Herman Cain

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cain (homonymie).
Herman Cain
Herman Cain, en 2011.
Herman Cain, en 2011.
Fonctions
Président de la Banque fédérale de réserve de Kansas City
19951996
Prédécesseur Burton A. Dole, Jr.
Successeur A. Drue Jennings
Biographie
Date de naissance (68 ans)
Lieu de naissance Memphis, Tennessee (États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti républicain
Conjoint Gloria Cain
Diplômé de Morehouse College
Université Purdue
Profession Homme d’affaires
Éditorialiste
Religion Baptiste national
Résidence Sandy Springs (Géorgie)

Herman Cain, né le à Memphis (Tennessee) est un homme d'affaires, éditorialiste et homme politique américain, membre de l'aile droite du Parti républicain, le Tea Party.

En 2011, il se porte candidat à la primaire républicaine en vue de l'élection présidentielle américaine de 2012 et défend des idées libérales sur le plan économiques et conservatrices sur le plan sociétal. Il n'obtient que 0,07% des suffrages avant de se retirer et d'apporter son soutien à Newt Gingrich face à Mitt Romney, puis à ce dernier face à Barack Obama.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et études[modifier | modifier le code]

Herman Cain est né à Memphis dans une famille afro-américaine et grandit à Atlanta, en Géorgie. Son père Luther Cain cumulait trois emplois, dont celui de chauffeur de Robert Woodruf, PDG de Coca-Cola pendant les années 1930[1]. Sa mère était femme de ménage[2]. Herman Cain est titulaire d'une licence de mathématiques obtenue au Morehouse College en 1967 et d'un master d'informatique obtenu à Purdue University en 1971.

Il se marie jeune avec Gloria Etchison en 1968 à l'âge de 22 ans. Il est père de deux enfants.

En 2006, il est atteint d'un cancer du côlon stade 4 métastasé avec de faibles chances de survie et commence une chimiothérapie. Il est depuis en rémission.

Carrière brillante dans le monde des affaires[modifier | modifier le code]

Après son master, Herman Cain entre chez Coca-Cola en tant qu'analyste informatique, puis devient cadre supérieur pendant une dizaine d'années. Il entre alors chez Burger King en 1982 où il devient directeur de près de 400 restaurants dans la région de Philadelphie, et obtient d'excellent résultats en tant que manager. Il décroche alors le poste de PDG de Godfather's Pizza en 1986, une chaîne de fast-food au bord de la faillite appartenant à la maison-mère de Burger King. Il fait fermer près de 200 restaurants et supprime des milliers d'emplois afin de restaurer la rentabilité de la chaîne, puis la rachète à Burger King en 1988. Parallèlement, il devient président de la branche d'Omaha de la FED Kansas City (elle-même une branche de la FED, la banque centrale des Etats-Unis) de 1989 à 1992, puis vice-président de la FED Kansas City de 1992 à 1994 et enfin président de la FED Kansas City de 1994 à 1996.

En 1996, il quitte Godfather's Pizza et est alors élu président de la National Restaurant Association (NRA), l'un des lobbys de restaurateurs les plus puissant des États-Unis avec près de 380 000 membres. Sous son mandat jusqu'en 1999, la NRA milite pour la baisse du salaire minimum, la baisse du taux d'alcoolémie autorisé pour conduire ou encore l'autorisation de fumer dans tous les restaurants.

Il est également membre des conseils d'Administration de plusieurs grosses entreprises comme Aquila, Nabisco, Whirlpool, Reader's Digest ou AGCO.

De 2008 à 2011, il anime un talk-show sur une radio locale d'Atlanta, WSB. En février 2013, il annonce qu'il rejoint la très conservatrice chaîne de télévision Fox News en tant que contributeur.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Parallèlement à sa carrière de businessman, Herman Cain se lance dans la politique en défendant des idées économiquement libérales et sociétalement conservatrices. Membre du parti Républicain, il s'oppose fermement au président démocrate de l'époque Bill Clinton, et notamment à sa réforme de la santé en 1993. Il devient ensuite le principal conseiller économique du candidat républicain Bob Dole à la présidentielle de 1996, finalement battu par Clinton.

Candidature à la primaire républicaine de 2000[modifier | modifier le code]

Il est l'un des petits candidats à la primaire républicaine en vue de l'élection présidentielle américaine de 2000. Il retire sa candidature pour soutenir le conservateur Steve Forbes, rédacteur en chef du célèbre magazine économique Forbes. Lorsque ce dernier n'obtient que 0,84% des voix à la primaire, il soutient alors le vainqueur et futur président des États-Unis George W. Bush face à Al Gore.

Candidature aux sénatoriales de 2004[modifier | modifier le code]

En 2004, Herman Cain se lance dans la course à la candidature républicaine au poste de sénateur de Géorgie. Il se présente à la primaire face à Johnny Isakson en s'opposant notamment à l'avortement. Il termine finalement deuxième de la primaire avec 26,2% des voix, derrière Isakson qui obtient 53,2% et devient sénateur dans la foulée en battant largement la démocrate Denise Majette.

Après cet échec électoral, il devient membre du puissant lobby libéral-conservateur Americans for Prosperity, qui défend la baisse massive des impôts.

Candidature à la primaire républicaine de 2012[modifier | modifier le code]

D'abord considéré comme un candidat n'ayant pas de réelle chance de s'imposer à la primaire républicaine en vue de l'élection présidentielle américaine de 2012, Herman Cain rattrape son retard à partir de septembre 2011, et talonne le favori des sondages Mitt Romney le mois suivant[1], puis le devance.

Conservateur, il séduit le mouvement Tea Party tout en faisant vibrer la fibre américaine sensible aux parcours de self-made man, Herman Cain étant parti de rien au début de sa carrière entrepreneuriale[1]. Le slogan de sa campagne est « 9-9-9 » : il vise en effet à « ramener à 9 % les taux d'imposition sur la consommation, les bénéfices des entreprises et les revenus des particuliers, quels qu'ils soient »[1].

Cependant, il est de plus en plus considéré comme un candidat peu sérieux, notamment à cause d'un certain manque de connaissances en matière de politique étrangère[1]. De plus, des accusations de harcèlements sexuels émanant de plusieurs femmes ayant sollicité une aide à la recherche d'emploi auprès d'Herman Cain, le mettent en cause[3],[4], ce qui contribue à la baisse des intentions de vote en sa faveur[5]. Ces accusations et ses « bourdes » devant les journalistes le poussent à abandonner la campagne le . Il apporte alors son soutien à Newt Gingrich[6] après avoir obtenu 13 603 voix à travers tout le pays, soit 0,07% des suffrages exprimés.

Notes et références[modifier | modifier le code]