Rick Perry

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Rick Perry
Rick Perry en 2012.
Rick Perry en 2012.
Fonctions
47e gouverneur du Texas
En fonction depuis le 21 décembre 2000
(13 ans, 11 mois et 27 jours)
Prédécesseur George W. Bush
Lieutenant-gouverneur du Texas
17 janvier 199921 décembre 2000
Prédécesseur Bob Bullock
Successeur Bill Ratliff
Biographie
Nom de naissance James Richard Perry
Date de naissance 4 mars 1950 (64 ans)
Lieu de naissance Paint Creek (Texas,
États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti républicain (depuis 1989)
Parti démocrate (avant 1989)
Conjoint Anita Thigpen
Profession Consultant politique
Religion Méthodiste

Rick Perry
Gouverneurs du Texas

James Richard « Rick » Perry, né le 4 mars 1950, est un homme politique américain, gouverneur républicain du Texas depuis décembre 2000, il est réélu à son poste en 2002, 2006 et 2010.

Il se porte candidat aux élections primaires républicaines pour obtenir l'investiture et être le candidat du parti à l'élection présidentielle américaine de 2012 le 13 août 2011 mais se retire le 19 janvier 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et études[modifier | modifier le code]

Fils de ranchers, Rick Perry est né le 4 mars 1950 à Paint Creek, dans l'ouest du Texas au nord de la ville d'Abilene.

Diplômé en biologie animale de la Texas A&M University, Perry est officier de réserve avec le grade de capitaine dans l'US Air Force.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Rick Perry était membre du Département de l'éducation du Texas, de 1978 à 1986.

En 1984, il est élu à la législature de l'État comme représentant démocrate de la circonscription d'Haskell. Il est élu durant trois mandats. En 1989, il rejoint le Parti républicain.

De 1990 à 1998, il est commissaire à l'Agriculture de l'État du Texas. En 1998, il devient le lieutenant-gouverneur de George W. Bush, gouverneur du Texas depuis 1995, réélu triomphalement en 1998.

Selon Karl Rove, son principal conseiller politique dans les années 1990, Rick Perry fait partie de la stratégie de conquête de l'ancien bastion démocrate du Texas par le Parti républicain au cours des années 1990. La popularité de Rick Perry dans l'ouest du Texas lui permet d'y accroître les effectifs et les électeurs du Parti républicain alors que le sénateur Kay Bailey Hutchison se chargerait de verrouiller[non neutre] politiquement les banlieues et le vote des femmes. Les succès électoraux de George W. Bush dans le centre de l'État finirent de faire en quelques années de cet État une des places fortes les plus conservatrices et républicaines du pays.

Gouverneur du Texas[modifier | modifier le code]

Le gouverneur Rick Perry

Rick Perry succède au gouverneur George W. Bush en 2000 lorsque celui-ci est élu à la Maison-Blanche. En 2002, il est facilement réélu face au candidat démocrate Tony Sanchez.

Rick Perry entreprend de réformer l'assurance maladie du Texas et de la rendre plus accessible, notamment aux enfants en dépit des problèmes budgétaires pour y parvenir. Il augmente également le budget de l'éducation, notamment pour venir en aide aux enfants en difficulté scolaire et permet à une certaine catégorie d'immigrants illégaux de poursuivre leurs études supérieures au Texas (Texas DREAM Act)[1],[2].

En 2002, Perry et son candidat pour le poste de lieutenant-gouverneur, David Dewhurst, axent leur campagne sur leur rigidité face aux criminels. Conservateur fiscal, il procède également à des coupes budgétaires et à des baisses d'impôts, tout en équilibrant le budget et en attirant les investisseurs. Cependant, cette politique de rigueur se fait notamment aux dépens des autres programmes du gouverneur, notamment dans l'éducation.

Les réformes de Rick Perry rencontrent l'hostilité de nombreux parlementaires, y compris les républicains notamment les élus des circonscriptions les plus pauvres. Perry se heurte également à la contrôleuse des finances de l'État, la républicaine Carol Strayhorn sur sa réforme des finances scolaires, qui décide de se présenter contre lui comme candidate indépendante au poste de gouverneur du Texas.

Rick Perry est également critiqué par les conservateurs de son parti pour avoir nommé des démocrates et des républicains modérés à de hautes responsabilités au sein de l'administration du Texas, dont le premier Secrétaire d'État de Perry, Henry Cuellar, aujourd'hui un représentant démocrate au niveau fédéral, ou encore le juge modéré Xavier Rodriguez, proche de David Souter, un juge modéré de la Cour suprême des États-Unis. Parmi les autres critiques, son utilisation de l'argent fédéral prévu par le Plan de relance économique de 2009, ainsi que la possibilité à certains immigrés illégaux de suivre des études au Texas[1].

Bien que contesté sur sa droite qui l'accuse de ne pas gouverner le Texas comme le faisait George W. Bush, Rick Perry est réélu en novembre 2006 avec 39 % des voix contre 30 % au candidat démocrate Chris Dell, 13 % au populiste Kinky Friedman et 18 % à la conservatrice bushiste Carole Strayhorn. En 2010, il est réélu avec 55 % des voix.

En 2009, il évoque le droit de son État à faire sécession si le gouvernement continuait à « harceler » les citoyens en les forçant, par exemple, à souscrire une assurance-maladie alors qu'un résident sur quatre n'a pas d'assurance-maladie au Texas et que l'éducation a été victime de la réduction des dépenses budgétaires[3],[4].

Il est réélu une nouvelle fois en 2010. Son bilan économique lui donne l'avantage, le Texas étant depuis plusieurs années l'État le plus attractif du pays pour les entreprises. Il tire aussi avantage du fait que depuis la mi-2009, 37 % des emplois créés aux États-Unis l'ont été au Texas bien que ces emplois soient souvent précaires et peu qualifiés[3].

Candidature à l’élection présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

Le 13 août 2011, il se porte candidat à l'investiture républicaine pour l'élection présidentielle américaine de 2012. Pour Perry, cette précandidature à la Maison-Blanche s'explique par le fait qu'il faut « rassembler le pays comme l'a fait en son temps George W. Bush ». Au fil des débats et de ses déplacements, Rick Perry commet plusieurs impairs, écornant sérieusement son image de présidentiable auprès de l'électorat[5],[6]. Certains considèrent même que sa candidature est « en chute libre »[7].

Il n'a pas soumis le nombre de signatures requis pour pouvoir participer à la primaire dans l'État de Virginie, considérée comme cruciale[8].

Le 19 janvier 2012, il annonce son retrait de la course à l'investiture de son parti.

Convictions politiques[modifier | modifier le code]

Rick Perry est un partisan de la préservation des droits des États contre le gouvernement fédéral. Il a notamment écrit un livre a ce sujet intitulé Fed Up! Our Fight to Save America from Washington (Ras le bol ! Notre lutte pour sauver l'Amérique contre Washington) dans lequel il se décrit lui-même comme étant un « conservateur fiscal fier de l'être », opposé à l'intervention de la puissance publique et favorable à une réduction des taxes et impôts dans tous les domaines[9]. À ce titre il s'est opposé à la réforme de santé de Barack Obama. Il est pour l'abandon pur et simple de l'impôt fédéral sur le revenu, de la taxation sur les plus-values, sur les sociétés, sur l'héritage[3].

Lorsque l'État de New York a légalisé le mariage homosexuel en 2011, il a déclaré que - bien qu'il soit opposé à ce type d'union - « c'est leur affaire et ça ne me pose aucun problème[9] ». Quelques jours après, il affine sa position à la suite de critiques d'autres conservateurs. Il dit avoir exagéré en disant que cela ne lui pose « aucun problème » car il reste fermement opposé au mariage homosexuel. Il ajoute que l'acte de New York est une menace pour les droits des États car il pourrait amener la cour suprême a imposer le mariage homosexuel à l'échelle nationale. Il a donc annoncé qu'il est également favorable à l'introduction d'un amendement constitutionnel qui interdirait le mariage homosexuel. Lequel amendement, selon les termes de la Constitution, devrait être ratifié par trois quarts des États[10].

Il est également partisan de la peine de mort ; plus de 230 exécutions ont lieu pendant ses mandats de gouverneur du Texas[11].

Concernant l'avortement, il a fait adopter une loi au Texas obligeant tout médecin de l'État à montrer l'échographie de son fœtus à une femme voulant pratiquer une IVG, et à lui faire écouter ses battements de cœur[3]. En août 2014, il échoue à faire passer une loi impliquant la fermeture des 19 centres permettant les avortements au Texas, cette dernière étant jugée anticonstitutionnelle par la justice.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est marié depuis 1982 à Anita Thigpen ; le couple est parent de deux enfants.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Perry’s No Tea Party Darling in Texas, Roll Call, 16 août 2011.
  2. (en) Rick Perry Stands By Texas DREAM Act, US News and World Report, 25 juillet 2011.
  3. a, b, c et d Rick Perry, le «cow-boy» texan entre en piste - Le Figaro, 13 août 2011
  4. REUTERS,Le gouverneur républicain du Texas brigue la Maison-Blanche, 13 août 2011
  5. « Le fatal trou noir du candidat républicain Rick Perry » sur lemonde.fr, 10 novembre 2011
  6. « La gaffe épique de Rick Perry », 9 novembre 2011, lien
  7. http://blog.lefigaro.fr/obamazoom/2011/11/rick-perry-les-pieds-dans-le-tapis.html
  8. http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/en-route-vers-linvestiture-republicaine/201112/24/01-4480800-primaire-newt-gingrich-et-rick-perry-non-qualifies-en-virginie.php
  9. a et b http://www.foxnews.com/politics/2011/07/23/gov-perry-gay-marriage-is-states-rights-issue/
  10. http://tpmdc.talkingpointsmemo.com/2011/07/rick-perry-flip-flops-on-gay-marriage-backs-federal-ban.php
  11. (en) Executed Offenders, Texas Department of Criminal Justice.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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