Târgu Mureș

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Târgu Mureș
Marosvásárhely
Neumarkt am Mierisch
Blason de Târgu Mureș Marosvásárhely
Héraldique
Drapeau de Târgu Mureș Marosvásárhely
Drapeau
La préfecture.
La préfecture.
Administration
Pays Drapeau de la Roumanie Roumanie
Région historique Armoiries du Pays sicule Pays sicule
Région Coat of arms of Transylvania.svg Transylvanie
Județ Actual Mures county CoA.png Mureș / Maros
Maire
Mandat
Dorin Florea (PNL)
2012-2016
Code postal 540 xxx
Indicatif téléphonique international +(40)
Démographie
Population 134 290 hab. (2011[1])
Densité 2 724 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 32′ 59″ Nord, 24° 33′ 36″ Est
Altitude 320 m
Superficie 4 930 ha = 49,30 km2
Divers
Cours d'eau Mureș
Localisation

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Marosvásárhely
Liens
Site web http://www.tirgumures.ro

Târgu Mureș, également orthographiée Tîrgu Mureș (en hongrois Marosvásárhely, en allemand Neumarkt am Mieresch) est une ville de (134 290 habitants en 2011)[1] située au centre de la Transylvanie, dans le Pays sicule. C'est le chef-lieu du județ de Mureș.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville de Târgu Mureș, centre politique, économique et culturel de première importance est située sur le plateau de Transylvanie (Podișul Transilvanei). La ville s'est d'abord développée sur la rive gauche du Mureș. Elle est ensuite grimpée à l'assaut des collines environnantes pour maintenant atteindre la vallée de la Niraj au sud et la rive droite du Mureș au nord, tandis qu'elle grandissait le long de la rivière en aval vers la ville d'Ungheni.

La municipalité de Târgu Mureș comprend la ville de Târgu Mureș elle-même (133 124 habitants en 2011) et les localités de Mureșeni (Meggyesfalva) et Remetea (Remeteszeg) (1 166 habitants en 2011)[2].

Târgu Mureș se trouve à 339 km au nord-nord-ouest de Bucarest, la capitale du pays, à 171 km au nord-ouest de Brașov, à 107 km à l'est de Cluj-Napoca et à 124 km au Nord de Sibiu.

Histoire[modifier | modifier le code]

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L'intérieur de la Citadelle de Târgu Mureș.

La localité est mentionnée pour la première fois dans les registres du Vatican, en 1332, sous le nom de Novum Forum Siculorum (en hongrois: Székelyvásárhely) les Sicules de Transylvanie sont des fermiers-soldats magyarophones. L'existence de corporations indique qu'il s'agissait déjà d'une ville, les archives de la ville contiennent un document signé par Louis d'Anjou, roi de Hongrie, qui accordait de nouveaux droits à la corporation des tanneurs.

En 1405, le roi de Hongrie Sigismond de Luxembourg accorde à la ville le droit d'organiser des foires. En 1482, le roi Mathias Corvin l'élève au statut de ville royale. Le , Gabriel Bethlen, prince de Transylvanie, signe un document par lequel la ville devient une Ville libre royale et change son ancien nom de Székelyvásárhely (cité des Sicules) en Marosvásárhely (cité du Mureș).

Au cours des siècles, la ville servit plusieurs fois de siège à la Diète (conseil) de Transylvanie et c'est ici que furent élus plusieurs princes de Transylvanie.

En 1754, la Table royale (Cour suprême de justice de la Transylvanie) s'installe dans la ville. Mais, en 1867, l'autonomie de la Transylvanie est abolie et le pays est directement rattaché à la Hongrie au sein de la monarchie austro-hongroise, la ville devient alors le chef-lieu du comitat Maros-Torda. Le traité de Trianon en 1920 cède la Transylvanie à la Roumanie.

Timbre hongrois de 1916.

Comme toute la Roumanie, Târgu Mureș fut soumise aux régimes dictatoriaux carliste, fasciste et communiste de février 1938 à décembre 1989. Après le Deuxième arbitrage de Vienne, elle est occupée par la Hongrie entre août 1940 et août 1944, et par les Soviétiques de 1944 à 1952. Durant la présidence de Nicolae Ceaușescu, la vie intellectuelle est bridée et les relations avec l'étranger très limitées, ce qui pénalise entre autres les Hongrois de Transylvanie et notamment les enseignants. Les émigrés hongrois en Occident dénoncent cette politique, et cela contribue au discrédit du régime Ceaușescu, mais discrédite également la Roumanie en tant que nation. Conséquence de ces faits, une certaine tension nationaliste se fait jour en 1990, après la chute de la dictature, et Târgu Mureș est le théâtre de graves conflits entre jeunes Magyars et Roumains, qui se soldent par la mort de cinq personnes (deux roumaines et trois hongroises) et 258 blessés. Mais notamment les anciens et les femmes de Târgu Mureș firent preuve d'un esprit de médiation qui apaisa rapidement les plus échauffés[3]. Certains[Qui ?] n'y verront qu'une instrumentalisation d'un pouvoir post-communiste — par sa qualification de ces tragiques évènements en « affrontements inter-ethniques »  — désireux de se poser en défenseur de l'intégrité de la nation.

Depuis le boom économique des années 2000, le développement rassemble les Târgu Mureșois par-delà origines et différences, et les tensions se sont en grande partie dissipées. Beaucoup de familles sont d'ailleurs mixtes et bilingues.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1850 1880 1890 1900 1910 1920 1930 1941 1956
8 719 13 688 15 191 20 299 26 779 31 998 40 058 46 332 65 455
1966 1977 1992 2002 2011 - - - -
86 464 130 076 164 445 150 041 134 290 - - - -

Composition ethnique[modifier | modifier le code]

La composition ethnique de la ville a été bouleversée depuis le début du XXe siècle.

En 1900, Târgu Mureș comptait 23 253 Hongrois (86,83 %) pour 2 416 Roumains (9,02 %) et 624 Allemands[4].

En 1930, après que la ville a été intégrée à la Roumanie, elle comptait 22 898 Hongrois (soit 57,16 %) mais 10 715 Roumains issus de l'exode rural (26,75 %), 667 Allemands (1,67 %) et 431 Rroms (1,08 %). On comptait aussi une importante communauté juive de 4 851 personnes (12,11 %) qui fut déportée par le régime Szálasi à la fin de la seconde guerre mondiale, peu avant l'arrivée des armées roumaine et soviétique.

En 1992, les Hongrois restaient majoritaires, 84 493 personnes (51,38 %) pour 75 851 Roumains (46,13 %).

Par contre, en 2002, la situation s'est inversée et la ville compte une majorité de population roumaine 75 533 (soit 50,34 %) pour 70 108 Hongrois (46,73 %). On trouve aussi une communauté tsigane de 3 660 personnes (2,44 %) et une communauté résiduelle allemande de 304 personnes (0,20 %)[5].

Religions[modifier | modifier le code]

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En 2002, la répartition religieuse de la population était la suivante [5]:

Politique[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1996 2000 Imre Fodor UDMR  
2000   Daniel Florea CDR (jusqu'en 2004), indépendant (jusqu'en 2006), PD (jusqu'en 2007), PDL (jusqu'en 2014), puis indépendant  

Le Conseil Municipal de Târgu Mureș 23 compte sièges de conseillers municipaux. À l'issue des élections municipales de juin 2008, Dorin Florea (PD-L) est élu maire[6], puis réélu en 2012.

Élections locales de 2016[7]
Parti Sièges
Union démocrate magyare de Roumanie (UDMR) 6
Parti national libéral (PNL) 4
Parti social-démocrate (PSD) 9
Parti des hommes libres (POL) 3

Éducation et culture[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Palatul Culturii - Le Palais de la Culture.

La ville possède un réseau complet d'enseignement, écoles collèges, lycées ainsi que plusieurs universités.

  • Université Petru Maior qui comprend une école d'ingénieurs, des facultés de sciences, de littérature, d'économie, d'administration et techniques[9].
  • Université écologique Dimitrie Cantemir (depuis 1991) avec des facultés de géographie, d'histoire, de psychologie, de psycho-pédagogique et de pédagogie.
  • Université des Arts du théâtre (transférée de Cluj) avec des sections roumaines et hongroises.
  • Université Sapientia (depuis 2000), qui est l'université hongroise de la ville[10].

Principaux musées de la ville[modifier | modifier le code]

  • Museum de Sciences Naturelles (1890-1913).
  • Musée d'Ethnographie et des Arts Populaires, installé dans le Palais Todalafi (palais baroque de 1758-1772).
  • Musée des Beaux-Arts.
  • Musée d'Histoire.

Musique et autres événements[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

  • TV Mureș est une chaîne locale dont la programmation est entièrement bilingue roumain/hongrois.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Centre-ville de Târgu-Mureș.
Bâtiment dans la vieille-ville.

La ville possède un ensemble important de monuments, tant civils que religieux ou militaires, du Moyen Âge au XXe siècle.

Les constructions les plus anciennes de la ville sont la Citadelle et son église de style gothique datant de 1492. De la Renaissance (1554) date la Maison Köpeczi-Teleki, plus ancien palais de la ville.

De nombreux édifices datent de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle :

  • l'Église orthodoxe en bois (1793-1794) avec des fresques de 1814.
  • la Bibliothèque Teleki, qui compte 200 000 volumes dont 52 incunables, de style baroque (1799-1802), commandée par le comte Sámuel Teleki, chancelier de Transylvanie et grand bibliophile dont les collections (40 000 volumes) ont été constamment enrichies, notamment de la collection Bolyai (80 000 volumes), de collections confisquées à des institutions religieuses (monastères).
  • la Table royale (Masa regală) (1828).

Un bon nombre d’édifices ont été construits au début du XXe siècle, lorsque György Bernády était maire de la ville :

  • l'actuelle Préfecture (Palatul administrativ), datant de 1905-1907 dans le style art nouveau.
  • le Palais de la Culture, né de la volonté austro-hongroise de doter toutes les provinces de l'Empire de lieux culturels. Construit de 1911 à 1913 l'influence de la Sécession viennoise y est très nette (courbes et contre-courbes, profusion du décor intérieur) ainsi que celle de l'éclectisme (toits de tuiles vernissées par exemple). Il abrite aujourd'hui un auditorium, la bibliothèque du județ, des salles de conférences, le Musée des Beaux-Arts et le Musée d'Histoire.
  • l'Université de Médecine.

D'autres édifices ont été construits plus tardivement au XXe siècle :

  • la Cathédrale orthodoxe, construite entre 1925 et 1934 longtemps la plus grande de Roumanie.
  • la Petite Cathédrale construite dans les années 1930 pour les besoins du culte gréco-catholique.
  • le Théâtre National inauguré en 1973.

Sports[modifier | modifier le code]

Basketball[modifier | modifier le code]

Le BC Mureş est un club évoluant en 1re division. L'ambiance de la Sala Sporturilor (Arène des Sports - 2 800 places) est assez réputée, notamment pour l'accueil des joueurs, qui se fait au son de Welcome to the Jungle.

Football[modifier | modifier le code]

Le FCM Târgu Mureș est un club de la ville fondé en 2004 (et rebaptisé en 2008). Son principal fait de gloire reste sa victoire lors de l'édition 2009-2010 du championnat de D2, qui lui permet l'accession en Liga 1 l'année d'après (il sera néanmoins relégué après l'édition 2011-2012). Le club joue ses matchs à domicile au Stade Trans-Sil (8 000 places).
La section féminine du club est le FCM Târgu Mureş (féminines).

La ville accueille un autre club de football, qui évolue en 4e division : le Gaz Metan Târgu Mureş.

La ville disposait enfin du club de l'ASA Târgu Mureș fondé en 1962 mais disparu en 2007.

Volley-ball[modifier | modifier le code]

Le CSU Târgu Mureș (volley-ball féminin) évoluait en 2013-2014 dans la Divizia A1.

Bowling[modifier | modifier le code]

Electromureș est le club le plus important de la ville.

Communications[modifier | modifier le code]

Bus urbain de la ligne 23 de Târgu Mureș, précédemment en usage à la RATP.

La ville est très bien reliée au réseau de communications roumain.

Routes[modifier | modifier le code]

Târgu Mureș se trouve sur l'itinéraire européen 60 qui traverse la Roumanie d'ouest en est, d'Oradea à Constanța.

La route nationale DN15 se dirige vers le nord-est, la ville de Reghin, les montagnes, le județ de Harghita et la Moldavie.

La route nationale DN13 (E60) se dirige vers l'ouest, la ville de Luduș, Cluj-Napoca et la Hongrie.

Vers le sud, la route nationale DN15 (E60) rejoint Sighișoara, Brașov et Bucarest.

Voies ferrées[modifier | modifier le code]

Târgu Mureș est reliée à Bistrița au nord et Miercurea-Ciuc (Csíkszereda) à l'est. Vers l'ouest, on peut se rendre à Turda.

Aéroport[modifier | modifier le code]

La ville possède un aéroport international situé à une quinzaine de kilomètres qui a enregistré 80 000 passagers en 2008. Des liaisons vers Bucarest (compagnie Tarom), Timișoara (compagnie Carpatair), Budapest (compagnie Malév), Paris (avec Wizz Air), Copenhague et Billund au Danemark (compagnie Cimber Air)[11].

En plus, à 90 km de Târgu Mureș se trouve l'aéroport de Cluj, quatrième aéroport roumain en termes de trafic aérien.

Santé[modifier | modifier le code]

Grâce à ces structures et a son Université de Médecine et de Pharmacie, Târgu Mureș est l'une des villes avec les meilleurs soins dans le pays.

La ville accueille l'un des plus grands hôpitaux de Transylvanie, dont un pole cardiovasculaire très reconnu en Roumanie[12].

Depuis que la Roumanie a adhéré a l'Union européenne, une activité de tourisme médical notamment dentaire[13] s'est développé dans la ville.

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Károly Lajthay, réalisateur et acteur, né à Târgu Mureș en 1886
  • Ada Milea, actrice et chanteuse, née à Târgu Mureș en 1975
  • László Bölöni, ancien jouer de foot, désormais entraîneur, né à Târgu Mureș en 1953
  • Jean d'Ormesson, écrivain français, a situé l'une des nouvelles de son ouvrage La Douane de Mer (Gallimard 1996) à Târgu Mureș.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Târgu Mureș est jumelée avec[14] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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