de sûreté du nucléaire, portant sur la gestion des incidents, le management de la sûreté et l'organisation relevaient un pilotage efficace des engagements pris, et un "bon déroulement des exercices inopinés".
Le 28 juin 2012, le Réseau Sortir du nucléaire affirme avoir reçu des documents internes d'EDF et de l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) qui font état d'une anomalie sur les réacteurs nucléaires de Saint-Alban[7].
Risque sismique [modifier]
Selon l'association l'association WENRA des régulateurs du nucléaire en Europe de l'ouest, EDF dispose d'un plan anti-séisme[8], mais selon un document de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) datant d'octobre 2002, des anomalies pourraient rendre le système de commande à distance inopérant, remettant en cause le fonctionnement de robinets importants pour la sûreté nécessaires après un séisme.
Canicule 2003 [modifier]
Le 14 juillet 2003, l'échauffement de l'eau du Rhône du à l'activité de la centrale a atteint une valeur moyenne de +0,36 °C au-dessus de la limite autorisée, pendant une durée de 4 heures. L’autorité de sûreté nucléaire a diffusé cette information sur son site web le 5 août 2003.
Risque incendie [modifier]
Le 11 mai 2005, l'Autorité de sûreté nucléaire avait adressé au Directeur de la centrale de Saint-Alban un courrier stipulant de nombreux écarts aux règles de prévention du risque incendie. Les inspecteurs de l'ASN ayant procédé à un exercice incendie, le détecteur activé par les inspecteurs n'avait pas déclenché d'alarme incendie, mais l'apparition d'une alarme défaut en salle de commande[9].
Selon le rapport annuel 2007 de l'ASN, le site devait progresser dans la surveillance en salle de commande[10].
En septembre 2012, le rapport de vérification de l'ASN mentionnait des progrès notables dans la protection contre l'incendie, la formation du personnel d'intervention et les procédures.
Voir aussi [modifier]
Liens externes [modifier]
- (en) Saint-Alban 1 : fiche INSC
- (en) Saint-Alban 1 : fiche INSC
Notes et références [modifier]
- EDF, « Saint-Alban ». Consulté le 21 mai 2009
- ASN, « Centrale de Saint-Alban ». Consulté le 8 janvier 2010
- (en) Reactors in operations, 31 dec 2009, sur www-pub.iaea.org/. Consulté le 28 avril 2011
- (en) Nuclear Power Reactor Details - ST.ALBAN-1, sur www.iaea.org. Consulté le 28 avril 2011
- (en) Nuclear Power Reactor Details - ST.ALBAN-2, sur www.iaea.org. Consulté le 28 avril 2011
- Plusieurs centrales nucléaires pointées du doigt par l'ASN, Capital, 28 juin 2012
- Sortir du nucléaire pointe une grave lacune de sûreté sur huit réacteurs, AFP / 28 juin 2012
- WENRA Progress towards harmonisation of safety for existing reactors in WENRA countries (p 74/88)
- Saint-Alban : insuffisances face au risque incendie sur le site Internet www.dissident-media.org
- http://www.asn.fr/sections/rubriquesprincipales/publications/rapport-annuel-asn/liste-rapports-annuels/2006/chapitre-12-centrales-nucleaires-d-8217/downloadFile/attachedFile_f0/RA-2006-Chapitre-XII-.pdf?nocache=1175506163.3