Centrale nucléaire de Chinon

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Centrale nucléaire de Chinon
Image illustrative de l'article Centrale nucléaire de Chinon
La centrale nucléaire de Chinon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Commune Avoine
Coordonnées 47° 13′ 50″ N 0° 10′ 13″ E / 47.2306, 0.17028 ()47° 13′ 50″ Nord 0° 10′ 13″ Est / 47.2306, 0.17028 ()  
Opérateur EDF
Année de construction 1957
Date de mise en service 1er février 1964
Statut En fonction
Direction Régis Clément
Réacteurs
Fournisseurs Areva NP, Alstom
Type REP
Réacteurs actifs 4 × 905 MW
Puissance nominale 3 816 MW
Production d’électricité
Production annuelle d'électricité 23 925 GWh
Production moyenne 24 056 GWh
Production totale 555 TWh (au 22 juillet 2007)
Divers
Source froide Loire
Site web EDF : Chinon

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Centrale nucléaire de Chinon

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Centrale nucléaire de Chinon

La centrale nucléaire de Chinon est située près de Chinon sur le territoire de la commune d'Avoine (Indre-et-Loire), en rive gauche de la Loire, entre Saumur (25 km en aval) et Tours (50 km en amont).

Présentation[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Elle fut la première centrale nucléaire de France en 1963[1].

Le premier réacteur de Chinon, EDF1, protégé par une boule métallique de 55 mètres de diamètre, a divergé le 16 septembre 1962. Puis le 14 juin 1963, EDF délivre ses premiers kWh nucléaires. L'électricité d'origine atomique avait déjà été produit à Marcoule et à la centrale nucléaire du Bugey, où le CEA expérimentait la filière Uranium naturel graphite gaz[2].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Vue générale de la centrale depuis Candes-Saint-Martin.

La centrale de Chinon regroupe trois réacteurs nucléaires de la filière graphite-gaz (UNGG), arrêtés depuis respectivement 1973, 1985 et 1990. Quatre nouveaux réacteurs de la filière REP ont été mis en service, en 1984 pour deux d'entre eux, puis en 1987 et 1988. Ces réacteurs sont refroidis par l'eau de la Loire.

Une des spécificités de la centrale de Chinon réside dans la taille modeste de ses tours de réfrigération (circuit tertiaire). La hauteur de celles-ci fut limitée à 28 m, tandis qu'elles atteignent 178 m à la centrale nucléaire de Civaux[3]. Cette contrainte architecturale fut dictée par des raisons esthétiques. En effet, la centrale de Chinon se trouve à proximité des châteaux de la Loire. Néanmoins, afin d'avoir un refroidissement efficace, des ventilateurs fonctionnent en permanence au sein des tours. Cela consomme en tout 10 % de l'électricité produite in situ.

Environ 1 600 personnes travaillent dans cette centrale.

Risque sismique[modifier | modifier le code]

Selon un rapport de l'Autorité de sûreté nucléaire datant d'octobre 2002, certaines fonctions de sauvegarde assurant le refroidissement du réacteur pourraient ne plus être assurées en cas de séisme[4].

Un séisme de magnitude 4 dont l'épicentre se situe à près de 10 kilomètres de la centrale de Chinon a été enregistré le 5 novembre 2006 à 01:37. Il a été ressenti jusqu'à Angers et Beaupréau[5],[6].Toutefois, selon l’IRSN, « d’après les informations recueillies par l’IRSN auprès d’EDF, le séisme n’a pas déclenché les accéléromètres du système de détection sismique de la centrale. »[7]

Risque incendie[modifier | modifier le code]

Le 7 septembre 2004, l'Autorité de sûreté nucléaire a organisé une inspection, dans la continuité des inspections du 16 décembre 2003 et des 12-13 mai 2004, qui avaient révélé des lacunes organisationnelles dans la lutte contre l'incendie. Cette troisième inspection n'a pas mis en évidence de progrès significatif sur l'efficacité de la lutte contre un incendie. L'une des raisons pour lesquelles l'équipe de deuxième intervention n'est parvenue sur les lieux du sinistre simulé que 53 minutes après l'alarme est que la porte d'accès matériel du bâtiment des auxiliaires nucléaires, pourtant spécialement aménagée pour un accès rapide des équipes d'intervention, ne s'est pas ouverte[8].

Du 7 au 11 mars 2005, une inspection a été programmée par l'ASN, à laquelle ont participé des inspecteurs de la direction générale et des divisions régionales de Bordeaux, Châlons-en-Champagne, Lyon et Orléans, ainsi qu'un expert de l'IRSN. Selon un compte rendu[9] de l'ASN, les équipes locales d'intervention doivent, à Chinon comme sur la plupart des autres centrales nucléaires, améliorer leurs pratiques compte tenu des enjeux liés au risque incendie.

Liste des installations de la centrale[modifier | modifier le code]

Réacteurs en service[modifier | modifier le code]

Les caractéristiques détaillées de chaque réacteurs en service, tous de la filière des réacteurs à eau pressurisée, sont les suivantes[10].

Nom du réacteur Modèle Capacité [MW] Exploitant Constructeur Début constr. Raccord. au réseau Mise en service comm.
Thermique (MWt) brute (MWe) Nette (MWe)
Chinon-B-1 CP2 2785 954 905 EDF Framatome mars 1977 nov 1982 fév 1984
Chinon-B-2 CP2 2785 954 905 EDF Framatome mars 1977 nov 1983 août 1984
Chinon-B-3 CP2 2785 954 905 EDF Framatome oct 1980 oct 1986 mars 1987
Chinon-B-4 CP2 2785 954 905 EDF Framatome fév 1981 nov 1987 avril 1988

Les 4 réacteurs de la centrale nucléaire de Chinon peuvent être alimentés par du combustible MOX depuis l'autorisation délivrée en 1998[11].

Réacteurs hors service[modifier | modifier le code]

  • Chinon A1/EDF1 : réacteur de type graphite-gaz (filière UNGG), arrêté en 1973 (1re centrale nucléaire française)
  • Chinon A2/EDF2 : réacteur de type graphite-gaz (filière UNGG), arrêté en 1985
  • Chinon A3/EDF3 : réacteur de type graphite-gaz (filière UNGG), arrêté en 1990

Autres installations[modifier | modifier le code]

  • Chinon A1 est depuis 1986 le musée de l'Atome.
  • Atelier des matériaux irradiés (AMI)
  • Groupe INTRA (Intervention robotique sur accidents)

Incidents[modifier | modifier le code]

L'hiver 1986-87 ayant été très froid, plusieurs matériels et systèmes importants pour la sûreté du réacteur Chinon-B3 ont gelé, en particulier au niveau de l'arrivée d'eau de la Loire[12].

Le 21 décembre 2005, un bouchon de sable s'est formé à l'intérieur du circuit de refroidissement tertiaire de Chinon. Des travaux de dragage ont été menés dans le canal pour éliminer ce sable. Des unités de pompage ont été acheminées sur le site afin de sécuriser les travaux, pour prévenir les conséquences éventuelles liées à des mouvements importants de sable pendant les travaux. Cet événement a fait l'objet d'une déclaration à l'Autorité de sûreté, au niveau 1 de l'échelle INES.

À la suite d'une opération de maintenance réalisée le 24 septembre 2008, de l'huile industrielle provenant d'un réservoir situé dans la partie non-nucléaire des installations de l'unité de production 3 a été rejetée dans la Loire[13],[14].

Le 30 avril 2009, 198 personnes sont évacuées de la centrale qui est investie dans le même temps par la gendarmerie, l'Armée et des spécialistes du GIGN suite à une alerte à la bombe. Cependant, aucun explosif n'a été retrouvé dans l'enceinte de la centrale[15],[16].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]